BARBARE

Publié le par N.L. Taram

La presse, en particulier de France, parle beaucoup des barbares en ce moment. Qu’en est-il exactement ?

 

Sarkozy : "Les barbares nous attaquent" parce qu'ils "croient que nous sommes faibles"

Allemagne: un couple soupçonné de deux meurtres barbares

Congrès à Versailles: mines graves et Marseillaise face "aux barbares"

Les musulmans de France appelés à manifester vendredi contre "l'horreur barbare"

BARBARE

Étymologie

À l’origine, le terme barbare, emprunté en français en 1308 au latin barbarus, lui-même issu du grec ancien βάρϐαρος / bárbaros (« étranger »), était utilisé par les anciens Grecs pour désigner les peuples n’appartenant pas à leur civilisation (définie par la langue et la religion helléniques), et dont ils ne parvenaient pas à comprendre la langue. Barbare signifiait alors « non grec » : toute personne dont le langage ressemblait, pour les Grecs, à un charabia « bar-bar ».

Le terme « barbare » a ensuite été utilisé par les Romains pour nommer les peuples qui se trouvent à l’extérieur du limes, dans le « Barbaricum », la « terre des Barbares », c'est-à-dire hors de leur autorité : l'« Imperium ». Pour les Grecs comme pour les Romains, tout « barbare » peut, en adoptant leur langue, leurs dieux et leurs mœurs, devenir Grec ou Romain, et ce fut le cas non seulement de nombreux individus (dont certains parvinrent jusqu’à la fonction impériale), mais aussi de peuples entiers, acceptés dans l’Empire comme « foederati ». Toutefois, ces termes pouvaient aussi traduire la crainte ou le mépris qu’inspire l’étranger, l’envahisseur qui ne se présente pas en allié, en « foederatus » potentiel, mais en conquérant voulant imposer ses mœurs et son pouvoir dans l'« Imperium ».

Pour Thucydide, « barbare » possède aussi un sens technique : celui des valeurs locales opposées aux valeurs universelles recherchées par le civilisé, par exemple celles faisant primer l’intérêt d’un clan au détriment de l’intérêt commun, du « bien public ».

Les Huns à la bataille de Chalons ; illustration de Neuville Les Huns à la bataille de Chalons ; illustration de Neuville

Le mot barbare a en français plusieurs significations :

  • un membre des peuples migrateurs qui, sporadiquement depuis le IIIème  siècle av. J.-C. (expansion celtique) jusqu’au XIIIème siècle (invasions tatares), mais avec un pic du IVème siècle au VIIème siècle (période dite des « Invasions barbares »), ont cherché, venant de l’Europe du Nord ou d’Asie, les ressources et les terres dont ils ne disposaient plus dans leurs régions d’origine, soit pour des raisons climatiques et environnementales, soit en raison de leur croissance démographique, soit pour en avoir été évincés par d’autres peuples ;
  • une époque, région, population, tradition, pratique, idée ou idéologie dont les coutumes, concepts ou préceptes légitiment ou semblent justifier, aux yeux de la personne qui en parle, des violences, la coercition, le pillage, l’aliénation, des injustices ou des crimes de masse ;
  • une personne réputée brutaleinculteintoléranteviolente, destructrice, et le comportement, le langage, les mœurs de cette personne (lorsque les destructions sont physiques, on parle aussi de « vandalisme » par référence au peuple des Vandales).

Au fil de l’histoire, le terme a revêtu différentes acceptions.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Barbare

LA BARBARIE

Au sujet des actes de barbarie, ce n'est pas nouveau ; le XXème siècle a battu tout les records dans ce domaine. Je vous recommande quatres articles sur ce blog et, bien sur, toutes les publications à ce sujet >>>

Publié dans Société

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