L'AVENIR DE HAO (Polynésie)

Publié le par N.L. Taram

Voici un article qui vient d'être publié récemment sur le blog TAHITI PARAU PARAU (Tahiti, paroles, paroles).
Il est très long et détaillé.
La première partie rappelle la découverte de Hao ; la deuxième partie parle du CEP ; histoire déjà connue mais qu'il est bon de rappeler. 
Ensuite quelques paragraphes sur des tentatives d'investissement.
Enfin à partir de 2012, l'explication très détaillée du projet d'aquaculture, y compris les rebondissements et les échecs dans les discussions avec différents investisseurs. Tout cela date par date, avec les noms des intéressés, les chiffres, etc... jusqu'à ce jour.
Et il y aura une suite.
Déjà aujourd'hui, quelques précisions sur les "aménagements" que le gouvernement polynésien a dû consentir aux investisseurs.
J'ai noté dans cet article, un encart donnant des explications au nouveau retard prévu dans la mise en route du chantier.
...........
Les prochaines dates de consultation seront annoncées par voie de presse, mais c'est un nouveau retard de deux mois au moins pour le démarrage de ce projet de complexe aquacole car sans étude d'impact environnementale complète, pas de délivrance possible du permis de construire.  
HAO à l'époque du CEP

HAO à l'époque du CEP

Un peu d'humour :
Ce dernier encart m'a rappelé l'histoire de Noë
 
L’ARCHE DE NOË
 
En 2010 après Jésus-Christ, Dieu visite Noé et lui demande :
    - Une fois encore, la terre est devenue invivable et surpeuplée. Construis une arche et rassemble un couple de chaque être vivant ainsi que quelques bons humains. Dans six mois, j'envoie la pluie durant quarante jours et quarante nuits, et je détruis tout !!!
 
Six mois plus tard, Dieu retourne visiter Noé et ne voit qu'une ébauche de construction navale.
    - Mais, Noé, tu n'as pratiquement rien fait ! Demain il commence à pleuvoir!
    - Pardonne-moi, Tout Puissant, j'ai fait tout mon possible mais les temps ont changé:  
    - J'ai essayé de bâtir l'arche mais il faut un permis de construire et l'inspecteur me fait des ennuis au sujet du système d'alarme anti-incendie.
    - Mes voisins ont créé une association parce que la construction de l'échafaudage dans ma cour viole le règlement de copropriété et obstrue leur vue. J'ai dû recourir à un conciliateur pour arriver à un accord.
    - L'Urbanisme m'a obligé à réaliser une étude de faisabilité et à déposer un mémoire sur les coûts des travaux nécessaires pour transporter l'arche jusqu'à la mer. Pas moyen de leur faire comprendre que la mer allait venir jusqu'à nous. Ils ont refusé de me croire.  
    - La coupe du bois de construction navale s'est heurtée aux multiples Associations pour La Protection de l'Environnement sous le triple motif que je contribuais à la déforestation, que mon autorisation donnée par les Eaux et Forêts n'avait pas de valeur aux yeux du Ministère de l'environnement, et que cela détruisait l'habitat de plusieurs espèces animales. J'ai pourtant expliqué qu'il s'agissait, au contraire de préserver ces espèces, rien n'y a fait.  
    - J'avais à peine commencé à rassembler les couples d'animaux que la SPA et WWF me sont tombés sur le dos pour acte de cruauté envers les animaux parce que je les soustrayais contre leur gré à leur milieu naturel et que je les enfermais dans des pièces trop exiguës.  
    - Ensuite, l'agence gouvernementale pour le Développement Durable a exigé une étude de l'impact sur l'environnement de ce fameux déluge.
    - Dans le même temps, je me débattais avec le Ministère du Travail qui me reprochait de violer la législation en utilisant des travailleurs bénévoles. Je les avais embauchés car les Syndicats m'avaient interdit d'employer mes propres fils, disant que je ne devais employer que des travailleurs hautement qualifiés et, dans tous les cas, syndiqués.    
    - Enfin le Fisc a saisi tous mes avoirs, prétextant que je me préparais à fuir illégalement le pays tandis que les Douanes menaçaient de m'assigner devant les tribunaux pour "tentative de franchissement de frontière en possession d'espèces protégées ou reconnues comme dangereuses".  
    Aussi, pardonnes-moi, Tout Puissant, mais j'ai manqué de persévérance et j'ai abandonné ce projet.
  
    Aussitôt les nuages se sont dissipés, un arc-en-ciel est apparu et le Soleil a lui.
  
    - Mais tu renonces à détruire le monde ? demanda Noé.
    - Inutile, répondit Dieu, l'administration s'en charge..!

 

Publié dans Economie PF, Humour

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Didier MOREAUX 18/06/2017 11:18

ET voilà , c' est toujours pareil , avec nos administrations dirigées par des gens qui ne pensent qu' à se faire mousser en faisant des lois à leur nom , ou en faisant des lois pour justifier leur présence ou leur emploi ou , avec des arrières pensées de retombées financiaires ultérieures , on paralyse toute action sensée créer des emplois et de la richesse qui profite à ceux qui en ont le plus besoin .Il en est de même en métropole au en plus on subit les lois du parlement européen en plus des lois françaises .et on n" avance pas comme ce devrait être .

N.L. Taram 18/06/2017 19:26

Bonjour Didier,
un 1er ministre de passage à Tahiti a dit devant notre assemblée : "qui paye, contrôle" (Michel Rocard).
Concernant les défauts, les erreurs, les règlements inutiles ou faux de l'administration polynésienne, je pourrais écrire un livre ; 40 ans de métier de comptable d'entreprise...