LES PORTS DE TAHITI

Publié le par N.L. Taram

Deux projets concernant Motu Uta (port de Papeete) et Faratea (futur port de Taravao) sont en discussion actuellement.
 
Le premier projet propose de déplacer le port de pêche hauturière situé actuellement à Fare Ute (Papeete) vers Faratea (isthme de la presqu'île de Tahiti).
 
Faratea ne sera plus un port international mais un "hub de pêche"
...... "Mais si l'étude économique montre que des développements complémentaires au niveau de l'aquaculture ou de la réparation navale (seraient utiles) par exemple, ils pourraient y trouver leur place." expliquait Albert Solia, ministre de l'Équipement ...
Construction du port de Motu Uta - 1965/66

Construction du port de Motu Uta - 1965/66

Le deuxième projet propose de déplacer les dépôts d’hydrocarbures situés actuellement à Fare Ute, proche du centre ville vers Motu Uta, côté est en prolongeant la digue construite sur le récif corallien.
 
Les cuves de Fare Ute repoussées en zone Est de Motu Uta dès 2020
...... la proximité immédiate de Papeete, dans la zone industrielle et dans l’axe de la piste de Tahiti-Faa’a, pose un problème de sécurité. La vétusté des installations laisse en outre craindre de possibles nuisances sur l’environnement....
Lire le commentaire de Teva Tamahine
".... Si notre zone économique était potentiellement intéressante les investisseurs se seraient manifestés volontairement ..."
 
 et de Pierre Carabasse.
"... De plus pour les pétroliers, on a pas besoin de créer un port de grand tirant d'eau ; Certains terminaux sont installés en pleine mer (offshore)..."
Quai des pétroliers à Papeete - 1963

Quai des pétroliers à Papeete - 1963

Dans un article d'août 2009, j'avais écrit quelques propositions dont certaines étaient peut-être fantaisistes :
 
- Déplacement du port de marchandises vers le nouveau site de Faratea (si un jour ce projet se termine)
 
2 - Port touristique à Motu-Uta, avec hôtel de passage, restaurants, centre artisanal, office du tourisme, navettes maritimes aéroport/motu-uta, quai des transports maritimes interinsulaires, port de pêche hauturière (proximité du marché et de l'aéroport)...
 
3 - Nouveau front de mer aménagé le long de la digue de Motu-Uta, avec couverture du fossé nauséabond, lampadaires, roulottes, buvettes, bancs, etc...
 
4 - Ejection de la base marine, ils peuvent aller à Vairao comme à l'époque des porte-avions, quelle idée d'avoir implanté une base militaire au centre ville, imaginons Pearl Harbour au centre d'Honolulu lors du bombardement !
 
5 - Gare maritime pour Moorea de Papeete remplacée par une gare côte est (Taaone ou Yacht Club Arue) et une gare côte ouest (Faa'a ou Punauiai) avec navette maritime entre les deux.
 
6 - Déplacement de tout les organismes officiels qui n'ont aucune raison d'être centre ville, à commencer par certains ministères :
Ministère du tourisme à Motu-Uta ou à Taharaa par exemple, ministère de l'artisanat à Mahina (ancienne maison Martin) ou autre endroit touristique, ministère de l'agriculture à Taravao, ministère de la mer à la place de la base navale, ..........
 
7 - Plusieurs autres services peuvent être décentrés,
 
8 - Les deux cliniques..... le projet va-t-il aboutir ?
 
9 - Le front de mer actuel, libéré de quelques handicaps (office du tourisme, roulottes, gare maritime de Moorea) pourra laisser la place à des transports en commun modernes (voies réservées au bus, tramway ou monorail)
 
Digue de Motu Uta - 1966

Digue de Motu Uta - 1966

Publié dans Economie PF

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JacquesAdi 01/11/2015 04:18

J'ai lu les commentaires et en effet rien ne bouge dans le bon sens. Les politiques ne sont préoccupés que par leur situation et leur réélection et s'emploient à faire du saupoudrage sans vision sur le long terme. Trop de moyens sont mis dans le sport et la culture au détriment des projets économiques porteurs d'emplois. Les jeunes se rendent bien compte que l'avenir est bouché du coup ils se défoulent comme ils peuvent, paka et violence ne feront que grimper. Il y aura de plus en plus de cameras, de vigiles, de gendarmes et les 2 prisons n'y suffiront pas. Les causes sont connues mais les personnes en charge ne s'occupent que d'essayer d’atténuer les effets. Nous sommes déjà rentré dans une société à 2 ou 3 vitesses et c'est que le début.

N.L. Taram 01/11/2015 04:47

J'avais commencé un article titré "Prendre des décisions", mais j'attends l'occasion d'exemples actuels. Je résume : Pourquoi nos élus et gouvernants ne prennent pas de décision pour régler les problèmes budgétaires, les déficits ?
Parce que ces décisions seraient impopulaires et risqueraient donc de leur faire perdre les prochaines élections. Car pour eux, ce qui compte c'est le pouvoir, le peuple passe après...

TevaTamahine 24/05/2015 06:23

Et bien je suis aussi désespérè que toi face à l'apathie des gens, c'est à se demander si il y a vraiment des abonnés à l'internet, en tout cas c'est surement pour faire autre chose que s'informer. Bon j'ai fait long mais c'est une manière de discuter avec toi de sujet à mon sens essentiels mais intéresse personne. Casse pas la tête, laisse seulement !!! Mais le jour où cela va coincer sérieusement ça va pas être drôle pour ceux qui ne seront pas préparés.

N.L. Taram 24/05/2015 07:07

Si, il y a des abonnés à l'internet, il suffit d'aller voir sur Facebouc ou Voogle... :-)
Je ne me casse pas la tête mais j'ai deux enfants et quatre petits enfants ; Quel héritage on va leur laisser ??

TevaTamahine 22/05/2015 08:47

Amusant ce retour en arrière sur la vision que tu avais à l'époque du schéma de développement. Pas fantaisistes simplement du bon sens pour la création de 2 pôles et une répartition des populations d'est en ouest. Pendant la présence du CEP les pouvoirs en place autant le territoire que l'Etat n'ont jamais pensé développement, simplement le minimum de structures pour la qualité de vie des fonctionnaires expatriés. La manne du CEP/CEA paraissait éternelle. Ensuite et depuis 1995 Gaston Flosse a engagé des réformes économiques et sociales et des grands travaux, le seul à se préoccuper de l'avenir. Et puis en 2004 catastrophe électorale suite à une modification des règles de répartition des sièges et une prime avantageuse pour le parti le mieux placé. Depuis se sont succédés une dizaine de gouvernements. Une période chaotique peu propice à une programmation cohérente des investissements. La situation aujourd'hui n'est pas meilleure, la majorité s'est déchirée. On va encore aller dans tous les sens en fonction des envies de ceux qui sont indispensables au groupe de E. Fritch pour lui assurer une majorité à l'APF. Le pays et l'Etat n'ayant plus les moyens de leur ambitions sont contraints de séduire les investisseurs étrangers, sauf qu'ici la gourmandise n'a pas de limite. Si tu veux mon avis, quant on voit l'état de délabrement de la ville de Papeete, mis à part le front de mer qui souffre quand même du passage d'une voie à grande circulation l'isolant du centre-ville, l'idéal serait de faire du Mahana Beach ( si le projet abouti) la nouvelle capitale économique et touristique, Une vraie politique de remembrement sur le log terme. Papeete deviendrait une cité dortoir tout en restant le centre politique et administratif avec le port marchand, les entreprises qui vont avec et son grand marché. Une ville morte le samedi et le dimanche n'est d'aucun intérêt pour le tourisme, seule industrie susceptible de créer de la richesse.

N.L. Taram 22/05/2015 09:24

Merci Teva pour ce commentaire qui, quoique très long, est un raccourci des 30 dernières années. Cela mériterait d'en discuter plus longuement... mais y a-t-il quelqu'un pour nous écouter ? J'ai longtemps, même trop longtemps, espéré... surtout en 2004. Puis en 2011, j'ai tout laissé tomber. J'ai dit à mes ami(e)s "je vous parle et vous ne m'entendez pas, je vous montre et vous ne voyez pas". Je crois que pour une fois, ils ont compris... Je vais relire ton texte demain et réfléchir...