LE PROCÈS

Publié le par N.L. Taram

Le roman
 
Le Procès (titre original en allemand : Der Process, également orthographié Prozeß, Prozess ou Proceß) est un roman de l'écrivain pragois de langue allemande Franz Kafka. Il relate les mésaventures de Joseph K. qui se réveille un matin et, pour une raison obscure, est arrêté et soumis aux rigueurs de la justice. Ce livre est considéré comme un chef d'œuvre de la littérature mondiale.
Un matin, au réveil, alors qu'il n'est coupable d'aucun crime, Joseph K est accusé et arrêté. Arrêté, mais laissé entièrement libre. Accusé, mais sans savoir ni de quoi ni par qui. Ainsi s'ouvre Le Procès, qui dépeint les affres d'un personnage aux prises avec un adversaire aussi implacable qu'insaisissable, la loi. Terreur, mépris, révolte, indifférence : quoi qu'il éprouve ou fasse, le prévenu s'enferre, aggrave son cas, court à sa perte. Et, à mesure que s'effondrent toutes ses hypothèses, la réalité se dévoile pour ce qu'elle est : un univers de faux-semblants. Roman de la justification impossible, Le Procès nous invite à emboîter le pas à Joseph K, au narrateur et à Kafka lui-même, pour méditer sur le destin d'un individu, le sens de la vie et la question du salut.
Le film
 
Descriptions du produit
Loin de la démesure de ses œuvres précédentes, et faute de pouvoir achever son adaptation de Don Quichotte, Orson Welles, cinq ans après la réalisation de La Soif du mal, met en image grâce à une coproduction européenne, l'œuvre de Franz Kafka. Le Procès est l'histoire de Joseph K, un homme qui ne sait pas de quoi on l'accuse. Incarné avec une droiture mêlée de fragilité et de mystère par le filiforme Anthony Perkins, fraîchement sorti du Psychose d'Hitchcock, cet autre "citoyen K" devient la métaphore de tout un système basé sur une bureaucratie écrasante et une justice absurde. C'est dans l'architecture de la gare d'Orsay que le réalisateur de Citizen Kane va trouver le décor propice à l'imaginaire baroque de l'univers kafkaïen. Le grand hall lui permet d'exploiter la profondeur de champ qu'il affectionne, l'enchevêtrement de poutrelles métalliques lui offre la possibilité de jouer avec les ombres et les angles. Mais c'est surtout dans l'utilisation très rythmée des entrées et sorties de champ des acteurs et dans un montage précis que le cinéaste trouve l'expression du labyrinthe mental que se créait Joseph K. On notera le personnage ambigu interprété par Romy Schneider, rompant ainsi définitivement avec son image d'impératrice en costume, et la première collaboration entre Jeanne Moreau et Orson Welles – suivront Falstaff en 1965 et Une histoire immortelle en 1967. --Arnaud Caire

Publié dans Littérature, Cinéma

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