Origine des bienfaits de la religion

Publié le par N.L. Taram

Origine des bienfaits de la religion
Origine des bienfaits de la religion
 

Cette page essaie de recenser tous les aspects bénéfiques généralement attribués à la religion. En les examinant de plus près, on se rend vite compte que ceux-ci ont pour origine des phénomènes qui n'ont rien à voir avec une quelconque divinité ou transcendance et qu'on peut les rencontrer ou les vivre dans bien d'autres circonstances qualifiées ici de "profanes".

Pour chacun de ces aspects positifs (##), éventuellement accompagné d'un "Bémol", qui en limite la portée, figure une présentation succincte du phénomène qui en est à l'origine. Des exemples de versions "profanes" (ou hors religion) de ces phénomènes sont donnés. Ils ne doivent en aucun cas être considérés comme des préceptes, d'autant que tous ne sont pas "compatibles" avec la liberté de pensée, ils sont alors accompagnés d'exemples de "substituts" possibles que chacun complètera en fonction de ses propres critères ou de sa personnalité.

Il ne s'agit là que d'opinions personnelles et non de vérités.

 
1 - "L'opium du peuple"
## La religion apaise l'angoisse existentielle, la peur de la mort, du néant

Bémol : Les dogmes qui sont à l'origine de cet apaisement dispensent d'affronter le réel et de chercher soi-même un sens à sa vie. La religion devient alors une compensation illusoire (Freud), un opium (Marx) qui soulage la douleur et qui nuit à la capacité de l'homme d'agir sur la réalité. La religion détourne l'attention de l'homme et masque le réel.
S'en remettre à quelqu'un, à Dieu qui décide (ou a décidé à travers la Révélation) pour soi revient à renoncer à son autonomie et à sa responsabilité.
 
Nature du phénomène
Versions profanes et / ou substituts
Par leurs dogmes et leurs certitudes les religions ont, en effet, réponse à tout et indiquent le chemin à suivre pour aboutir au bonheur ici-bas ou au salut éternel. L'occultation des incertitudes qui nourrissent les grandes angoisses existentielles empêche celles-ci de se développer. Renoncer à son esprit critique et à une part de liberté (risquant de générer de l'incertitude) peut donner l'impression d'un certain confort.

"On peut refuser le type d'explication offert par les mythes ou la magie. Mais on ne peut leur dénier unité et cohérence car, sans la moindre hésitation, ils répondent à toute question et résolvent toute difficulté par un simple et unique argument a priori."
(François Jacob / né en 1920 / Le jeu des possibles / 1981)
Profane :
- les idéologies et les sectes qui sont à l'origine du même phénomène.
- la drogue, l'alcool...
- les antidépresseurs.

Substituts :
  • Ne pas se laisser submerger par l'actualité débordante de malheurs et de mort.
  • Apprendre à se connaître (ex : par l'introspection) : identifier ses points forts et s'en servir comme de leviers; repérer, admettre... et positiver ses points faibles.
  • Le soutien psychologique d'un tiers.
  • L'action, l'engagement, dans un combat, un hobby, une passion.
    Il peut être utile de suggérer une différence entre l'engagement et l'implication. Une boutade permet de l'expliciter : "La poule, quand elle pond un oeuf, elle s'engage; le porc, quand il devient du jambon, il s'implique."
"La passion est encore ce qui aide le mieux à vivre."
(Emile Zola / 1840-1902)
 
2 - "Demain on rase gratis"
## La promesse d'un bonheur futur donne de l'espoir et procure un bonheur "par anticipation"

Bémol : comme au paragraphe 1, il s'agit aussi une forme de détachement du réel. Le croyant est alors prêt à s'accommoder des malheurs et des peines de la vie terrestre, évitant la recherche de l'origine réelle de ses malheurs et la remise en cause, quand cela est nécessaire, des pouvoirs dits "temporels" et de l'ordre établi.
Les hommes d'Eglise qui promettent l'au-delà, quant à eux, ne risquent rien. Aucun mort ne reviendra leur intenter un procès pour escroquerie.
 
Nature du phénomène
Versions profanes et / ou substituts
Dans les jeux de hasard habituels (loto, roulette, tac-au-tac...), le joueur, même sans connaissances pointues des probabilités, a une appréhension intuitive des gains possibles. A moins d'avoir totalement foi en sa bonne étoile, la mise qu'accepte de perdre le joueur demeure minime.

Les religions, quant à elles, promettent un gain exorbitant et de plus proposent un mode d'emploi pour l'obtenir de façon quasi certaine, ce qui vaut bien quelques sacrifices ici-bas. La mort est acceptée comme une simple transition.
Profane : les jeux de hasard

Substituts :
  • Idem qu'au paragraphe 1.
 
3 - Les "bonnes œuvres"
## La religion est efficace sur le plan humanitaire et favorise l'altruisme

Bémol : Abstraction faite des cas où l'engagement est sincère, la promesse d'une contrepartie ultérieure (voir paragraphe 2) tempère la réelle portée morale de telles actions. Les "saints hommes" comme l'Abbé Pierre ou "saintes femmes" comme Mère Térésa sont sur-médiatisés, mais se comptent sur les doigts d'une main.
En outre, l'action humanitaire s'accompagne souvent d'un prosélytisme de type missionnaire, d'autant plus efficace qu'il s'adresse à des populations démunies et souvent illettrées.
 
Nature du phénomène
Versions profanes et / ou substituts
Les religions sont efficaces sur ce plan là pour plusieurs raisons.
  • La promesse d'une contrepartie ultérieure et le fort pouvoir incitatif d'une injonction divine (Cf. bémol).
  • Le monopole historique qu'elles ont eu dans ce domaine depuis des siècles.
  • Une communication efficace s'appuyant sur les réalisations de quelques-uns (Voir bémol)
  • Une organisation parfaitement rodée.
Profane : Les religions n'ont bien évidemment pas le monopole des "œuvres caritatives".
Exemple :
- la solidarité mise en
œuvre dans la société laïque,
- les multiples Organisations Non Gouvernementales,
- les associations d'utilités publiques...
- "Le Secours Populaire"
Dans les états modernes, l'impôt qui prélève une partie des richesses produites pour les redistribuer au profit de l'ensemble et au profit des plus démunis est une forme de solidarité collective parfaitement admise et infiniment plus efficace que la charité de sortie de messe. On a tendance à l'oublier. 
 
4 - "Comme d'habitude"
## Les effets apaisants et rassurants des rites religieux.

Bémol : les rites génèrent un bonheur relatif, entravant l'imagination, l'action et le progrès. En outre, conscientes que c'est dans la stabilité et la pérennité de leurs dogmes et de leurs rituels que leurs fidèles trouvent une forme d'apaisement, les religions sont vouées à l'immobilisme, ce qui les conduit à être de plus en plus en décalage avec l'état réel de la société et à se scléroser. Cela conduit à l'émergence d'hérésies ou de sectes, plus en rapport avec les attentes des croyants, dont certaines deviendront les religions de demain, tandis que les anciennes disparaîtront.
 
Nature du phénomène
Versions profanes et / ou substituts
Ces cérémonies immuables au scénario sans surprise donnent l'illusion de maîtriser l’environnement et le temps. Le tout dans un décor grandiose...
Les fêtes qui se succèdent de mois en mois et rythment l'année, sont autant de repères stables.
En cas de malheur, les cérémonies religieuses permettent de ne pas s'attribuer la faute... puisqu'on a respecté la prescription. Leurs rituels ont une fonction similaire aux superstitions en évitant de rechercher les causes réelles des malheurs. Cela peut être utile pour pouvoir surmonter sa peine et continuer.
Profane :
- Aller dans le même restaurant une fois par semaine, s'installer à la même table, commander le même type de menu.
- Regarder les mêmes émissions de télévisions tous les jours ou toutes les semaines à la même heure.
- Faire une promenade, tous les jours à la même heure ou toutes les semaines, au même endroit (cf. la promenade quotidienne d'Emmanuel Kant).

Substituts :
  • idem paragraphe 1.
 
5 - "Qu'on est bien dans ces bras-là"
## Le sentiment d'appartenance à une communauté religieuse procure de fortes émotions et un sentiment de sécurité

Bémol : La contre partie est une forme de déresponsabilisation individuelle. Voir ci-dessous.
 
Nature du phénomène
Versions profanes et / ou substituts
L'homme, animal grégaire, se sent bien dans la communauté à laquelle il appartient. Comme n'importe quel groupe ou communauté relativement puissante, la religion propose à ses fidèles d'abandonner certains de leurs objectifs personnels de vie pour leur en proposer d'autres. Moyennant un abandon de soi, de son libre-arbitre, le fidèle reçoit en contrepartie une protection et un soutien de la part du groupe.

La sensation de paix que l'on peut ressentir dans certains moments au milieu d'une secte ou dans une communauté religieuse, n'est qu'une sorte d'anesthésie qui empêche l'ego de souffrir (Cf. paragraphe 1, l'opium du peuple).
Profane :
- Les partis politiques.
- Les associations de soutien ou de défense d'une cause (humanitaire, droit de l'homme, solidarité, liberté, laïcité...).
- Les clubs sportifs.
- La conduite d'un projet en équipe.

Un individu est souvent à l'intersection de multiples groupes ou communautés (ex : un breton catholique, chasseur, joueur de foot-ball, inscrit à un parti politique, membre de l'association des artisans boulangers....). Si l'une d'elle prend le pas sur toutes les autres au point de les éclipser, on parle alors de dérive communautaire. Voir la page sur les dangers du communautarisme

Substituts :
  • La recherche du bonheur dans une démarche personnelle, ceci n'étant pas incompatible avec la solidarité et l'altruisme.
 
6 - "Emportée par la foule"
## La sensation de bonheur et de bien-être des participants à un pèlerinage, une procession
 
Nature du phénomène
Versions profanes et / ou substituts
Ensemble, on se sent plus fort. L'individu a le sentiment de participer à quelque chose de parfaitement codifié, ce qui le rassure, et de grandiose qui le dépasse et auquel, simple fourmi, il s'identifie.
Ce phénomène regroupe celui du rituel (§ 2) et du sentiment d'appartenance à une communauté (§ 5).
Profane :
- les défilés ou convois militaires,
- les manifestations de rue,
- les enfants allant en rang à une sortie éducative,
- les athlètes qui défilent dans le stade olympique lors de la cérémonie d'ouverture des JO.
 
7 - "Quand la musique est belle"
## L'enthousiasme et l'euphorie suscités par les chants religieux; les chœurs d'église qui font frissonner
 
Nature du phénomène
Versions profanes et / ou substituts
La musique "transporte".

Le cerveau est sensible aux consonances des accords. Les sons périodiques sont composés d'harmoniques, sons sinusoïdaux, multiples de la même fréquence dite fondamentale. Ce sont les harmoniques qui rendent le son d'un instrument agréable, sinon ce ne serait qu'un sifflement plus ou moins aigu. Un accord musical est consonant quand, pour schématiser, les sons périodiques qui le composent ont des harmoniques qui se recouvrent dans les hautes fréquences. Exemple : la troisième harmonique d'un do (261,6 hertz) "s'accorde" à 784 hertz avec la seconde harmonique d'un sol (392 hertz).

Le cerveau est sensible au rythme. Ce phénomène trouve son application la plus extrême dans la marche militaire, au pas cadencé par un tambour, une fanfare ou en chantant. Le rythme de la marche au pas ou du roulement du tambour est proche de celui du battement du c
œur. Il y a un effet de résonance, d'amplification de l'"enthousiasme", provoquant une euphorie. Le roulement du tambour a toujours été un moyen efficace pour envoyer les soldats au feu dans un état second.
On retrouve également un phénomène du même type dans les boîtes de nuit lorsque le rythme de la musique s'accélère comme celui des pulsations cardiaques des danseurs. L'état de "transe" peut les conduire à danser jusqu'à l’épuisement.
Profane :
Il n'est pas nécessaire d'assister à une cérémonie religieuse pour éprouver un enthousiasme qui repeint la vie en rose. Un concert de musique moderne ou classique, selon les goûts de chacun, suffit. On en a tous fait l'expérience.

Pour bien comprendre ces phénomènes, il suffit d'écouter le Boléro de Ravel, chef d'
œuvre de l'architecture musicale et se laisser prendre au jeu des instruments dans lequel nous entraîne le compositeur.
 
8 - "Oh Marie ! Si tu savais,  Tout le mal que l'on me fait."
## L'effet bénéfique de la prière

Bémol : elle peut conduire à la passivité et à la résignation. "Prie Dieu, mais continue de nager vers le rivage" dit le proverbe russe.
La posture et les rites gestuels compulsifs qui accompagnent la prière relativisent la portée d'une activité qui est censée être purement spirituelle. Ils renvoient à l'attitude corporelle du dominé devant son dominant que l'on rencontre chez les primates et même chez d'autres espèces animales. Comportement curieux pour un exercice qui prétend élever l'homme !
 
Nature du phénomène
Versions profanes et / ou substituts
Comme le suggérait le philosophe Alain, ce n'est pas parce que nous autres non croyants sommes convaincus qu'il n'y a aucun Dieu pour écouter la prière, que celle-ci est sans effet.
Mais qu'on ne s'y trompe pas, si effet bénéfique de la prière il y a, c'est sur celui qui prie et non sur celui pour qui l'on prie. Dieu n'accepte aucune demande d'intercession. Cela se saurait. A moins de baptiser Dieu le hasard.

Parmi les hypothèses avancées, outre l'effet placebo, une synthèse des recherches actuelles a montré que la prière provoque un état de relaxation de même nature que celui induit par la méditation. Ce n'est pas sans raison que l'on choisit un endroit calme, que l'on ferme les yeux...
La répétition de mouvements, de phrases ou de mots, stimulerait des métabolismes neurologiques, endocrines, immunitaires et cardiovasculaires. Elle réduirait le rythme cardiaque et la pression artérielle. Le rythme de certaines prières ferait baisser la fréquence des respirations à 6 par minute qui serait optimum pour l'oxygénation du sang et la résistance à l'effort.
La prière ne serait donc qu'une réponse de relaxation face à un état de stress.
Profane :
- La méthode Coué;
- L'autosuggestion;
- Les méthodes de relaxation;
- La sophrologie;
- Le recueillement ou la méditation dans un endroit calme, sans faire appel à des concepts métaphysiques du type "force vitale";
- Lire lentement ou à haute voix une belle poésie.

Substituts :
  • La création artistique;
  • L'exercice physique "léger";
  • Le rire;
  • Le blasphème.


"La prière est la plus douce consolation du malheureux ; il devient plus fort quand il a rempli ce devoir."
(Marquis de Sade / 1740-1814 / Justine / 1788)
 
9 - "Laissez-moi rêver"
## La religion répond aux besoins "spirituels" de l'homme

Bémol : En prétendant que des entités spirituelles (âme, paradis, divinités...) ont des existences réelles, la religion apporte une réponse toute faite et unique puisqu'en dehors de sa vérité, il n'y a point de salut. Elle bride ainsi l'imaginaire personnel et, en conséquence, limite le développement spirituel "non transcendant" de l'homme (pensée, esprit, imagination).
 
Nature du phénomène
Versions profanes et / ou substituts
En affirmant la réalité des désirs profonds de l'homme (immortalité, victoire sur une matière si contraignante, protection bienveillante d'une puissance qui nous dépasse...) la religion répond aux besoins primaires de merveilleux suscités par les angoisses existentielles. Mais la réponse des religions monothéistes, trop abstraite, n'est pas toujours suffisante. Le christianisme a suivi la demande en enrichissant son culte d'un fils de Dieu, d'un Saint-Esprit, d'anges et de démons, du diable, de la Vierge Marie, et d'une multitude de saints, comme autant de lares païens.
Inculqué en général depuis la plus tendre enfance selon ce qui s'apparente à de la méthode Coué, le merveilleux religieux comble, pour ne pas dire sature, le besoin d'enchantement du fidèle.
Profane :
Tout ce qui mobilise l'imagination (le sujet est passif) :
- Lire un roman, une poésie.
- Regarder une fiction TV, un film.
On peut y puiser de quoi satisfaire les besoins d'enchantement pour peu qu'on sache se prendre au jeu de l'auteur. Il faut cependant ne jamais oublier qu'il ne s'agit que de fiction et savoir revenir sur terre.

Tout ce qui développe la créativité :
- La pratique d'une activité artistique ou de création dans quelques domaines que ce soit.
- Certains jeux
 
Conclusion
Aucune des qualités que l'on prête aux religions ne trouve son origine dans le divin ou le transcendant dont elles sont les soi-disant intermédiaires. Les causes sont plutôt à rechercher dans l'illusion, la psychologie humaine, la biologie ou l'organisation. Tous ces effets bénéfiques peuvent être reproduits en dehors des religions.

Certains de ces "bienfaits" sont incompatibles avec la liberté de pensée, comme l'espérance suscitée par la promesse d'une vie meilleure dans l'au-delà, le réconfort des dogmes... Ces bonheurs illusoires peuvent être remplacés par un travail sur soi, par l'action, l'art... Il en est de même des dérives des phénomènes de groupe qui peuvent conduire au communautarisme ou à de pseudo religions.

Combien sont-il ceux qui fréquentent les églises, les temples ou les mosquées, qui se disent encore catholiques, protestants ou musulmans par conformisme, par confort, par habitude, par paresse, par "culture", parce qu'ils sont nés dedans comme Obélix est tombé dans la marmite quand il était petit... mais qui, au fond d'eux-mêmes, n'y croient pas vraiment (1) ? Il est impossible de le savoir puisque aucun sondage, aucune étude, n'a prévu de case "pratiquant non-croyant".

 
"L'église, dit l'un, est le théâtre du peuple. La messe est un drame musical dont la fable musicale n'intéresse plus, mais qui plait encore par les formes architecturales, la musique et les cortèges. Je ne vois, parmi nos arts réels que la revue militaire qui ait autant de puissance que la messe." 
(Emile Chartier, dit Alain / 1868-1951 / Propos sur la religion, Le théâtre de l'humanité, 16 décembre 1922)
 
(1) C'est-à-dire ne croient pas à toutes ces belles histoires d'un dieu qui se fait homme pour racheter des péchés qu'on aurait commis avant même d'être né, d'un dieu qui vient souffler sa révélation à l'oreille d’un chef de guerre arabe, à ces histoires de paradis et d'enfer, d'anges et de diables, d'âmes qui survivraient à la décomposition des corps...
 

Publié dans LIBRE PENSÉE

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clabaux 25/01/2016 05:40

Merci Pierre pour cette étude vraiment intéressante.
Etre soi ou ne pas l'être tout à fait ...

N.L. Taram 25/01/2016 06:21

Bonjour Jacques, j'ai trouvé ce texte intéressant sur le site "Athéisme". C'est un site très fourni et, de plus, il est libre de droit sous réserve de citer la source. Excellent pour le partage, il y a un grand choix de texte...