PARTI D’EN RIRE

Publié le par N.L. Taram

Où en sommes-nous ?
 
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Modifications du règlement intérieur : la réponse du RMA
 
 « Le pouvoir d’initiative revient au gouvernement »
 
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"Il faut mettre un frein à l'immobilisme" (Raymond Barre)
 
Raymond Barre à raison, il est temps de créer un nouveau parti, histoire de rigoler un peu…
 
LE PARTI D’EN RIRE (PER)
PARTI D’EN RIRE
Mesdames, Messieurs,
 
L'aspiration plus que légitime de chacun au progrès social entraîne une mission somme toute des plus exaltantes pour moi : l'élaboration d'une valorisation sans concession de nos caractères spécifiques et la prise en compte des préoccupations de la population de base dans l'élaboration d'un processus allant vers plus d'égalité.
 
La volonté farouche de sortir notre pays de la crise doit prendre en compte les préoccupations de la population de base dans l'élaboration d'une valorisation sans concession de nos caractères spécifiques. Je reste fondamentalement persuadé que la volonté farouche de sortir notre pays de la crise interpelle le citoyen que je suis et nous oblige tous à aller de l'avant dans la voie d'une restructuration dans laquelle chacun pourra enfin retrouver sa dignité. Je reste fondamentalement persuadé que la conjoncture actuelle doit prendre en compte les préoccupations de la population de base dans l'élaboration de solutions rapides correspondant aux grands axes sociaux prioritaires. J'ai depuis longtemps (ai-je besoin de vous le rappeler ?) défendu l'idée que la volonté farouche de sortir notre pays de la crise a pour conséquence obligatoire l'urgente nécessité d'un projet porteur de véritables espoirs, notamment pour les plus démunis. Je reste fondamentalement persuadé que la situation d'exclusion que certains d'entre vous connaissent a pour conséquence obligatoire l'urgente nécessité d'une valorisation sans concession de nos caractères spécifiques.
 
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Je présenterai donc ma candidature pour les prochaines élections. Voici mon programme :
 
Mesdames, Messieurs,
 
Les circonstances qui m’incitent à me présenter devant vous, sont de celles dont la gravité ne peut échapper qu’à ceux dont la légèreté et l’incompréhension constituent un conglomérat d’ignorance que nous voulons croire indépendant de leurs justes sentiments. L’exemple glorieux de ceux qui nous ont précédés dans le passé doit être unanimement suivi par ceux qui continueront dans un proche et lumineux avenir, un présent chargé de promesses que glaneront les générations futures délivrées à jamais des nuées obscures qu’auront en pure perte essayé de semer sous leurs pas les mauvais bergers que la constance et la foi du peuple en ses destinées rendront vaines et illusoires.
 
Je considère que l'effort prioritaire en faveur du statut précaire des exclus doit s'intégrer à la finalisation globale d'une restructuration dans laquelle chacun pourra enfin retrouver sa dignité. Dès lors, sachez que je me battrai pour faire admettre que l'acuité des problèmes de la vie quotidienne doit nous amener au choix réellement impératif d'un processus allant vers plus d'égalité.
 
Et ce n'est certainement pas vous, chers compatriotes, qui me contredirez si je vous dis que la conjoncture actuelle entraîne une mission somme toute des plus exaltante pour moi : l'élaboration d'un projet porteur de véritables espoirs, notamment pour les plus démunis. J’ai depuis longtemps (ai-je besoin de vous le rappeler ?) défendu l'idée que l'effort prioritaire en faveur du statut précaire des exclus oblige à la prise en compte encore plus effective d'un processus allant vers plus d'égalité.
 
Par ailleurs, c'est en toute connaissance de cause que je peux affirmer aujourd'hui que le particularisme dû à notre histoire unique doit nous amener au choix réellement impératif d'un plan correspondant véritablement aux exigences légitimes de chacun.
 
Naej-Luap TARAM, te hoa no te nunaa
 
(Texte inspiré par Pierre Dac et par le « Générateur de langue de bois »)
 
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Mes références :
 
Le parti d'en rire est un parti politique humoristique créé dans les années 50 par Pierre Dac et Francis Blanche.
Son hymne a été interprété par ses créateurs ainsi que par les Quatre Barbus.
Un spectacle du même nom a été interprété par Jacques Pessis, fils adoptif de Pierre Dac en 2012
 
 
Francis Blanche et Pierre Dac, "Le Parti d'en rire". C'est vieux, mais c'est toujours aussi bon...
L'art de parler pour ne rien dire, cela s'appelle la rhétorique….
« Je crois d’un bon citoyen de préférer les paroles qui servent aux paroles qui plaisent » (Démosthène – Olynthiènnes III – 21)

Publié dans Humour, Politique

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JacquesAdi 22/04/2016 02:06

Hélas, à mon avis et sans vouloir te contrarier et même en espérant que tu ai raison, je crains que la vente de 2 de ses 3 hôtels par Louis WAN soit plutôt le signe qu'il ne croît pas du tout au développement du tourisme. Il a un coup de bol car la filiale Tourisme du groupe Hainan veut mettre un pied en Polynésie pour une raison peut être toute simple d'optimisation fiscale ou de blanchiment de capitaux. Il y a aussi CHICHONG qui a liquidé sa société au bon moment et dont il me revient que lors de son interview sur Polynésie 1ere avait déclaré qu'il ne croyait pas à la grosse vague de touristes chinois en raison du peu de congés dont ils bénéficient et de la durée du voyage de près de 48h fortement pénalisante. On entend plus parler de Robert WAN qui avait déjà connu des graves difficultés financières et de la vente de son atoll de Anuanuraro où le parquet à je crois fait appel.après la relaxe de Wan, Flosse, Fritch, Puchon, Tong Sang et Bontant.

N.L. Taram 22/04/2016 04:03

Bien sur qu'on peut avoir des doutes, ce genre de changement de propriétaire d'hôtel n'est pas nouveau et ne donne pas toujours de bons résultats. Toutefois, pour nous contribuables polynésiens, que nous importe que le proprio. s'appelle Wan ou Hainan, le principal c'est qu'il fasse le plein. Je pense que c'est quand même le but de l'investisseur, car même si c'est pour "blanchir" des capitaux, il ne doit pas souhaiter une liquidation dans les 2 ou 3 ans qui suivent. Espérons...

JacquesAdi 21/04/2016 08:10

Non Taram, le texte n'est pas sérieux du tout, mais la démonstration par Lepage de la langue de bois qui est d'utilisation courante par nos politiciens professionnels, elle est sérieuse. Il se sert d'environ 17 mots écrits sur des cartons ( démocratie, participations, lien social, solidarité, partenariat, mondialisation, développement contrat, etc...) et ensuite il bat ses cartons comme des cartes à jouer et au fur à mesure du tirage de chacun des mots au hasard, il restitue une phrase qui s'articule avec la précédente et prépare la suivante. Ces vidéos sur Youtube sont croustillantes, la démonstration de comment parler pour ne rien dire. C'est quelqu'un de très sérieux qui aborde nombre de sujets de société et décortique avec une adresse chirurgicale la phraséologie de nos technocrates pour dévoiler toutes les facettes de la novlangue, comme par exemple ne plus dire un étudiant en échec scolaire mais en "réussite différée" ou encore au lieu de décroissance parler de "croissance négative". Un véritable anthropologue des méthodes d'enfumage utilisées par la classe dirigeante y compris les patrons et cadres dans les grandes entreprises.

N.L. Taram 21/04/2016 08:59

Ouf, je respire... mon cerveau fonctionne toujours. Mais chapeau ! je vais suivre les écrits et déclarations de ce monsieur de plus près. J'ai vu sur Google qu'on parle de lui sur plusieurs sites et qu'il a une présentation sur Wikipedia. Conclusion : que faire ? En rire c'est bien, mais ça ne fait pas avancer la machine. Enfin, il y a quelques bonnes nouvelles aujourd'hui : reprise de 2 ou 3 hôtels, peut-être des vols de la Hainan Airlines.

JacquesAdi 20/04/2016 22:18

Salut Taram, alors là je me marre ! Comme promis, et comme tu viens officiellement de ressusciter le Parti d'en Rire, je suis donc ton premier adhérent. Le versement de ma cotisation ne manquera pas d'intervenir le moment venu et au plus tard dès le lendemain. Sur le plan des idées et de la programmatique, il y a une question centrale dont je veux te faire part, il est temps de mettre un terme à la croissance négative et revenir sur une notion, tu m'en donnera quitus, qui me paraît essentielle et c'est la question du contrat que je voudrais mettre en rapport avec cette autre question qui est celle du développement. Pourquoi penser aujourd'hui les logiques de développement dans l'esprit d'un contrat, mais pour une raison au fond assez simple, c'est que dans l'espace désormais incontournable du local, il nous faut inventer des partenariats qui soient les acteurs, des partenariats qui soient garants de la démocratie, c'est à dire qui installent, qui assoient cette démocratie sur un véritable diagnostic partagé qui relève le défi de la décentralisation en prenant en compte la question du lien social. La question du lien social, à l'heure de la mondialisation, excuses moi de te le dire, elle est bien mal en point, mais elle est mal en point pourquoi ? Mais parce que la question du lien social aujourd'hui c'est dans la proximité qu'il faut la relever, et dans la proximité la question du lien social et de la mondialisation c'est tout simplement la question interculturelle, alors moi, je pense que ce beau vocable de citoyenneté aujourd'hui, nous devons l'appliquer aux habitants eux-mêmes et avec les habitants mettre en place des logiques de participation et au fond pour un homme politique ou pour une nation toute entière quel plus beau, quel plus magnifique projet. ( source Franck Lepage)

N.L. Taram 21/04/2016 05:16

Bonjour Jacques,
J’ai lu le texte et je suis resté perplexe ; serait-ce du Pierre Dac (et je me marre) ou beaucoup plus sérieux (et je me pose des questions sur l’état de mon cerveau) ? J’ai de suite cherché Franck Lepage sur Google et, en effet, je fais la connaissance de quelqu’un de sérieux quoique un peu ambigu.
Je vais relire à tête reposée (je viens de passer 5 heures à Cardella) et nous pourrons en reparler. Mais je pense qu’un tel message restera incompris par l’électeur… finalement proche de la langue de bois.