Caisse de Prévoyance Sociale de Polynésie

Publié le par N.L. Taram

 
Enfin un projet pour sortir la C.P.S. du gouffre dans lequel elle s’enfonçait depuis une dizaine d’années, en particulier pour la caisse « Maladie » et la caisse « Retraite ».
 
 
COMMENT LE PAYS VEUT RÉFORMER L’ASSURANCE MALADIE
Radio 1 -14 mars 2016
 
…….. Finies les trois branches RGS (régime des salariés) , RNS (régime des non salariés) et RSPF (régime de solidarité). L’assurance maladie passera par une « branche unifiée » pour tous les malades, un financement « au premier Fcfp » sur l’ensemble des revenus et une gouvernance révisée entre l’assemblée, le gouvernement, une CPS réformée et la future « Autorité de régulation de la santé et de la protection sociale » (ARSPS)…..
 
Donc une seule caisse où tout le monde sera logé à la même enseigne (salariés, patronats et patentés, sans-ressource). Reste à ajouter les représentants à l’assemblée et membres du gouvernement.
Pour le financement, je note avec satisfaction ; ….« tout le monde contribue au premier Fcfp jusqu’au dernier Fcfp sur l’ensemble des revenus »
 
….. L’assemblée fixera l’objectif de dépense. Le ministre de la Santé aura la charge de la stratégie sanitaire et sociale. Mais le Pays prévoit surtout de se doter d’une « Autorité de régulation de la santé et de la protection sociale »….. « Son statut sera revu en conséquence : Établissement public administratif ou établissement privé avec délégation de service public », précise le gouvernement.
 
Espérons que ces nouveaux dirigeants, que ce soit Établissement public ou privé, qui devraient bénéficiaient de ce nouveau régime, seront PRÉVOYANTS, indispensable pour une caisse dite de PRÉVOYANCE…
 
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LES PISTES DU PAYS POUR RÉFORMER LES RETRAITES
Radio 1 – 15 mars 2016
 
….. Allongement de durée de cotisation, hausse de l’âge de départ, augmentation du taux de cotisation… La réforme sera douloureuse, mais rien n’est encore figé et la balle est maintenant dans le camp des syndicats qui doivent apporter des contre-propositions….
 
….. Le nombre d’annuités pour un départ à taux plein passe de 35 à 40 dès l’année 2017. L’âge de départ en retraite anticipé, aujourd’hui à 50 ans, est supprimé….
 
En effet, cela sera douloureux et, surtout, ne sera pas créateur d’emploi, au contraire.
 
Scénarios tranche A :
Caisse de Prévoyance Sociale de Polynésie
Caisse de Prévoyance Sociale de Polynésie
Scénarios tranche B :
Caisse de Prévoyance Sociale de Polynésie
Caisse de Prévoyance Sociale de Polynésie
Je suis quand même surpris du silence des autres médias et du syndicat des retraités au sujet de ce projet de réforme des assurances maladie et retraite de la C.P.S.

Publié dans POLYNÉSIE, Politique

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Didier MOREAUX 09/06/2017 17:52

Si j' ai bien compris , le régime de retraite de Polynésie est bien meilleur que celui de la Métropole .
Par contre j' approuve le fait que les salaires des fonctionnaires métropolitains soient amputés car ils sont bien trop élevés .
Quand les administrations de métropole et de Polynésie feront du ménage et vireront tout les emplois de complaisance , arrêteront toutes les magouilles et le pillage des fonds publics , il restera bien assez d' argent envoyé par la Métropole ( notre argent à nous les travailleurs métropolitains ) pour que le niveau de vie des polynésiens remonte et que chacun vive correctement

N.L. Taram 09/06/2017 19:27

Contrairement à ce que l'on pense, ce ne sont pas les fonctionnaires métropolitains ou territoriaux qui gagnent le plus, mais les agents non fonctionnaires de l'administration (convention ANFA). J'ai été pendant 23 ans contractuel ANFA dans un établissement d'état (ORSTOM) et j'ai toujours refusé d'être titularisé. Cela m'a évité d'être muté dans des pays à risque (une cinquantaine de centre ORSTOM dans le monde) et d'avoir un blocage de mon salaire pendant une dizaine d'années. J'étais même le seul régisseur d'un centre ORSTOM a être de statut local. Pour la retraite, depuis la suppression de l'ITR (indemnité temporaire de retraire concernant les fonctionnaires d'état), les retraités de l'état résidants en Polynésie ne touchent que 40% de leur derniers salaires, alors que les personnels locaux touchent 70%. Cela sera le cas de ma fille qui est fonctionnaire d'état. Je te rappelle que les retraités d'état dépendent de la caisse de retraite de métropole, alors que les locaux (mon cas) dépendent de la CPS.

JacquesAdi 20/03/2016 05:31

Sur ce coup là je ne suis pas d'accord avec toi. Il n"y a aucun rapport avec les années 60 où la France avait une obligation de résultats pour faire sa bombe hors du territoire algérien. Aujourd'hui tout a changé, la France n'a pas une véritable politique économique de développement outre-mer, elle maintient à minima ses transferts pour préserver la paix sociale. Le fait que la ministre des outre-mers apporte un démenti aux propos de Victorin Lurel sur l'amputation de moitié de la sur-rémunération des fonctionnaires de l'Etat Outre-Mer prouve bien que c'est cela qui va arriver après les présidentielles. La Cour des Comptes l'a d'ailleurs préconisé avec force. L'Etat passe la main aux fonctionnaires locaux y compris au niveau de l'éducation, le système va obligatoirement vers un reset. Aucune multinationale française n'a de projet en Polynésie et Hollande a bien dit qu'il fallait accepter les investissements chinois qui se présentent, il a même confirmé la défiscalisation pour les deux projets en cours ( en espérant qu'ils se concrétisent ). Quant à ses promesses, comme il est certain qu'il ne peut obtenir un 2ième mandat, elles vont passer à la trappe. En 2017 on efface tout et on recommence. Le résultat c'est qu'il y aura toujours des riches mais encore plus de pauvres. Et là où je te rejoins c'est qu'il faudra s'adapter de gré ou de force !

N.L. Taram 20/03/2016 06:23

Je crois que je me suis exprimé un peu trop brièvement. "Comme dans les années 1960", bien sur je pensais à la France et au CEP, mais surement pas pour l'avenir et là, je te rejoins ; cela sera peut-être la Chine ou autre... Évidemment, il y aura toujours les riches, les profiteurs et les autres. Et quand je dis "avant c'était pas mieux", je veux dire avant le CEP et, surtout, avant la colonisation. Enfin, espérons !

jacquesAdi 19/03/2016 20:30

Salut Taram, c'est toujours agréable de trouver un écho favorable aux arguments que l'on présente. Je voudrais bien être optimiste mais même en me forçant je n'y arrive pas. Je pense que nous vivons une période de transition qui va être assez longue compte tenu du déni ambiant concernant la situation catastrophique que l'on connaît et qui perdure. Tous les ans l'exercice budgétaire consiste à remettre une couche de peinture sur l'existant sans décaper ni gratter la rouille, les problèmes de fond sont ignorés ou occultés. Je parlais de transition parce que pour moi, dans le monde, tout est en train de changer à grande vitesse et qu'on a encore aux affaires une classe politique dépassée et incompétente et que la relève de qualité non seulement n'est pas encore au rendez-vous mais surtout est encore loin d'être assurée.
Cela me fait penser à un chroniqueur qui rapportait qu'un ministre de la Hollandie lui avait répondu suite à ses interrogations sur la France où il ne se passait rien, mais : " Il vaut mieux passer ce rien à table, en bonne compagnie et dans le plus confortable des décors." Et la France ? La France ? Allons, mon cher, nous sommes entre gens convenables. Pourquoi encombrer la conversation d'interrogations aussi déplacées ?
La transposition avec la Polynésie française me paraît toute aussi aisée !

N.L. Taram 19/03/2016 20:46

Salut Jacques. La transition se fera de grès ou de force, comme dans les années 1960. Et, quoiqu'en disent les nostalgiques du passé, avant c'était pas mieux...

jacquesadi 19/03/2016 06:45

Le CEP/CEA a été une chance pour les gens prévoyants, un handicap pour ceux qui n'en ont eu que les effets bénéfiques superficiels ou ceux qui ont pensé que cela serait sans fin. Le problème c'est que la majorité a pris l'habitude d'un mode de vie qui ne correspondait pas aux potentialités du pays. Malgré les transferts importants de la métropole ( qui va dans le budget du pays et pas dans les poches de la population ) cela ne suffit pas à maintenir le niveau de vie. Beaucoup de farani ont quitté le pays, les retraites de l'Etat avec ITR ont été écrêtées et plus difficiles à obtenir, donc une perte substantielle pour l'économie (consommation, locations de meublés, artisanat, voyages inter-îles etc..) Il y a beaucoup de réalisations mais pratiquement aucune n'ont vocation à relancer l'économie ou à créer de l'emploi. On fait trop dans le sport, la culture, le divertissement et pas grand chose pour l'économie réelle créatrice d'emplois. Cultiver devient de plus en plus compliqué avec toutes les pestes fongiques, les maladies et les insectes ravageurs. La fourmi de feu est entrain de s'étendre commune après commune sur tout l"île et personne ne fait rien. Des programmes de lutte ont été initiés mais il n'y a pas de suivis. Tout est comme ça, le règne de l'à peu près ! Laisse seulement ! vive le surf ! Le gros sujet ce soir au JT c'est la recherche des ancres de la Boudeuse de Bougainville sur la côte Est, avec ça on va aller loin !!! Pour les grands projets chinois je suis comme toi, c'est essentiel, si cela ne se fait pas c'est la catastrophe. Cela veut dire qu'à l'évidence on n’intéresse plus personne. Sur les 30 ans d'économie de garnison cela a été une chance mais le pays et les politiques n'ont hélas pas utilisé cette manne comme levier de développement mais simplement comme une opportunité de jouissance au jour le jour, beaucoup de polynésien aussi. Non Taram, je suis pas optimiste sur l'avenir de la Polynésie, d'ailleurs tous les jeunes qui se sont expatriés à l'étranger pour des études supérieures ne peuvent même plus revenir sur leur fenua. L'Etat aussi bien que les demis qui contrôlent l'économie locale maintiennent les polynésiens dans un paternalisme infantilisant. L'alibi culturel et l'absence totale d'une vraie politique de développement économique favorisés par l'Etat avec l'appui des élites locales qui y trouvent leur compte sont les armes fatales pour maintenir ce pays sous tutelle.

N.L. Taram 19/03/2016 08:09

Alors là, je reste bouche bée, j'aurais pu écrire ton texte pratiquement à 90%. J'en fais une copie pour le relire à tête reposée. Pour l'avenir, je reste optimiste (enfin je fais un effort pour). Tout cela mériterait un débat mais ne l'a-t-on pas répété une centaine de fois ? (toutes mes réunions, sur les sites comme Tahiti Punu News). Enfin, ne baissons pas les bras...
Au sujet des ancres de la Boudeuse, j'ai participé à la remontée de la 1ère en juillet 1975, j'habitais à Mahaena au pk 34. Aux dernières nouvelles, elle se trouvait toujours chez celui qui avait organisé cette remontée à Hitiaa, pk 35/36.

Jacques.Adi 19/03/2016 03:12

Comment peut-on croire que ceux qui nous ont mis dans la merde depuis une génération peuvent nous en sortir. Ici comme en métropole c'est kif kif bourricot ! Comme il n'y aura plus de créations d'emplois salariés (l'avenir est aux auto-entrepreneurs disent-ils) la seule solution c'est de réduire les avantages et relever les cotisations. Comme d'habitude on va au plus simple. La population est résignée pour ne pas dire anesthésiée ça va passer comme une lettre à la poste. La relance économique a vécu, vive la relance des prélèvements. Ne jamais oublier que lorsque le Titanic s'enfonçait, l'orchestre continuait à jouer ! J'adore cette expression : "Préparez-vous, il est déjà trop tard ".

N.L. Taram 19/03/2016 05:45

Bonjour Jacques et merci pour ta participation, je commençais à désespérer. Quand je mets une photo de mes chats sur Facebook, j'ai 10 commentaires, mais pour des trucs sérieux qui nous concernent, nada !! Pour ce projet, qui n'est qu'un projet et c'est mieux que rien comme ces dernières années, il me semble qu'il y a a une augmentation des cotisations et une diminution des avantages, en particulier pour la retraite. Cela sera-t-il suffisant ? D'abord des débats avec les sociaux et à l'assemblée, ensuite quelques années pour remonter la pente... Gardons espoir. Mais la clé de tout cela c'est une économie saine... Peut-être avec les "Grands Projets". Après tout, les trente ans d'économie de garnison (CEP) ont été bons sur ce plan là. .