RETOUR VERS LE PASSÉ (2)

Publié le par N.L. Taram

Vidéo
 
Après 18 ans d'absence, je retrouvais mon pays natal et ma famille tahitienne découvrait la France...
RETOUR VERS LE PASSÉ (2)
Vacances outre-mer 1981
Bien souvent je revois…

Bien souvent je revois sous mes paupières closes,
La nuit, mon vieux Moulins bâti de briques roses,
Les cours tout embaumés par la fleur du tilleul,
Ce vieux pont de granit bâti par mon aïeul,
Nos fontaines, les champs, les bois, les chères tombes,
Le ciel de mon enfance où volent des colombes,
Les larges tapis d’herbe où l’on m’a promené
Tout petit, la maison riante où je suis né
Et les chemins touffus, creusés comme des gorges,
Qui mènent si gaiement vers ma belle Font-Georges,
À qui mes souvenirs les plus doux sont liés.
Et son sorbier, son haut salon de peupliers,
Sa source au flot si froid par la mousse embellie
Où je m’en allais boire avec ma sœur Zélie,
Je les revois ; je vois les bons vieux vignerons
Et les abeilles d’or qui volaient sur nos fronts,
Le verger plein d’oiseaux, de chansons, de murmures,
Les pêchers de la vigne avec leurs pêches mûres,
Et j’entends près de nous monter sur le coteau
Les joyeux aboiements de mon chien Calisto !
 
Théodore de Banville
 

----------o----------

Le texte original du 25 septembre 2013

Publié dans Souvenirs, FRANCE, Vidéo - PPS

Commenter cet article

N.L. Taram 08/11/2014 00:10

Bonjour à tous et merci pour vos commentaires.
Je vois que mes radotages sur le temps passé plaisent encore et j'en suis très content.
GG, je ne peux pas modifier ton texte, le support du blog a changé. Mais, je t'assure qu'il est très bien et compréhensible. Quand nous parlons du passé, nous disons toujours que c'était mieux avant ; en effet, c'était mieux car nous avions 20 ans et puis notre mémoire est sélective.... C'est bon de rappeler que parfois c'était aussi difficile (merci à Jean-Paul pour ses souvenirs). Ma chère compagne me racontait, pas plus tard que ce matin, sa vie à Raiatea, ainée de 14 enfants (un par an) ; elle n'a vraiment pas envie de revenir à cette époque et ne va à Raiatea que pour les enterrements... amen !

olivier verrier 07/11/2014 16:31

eh bien dis donc quelle belle expédition
tes petits polynésiens ont du etre enchantés et à la fois surpris de découvrir un pays si différent du leur
Merci Pierre pour ce beau tour en France
olivier

N.L. Taram 08/11/2014 00:20

Bonjour Olivier,
notre séjour en 1981 a duré du 1er aout au 15 octobre. Mes petits polynésiens ont perdu un mois et demi de scolarité mais, outre le fait que je les faisais étudier tous les soirs, je crois qu'ils ont beaucoup appris. Maintenant, je souhaiterais que les jeunes actuels puissent avoir des possibilités d'aller séjourner en France ; cela leur apprendrait beaucoup de choses et leur enlèverait de mauvaises idées que "certains" leur inculquent...

Dambry Gérard 07/11/2014 11:53

C'est bien Pierre, je vois que tu occupes ton temps pour nous faire découvrir tes voyages extraordinaires et par la même occasion nous faire rêver. Gérard

N.L. Taram 08/11/2014 00:22

Bonjour Gérard,
tant mieux si cela vous fait rêver, mais on rêve surtout de ce qu'on a pas (ou plus) ; moi, j'en rêve, je vous laisse rêver des îles...

alain68 07/11/2014 10:16

Salut Pierre,
Ce qu'écrit Théodore, c'est de la science fiction, hein? Dis moi que ça n’existe pas, c'est un univers imaginaire... Sinon,pourquoi suis-je né et ai vécu ma jeunesse dans un enfer très mal chauffé et très humide.
Ouais, bof! C'est la vie... et on peut encore rêver à travers les récits et images que tu nous transmet.
Merci bel ange. (ange = habitant du paradis)

N.L. Taram 08/11/2014 00:28

Bonjour Alain du Haut-Rhin,
"bel ange", peut-être ? mais "paradis" perdu. A-t-il seulement existé ??

N.L. Taram 08/11/2014 00:25

Bonjour Jean-Paul,
je garde ton texte en archives.... Je pense qu'actuellement, ce n'est pas pire qu'hier... ni que demain. Vivons avec !

Jean-Paul 07/11/2014 22:10

Salut Gégé, et tout le monde.
Je suis né dans un hôpital en bois, j'ai vécu dans des baraques en bois, dans une ville en reconstruction.
La vie n'était pas facile,des rats, des cafards, des punaises, des puces. on avait la gourme, et la viande pas plus de 3 fois par semaine! A Noël, des oranges. On était 6 autour de la table, c'était pas drôle tout les jours. Mais c'était bien!
Quand ont lit Zola, tout le monde à l'impression que c'est très ancien, et bien non entre 1955 mon année de naissance, nous vivions comme ça!
Mon frère et mes 2 sœurs sont nés dans des caravanes! Bon eux c'est tout simplement qu'en Normandie, il n'y avait plus rien.
Caen et Saint Lô, comme beaucoup d'autre villes avaient été rasées à 80%. Même le rationnement à continué bien après la guerre en Normandie.
Pour en revenir à l'abbé Pierre, en 56 il y a eu quelques morts cet hiver là.
De nos jours ce sont des centaines tout les ans, mais là nous nous sommes habitués.
Nous vivons dans un monde où plus rien ne nous choque, tant que ça se passe chez les autres.
Merci.

Gérard JOYON 07/11/2014 12:20

La dernière ligne se terminant par caves et greniers s'est déplacée..................
Elle doit se trouver après palier.
Pourra t-on pallier à ce défaut?
GG

Gérard JOYON 07/11/2014 12:14

Et bien je suis plus fort que ce ALAIN(coucou).
Je suis né à 500 mètres ou est né THEODORE.
Bien après certes....................
Puis j'ai habité un taudis sur les cours dont il parle.
1 point d'eau sur le palier.
Hiver 56 je ne vous en parle pas.....
Les rats qui couraient..
La vieille ruelle avec le caniveau au milieu....
Après nous sommes allés 3 km au nord .
C'était la campagne.
Mais la campagne , en tout cas , mon pays , le sien c'est vrai que je l'ai dans mon coeur
comme ce sacré Théodore.
VIVE mon BOURBONNAIS.
3 familles se partageaient chambres caves immondes et grenier.

Gérard JOYON 07/11/2014 08:50

Merci PIERRE.

N.L. Taram 07/11/2014 09:11

Merci Gérard,
tout le plaisir est pour moi....