AFFREUX, SALES ET MÉCHANTS

Publié le par N.L. Taram

Classé comme comédie – ici maîtrisée jusqu'à l'hilarité –, ce film est en fait "un coup de poing dans la figure". Nous retrouvons l'esprit des films de Chaplin, derrière le comique se cache la misère.
 
Affreux, sales et méchants (titre original : Brutti, sporchi e cattivi) est un film italien réalisé par Ettore Scola, sorti en 1976.
Lors de la 29ème édition du Festival de Cannes, il remporte le Prix de la mise en scène.
Synopsis
La vie d'une famille dans un bidonville romain. Le patriarche Giacinto possède un magot que ses enfants tentent de lui voler chaque nuit. Mais Giacinto ne dort pas tout à fait, il trouve toujours de nouvelles cachettes et défend son bien avec un fusil dont il se sert sans scrupule. La famille subit de mauvais gré l'autorité de Giacinto jusqu'au jour où celui-ci se met en tête d'implanter Iside, une concubine dans le baraquement...
 
Quelques commentaires sur amazon.fr :
 
- C'est un chef d'oeuvre de la comédie italienne d'alors.
C'est une misère réelle : le bidonville romain existait.
Mais l'humour grinçant, servi notamment par des acteurs exceptionnels dont Nino Manfredi permet d'échapper à la compassion misérabiliste.
 
- En dehors de la farce, le film d'Ettore Scola montre bien la contradiction entre un sous prolétariat impécunieux et les tentations de la société de consommation.
Ce film est une condamnation sans appel non pas des pauvres comme certains ont pu le croire, mais des causes de cette pauvreté.
Il efface la vision finalement "petite bourgeoise" et chrétienne d'une pauvreté idéalisée. La pauvreté ne procure pas la "sainteté".
Un Ettore Scola d'une grande lucidité.

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