QUELQUES LECTURES

Publié le par N.L. Taram

Mao Tsé-toung
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C'est à travers les difficultés et les vicissitudes que grandit le nouveau. Ce serait une pure illusion de croire que sur la voie du socialisme on peut éviter les difficultés et les détours, qu'on peut se passer de faire le maximum d'efforts, qu'il suffit de se laisser pousser par le vent et que le succès vient facilement.
 « De la juste solution des contradictions au sein du peuple » (27 février 1957).
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Celui qui se range du côté du peuple révolutionnaire est un révolutionnaire, tandis que celui qui se range du côté de l'impérialisme, du féodalisme et du capitalisme bureaucratique est un contre-révolutionnaire. Celui qui se range en paroles seulement du côté du peuple révolutionnaire, mais agit tout autrement, est un révolutionnaire en paroles; celui-là est un parfait révolutionnaire qui se range non seulement en paroles mais en actes du côté du peuple révolutionnaire.
"Allocution de clôture à la deuxième session du 1er Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois" (23 juin 1950).
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En ce qui nous concerne, qu'il s'agisse d'un individu, d'un parti, d'une armée ou d'une école, j'estime que l'absence d'attaques de l'ennemi contre nous est une mauvaise chose, car elle signifie nécessairement que nous faisons cause commune avec l'ennemi. Si nous sommes attaqués par l'ennemi, c'est une bonne chose, car cela prouve que nous avons tracé une ligne de démarcation bien nette entre l'ennemi et nous. Et si celui-ci nous attaque avec violence, nous peignant sous les couleurs les plus sombres et dénigrant tout ce que nous faisons, c'est encore mieux, car cela prouve non seulement que nous avons établi une ligne de démarcation nette entre l'ennemi et nous, mais encore que nous avons \ remporté des succès remarquables dans notre travail
« Etre attaqué par l'ennemi est une bonne et non une mauvaise chose » (26 mai 1939).
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Nous devons soutenir tout ce que notre ennemi combat et combattre tout ce qu'il soutient.
« Entretien avec trois correspondants de l'Agence centrale d'Information et des journaux Saotangpao et Sinminpm » (16 septembre 1939), Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome II.
Adolf Hitler
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Un souci unique détermine immanquablement, soit l'établissement d'un programme nouveau, soit la modification du précédent : le souci du résultat des prochaines élections. Aussitôt que commence à poindre dans la cervelle de ces artistes de la politique parlementaire le soupçon que le bon peuple veut se révolter et s'échapper des harnais du vieux char des partis, voici qu'ils se mettent à en repeindre le timon. Alors surviennent les observateurs d'étoiles et astrologues des partis, les « gens expérimentés » et les « experts », le plus souvent de vieux parlementaires susceptibles de se remémorer des cas analogues du « temps riche en enseignements de leur apprentissage politique », des cas où la patience de la masse avait rompu les traits ; ils sentent à nouveau se rapprocher de son attelage une menace analogue. Alors ils ont recours aux vieilles recettes, ils constituent une « commission », écoutent partout dans le bon peuple, flairent les articles de presse et reniflent longtemps pour savoir ce qu'aimerait le cher grand public, ce qui lui déplaît et ce qu'il espère. On étudie avec le plus grand soin tout groupe professionnel, toute classe d'employés et on scrute leurs désirs les plus intimes. Alors aussi les «formules » de la dangereuse opposition deviennent d'un coup mûres pour un sérieux examen, et le plus souvent d'ailleurs cette parcelle du trésor de science des vieux partis se révèle tout à fait pitoyable, au grand étonnement de ceux qui l'ont découverte et propagée. Et les commissions se réunissent, procèdent à la révision de l'ancien programme (et ces messieurs changent de convictions tout à fait comme les soldats en campagne changent leurs chemises, quand la précédente est partie en morceaux).
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"Mein Kampf" (tome II - page 196)
 
Texte complet à télécharger "Mein Kampf" (1926).pdf
Fidel Castro
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Au cours de mon expérience révolutionnaire, je n'ai jamais été mieux renseigné que quand j'ai parlé avec le peuple, que lorsque j'ai eu une discussion avec des travailleurs, avec des étudiants et des paysans. Je suis passé par deux universités dans ma vie : une où je n ai rien appris et l'autre où j'ai tout appris.
Cette dernière, c'est le contact avec le peuple, avec ses soucis, ses préoccupations, ses problèmes, avec tout ce qui les ..préoccupe.
Aucun homme ne peut se considérer comme un cadre politique s'il ne possède pas une sensibilité lui permettant de comprendre profondément le peuple et ses problèmes.
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1953 : La Mocada après l'attaque

1953 : La Mocada après l'attaque

Je vais vous raconter une histoire. Il était une fois une République. Elle avait sa constitution, ses lois, ses libertés, un président, des tribunaux. Tout le monde pouvait se réunir, s'associer, parler et écrire en toute liberté. Le gouvernement ne satisfaisait pas le peuple, mais celui-ci pouvait le changer, et l'on se trouvait justement à quelques jours des élections. L'opinion publique était respectée et l'on discutait librement de tous les problèmes d'intérêt commun. Il y avait des partis politiques, des émissions et des débats spéciaux à la télévision... Le peuple désirait un changement, une amélioration, un progrès, et il les voyait venir...
Pauvre peuple ! Un matin, il se réveilla en sursaut. A la faveur de la nuit, des spectres du passé avaient conspiré contre lui et maintenant ses mains, ses jambes et son cou étaient liés. Ces griffes étaient familières, ces gueules, ces faux de la mort, ces bottes... Un homme nommé Fulgencio Batista venait de commettre le terrible crime auquel personne ne s'attendait.
Un humble citoyen de ce pays qui croyait aux lois de la République et à l'intégrité des magistrats... chercha alors un code de défense sociale pour voir quel était le châtiment que la loi prévoyait contre l'auteur d'un tel attentat... Sans rien dire à personne, le code dans une main et les papiers dans l'autre, le citoyen mentionné se présenta dans un vieil immeuble de la capitale où siégeait le tribunal compétent... Ce citoyen demanda que Fulgencio Batista et ses dix-sept complices soient condamnés... avec toutes les circonstances aggravantes... Je suis cet humble citoyen qui s'est présenté en vain devant les tribunaux pour demander le' châtiment des ambitieux qui violèrent nos lois et démolirent nos institutions. Maintenant, c'est moi qu'on accuse de vouloir renverser ce régime illégal et de vouloir rétablir la constitution légitime de la République... La première fois vous n'avez pu punir le coupable, la seconde fois vous allez punir l'innocent.
A voir le grand nombre d'affronts commis contre sa mémoire, on aurait cru que l'apôtre allait mourir l'année de son centenaire et que son souvenir allait à jamais s'éteindre. Mais José Marti n'est pas mort, il vit dans son peuple rebelle, dans son peuple digne, dans son peuple fidèle à son souvenir. Les Cubains sont morts en défendant ses doctrines, des jeunes gens en un merveilleux sacrifice sont venus mourir auprès de sa tombe, ils donnèrent leur sang et leur vie pour que l'apôtre continue à vivre dans l'âme de sa patrie. Cuba que serait-il advenu de toi si tu avais laissé mourir ton apôtre ?
L'Histoire m'acquittera, 16 octobre 1953.
John Maynard Keynes
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En ce qui concerne la propension à consommer, l’État sera conduit à exercer sur elle (NDLR : vie économique) une influence directrice par sa politique fiscale, par la détermination du taux d’intérêt, et peut-être aussi par d’autres moyens. Au surplus il est improbable que l’influence de la politique bancaire sur les taux d’intérêt suffise à amener le flux d’investissement à sa valeur optimum. Aussi pensons-nous qu’une assez large socialisation de l’investissement s’avérera le seul moyen d’assurer approximativement le plein emploi., ce qui ne veut pas dire qu’il faille exclure tous les genres d’arrangements et de compromis permettant à l’État de coopérer avec l’initiative privée…
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Nous avons démontré que, en cas d'insuffisance de la demande effective, la main-d'œuvre est sous-employée, en ce sens qu'il y a des hommes sans emploi désireux de travailler pour moins que le salaire réel en vigueur. A mesure que la demande effective croît, l'emploi augmente donc, sur la base d'un salaire réel égal ou inférieur à celui qui existe, jusqu'à ce qu'il ne reste plus de main-d'œuvre disposée à travailler pour le salaire réel alors en vigueur ; c'est-à-dire jusqu'au point où il n'y a plus d'hommes disponibles (ou d'heures de travail disponibles) sauf si (à partir de ce point) les salaires nominaux montent plus vite que les prix. Une fois ce point atteint, qu'arrivera-t-il si la dépense continue à croître ? C'est ce que nous allons maintenant examiner.
Jusqu'au point considéré la diminution de rendement qui accompagnait l'augmentation des effectifs associés à un équipement donné était compensée par leur acquiescement au déclin du salaire réel. Mais au-delà de ce point, pour décider une unité supplémentaire de main-d'œuvre à travailler, il faudrait lui offrir l'équivalent d'une plus grande quantité de la production, alors que son emploi ne permet d'en obtenir qu'une moindre quantité. Le strict équilibre exige donc que les salaires et les prix, et aussi par conséquent les profits, augmentent tous dans la même proportion que la dépense ; la position « réelle », englobant les volumes de la production et de l'emploi, n'étant alors aucunement changée. Ceci signifie qu'on a atteint une situation où la Théorie Quantitative de la Monnaie sous sa forme grossière est pleinement vérifiée (la vitesse de circulation étant entendue dans le sens de vitesse de transformation en revenu*) ; carie volume de la production ne change pas tandis que les prix montent dans une mesure exactement proportionnelle à M x V.
Toutefois cette conclusion.....
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