TUEZ-LES TOUS !

Publié le par N.L. Taram

Quatrième de couverture
 
«Nous, pauvres du Christ». Bernard de Clairvaux, lui, les nomme «apôtres de Satan». Qui sont-ils ? La vox populi suivra Bernard. Pendant des siècles, les cathares seront assimilés au pire à des hérétiques, au mieux aux tenants d'une secte étrange. Aujourd'hui, l'historiographie lève le voile sur l'un des pans les plus obscurs de l'histoire du Moyen Âge. Les cathares étaient des hommes et des femmes au christianisme austère, soucieux d'évangélisme et assoiffés d'une vie apostolique dont l'Église s'était alors largement écartée. Ils constituèrent à ce titre une véritable contre-Église et s'engagèrent dans la voie d'une dissidence qui allait exaspérer l'Inquisition et qui s'acheva par le drame de Montségur où périrent le même jour dans les flammes plus de deux cents cathares. Anne Brenon éclaire d'une lumière crue et simple ce courant essentiel des temps romans qui en fut sans doute l'un des paroxysmes spirituels et qui inaugura la terreur inquisitoriale, modèle pour plusieurs siècles d'une chrétienté européenne au visage répressif et militant.
 
LES CATHARES
 
Extraits du livre d’Anne Breton – Édition Découvertes Gallimard
 
Au milieu du XIIème siècle… L’alliance du Pape et du Roi de France
 
Une guerre est-elle le meilleur moyen de déraciner une foi bien ancrée dans une population ?
Malgré ses grands bûchers collectifs, la croisade contre les Albigeois aurait été , sur ce plan, un échec, si la victoire du roi n’avait donné au pape les mains libres pour programmer, sur le pays soumis, la procédure de l’inquisition. 
……….
Meurtre du légat du pape

Meurtre du légat du pape

La croisade - de 1209 à 1229 - fut affrontement d'atrocités. Au meurtre du légat du pape, Pierre de Castelnau, en 1208, par quelqu'un qui avait intérêt à la guerre, répondit le massacre de Béziers de juillet 1209 et tout un long cortège de sièges de villes et de captures de civils.
Massacre de Béziers

Massacre de Béziers

Autant que les bûchers collectifs, les mutilations de blessés avaient pour but de semer l'effroi. Ainsi, sur ordre de Simon de Montfort, la longue procession vers Cabaret des cent prisonniers de Bram, yeux crevés, nez et lèvres coupés, menés par un malheureux à qui on avait laissé un œil. L'imagerie romantique devait s'emparer du sujet (faux gisant de Simon de Montfort).
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