MILITANT OU BÉNÉVOLE

Publié le par N.L. Taram

LE MILITANT

Dernièrement, un ami a fait une longue déclaration sur le « militantisme » au cours d’une réunion d’une association. Déclaration certes très « militante » mais qui ne m’a pas convaincu : il est facile de parler de militantisme et de bénévolat quant on a de bons revenus…

« Le bénévolat est le privilège des riches »

----------o----------

Militantisme

Aux origines, le terme militant (du latin miles, militis : « soldat ») concernait les personnes qui se battaient, les armes à la main, pour défendre (ou imposer) leurs idées et convictions propres ou celles de leur école de pensée. Le militantisme peut désigner un « zèle ardent » dont font preuve certains en vue de rallier des personnes à une cause.

Au XXIe siècle, dans les pays à culture et fonctionnement démocratique, un militant utilise des méthodes moins violentes, encore que certaines actions agressives et contraignantes puissent parfois entrer dans la panoplie du militantisme.

Évolution du militantisme

On assiste aujourd'hui à l'apparition, chez les nouvelles générations, d'une autre forme de militantisme : le militantisme post-it.

L'individualisation de la société et le désenchantement idéologique poussent de plus en plus de gens à s'engager ponctuellement pour des causes précises et concrètes. Ces personnes se mobilisent selon leurs besoins et aspirations du moment, mais cette mobilisation ne s'inscrit pas forcément dans la durée.

http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Militant&oldid=69321671.

Un acte militant : ce camion anti-vivisection est régulièrement visible sur le bord des routes montpelliéraines – Source : Wikipedia

Un acte militant : ce camion anti-vivisection est régulièrement visible sur le bord des routes montpelliéraines – Source : Wikipedia

LE BÉNÉVOLE

J'ai été surpris de lire ce titre dans la Dépêche de Tahiti du 10 novembre 2016. Enfin, apprendre à de jeunes gens comment bénéficier de subventions, c'est n'importe quoi !!!

MILITANT OU BÉNÉVOLE

Á la lecture de l’article, j’ai compris que cela concernait les associations « loi 1901 ». Mais ça ne change rien à mon avis ; il serait préférable de leur apprendre comment gérer une association pour lui permettre de subsister et d’être efficace sans être obligée de mendier des subventions qui sont généralement accordées dans un but… électoral.

Heureusement la plupart des associations fonctionnent sans subvention et grâce à la cotisation des adhérents, la vente de plats, l’organisation de soirée dansante, de journée sportive, de randonnée, etc. Il existait même l’organisation de tombola, mais malheureusement cela a été supprimé au profit du monopole de la Pacifique des Jeux, filiale de la Française des Jeux à 100 %.

----------o----------

Bénévolat

Le bénévolat est une activité non rétribuée et librement choisie qui s’exerce en général au sein d’une institution sans but lucratif  (ISBL)  :  association, ONG, Syndicat ou structure publique. Celui ou celle qui s’adonne au bénévolat est appelé « bénévole ».L’étymologie du mot vient du latin « benevolus » qui signifie « bonne volonté ».

Se sentir utile et faire quelque chose pour autrui est le moteur des bénévoles, lesquels s’impliquent dans des domaines d’activité sans rémunération aussi divers que le sport, la culture ou les loisirs, l’humanitaire, la santé, l’action sociale, la défense des droits, la défense de l'environnement et de la biodiversité ou encore l’éducation.

https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9n%C3%A9volat

Source : Wikipedia

Source : Wikipedia

Cela m’a rappelé un texte humoristique que m’avais adressé, en mars 2008 mon ami Gilma, sculpteur, peintre, ébéniste, photographe de la nature, bricoleur et internaute, perdu dans ses montagnes du Cantal :

 

Salut,
dans ma région, comme un peu partout, il existe des associations,
ces associations, parfois, recherchent des volontaires,
des "bénévoles " en fait.

J'ai donc voulu savoir ce qu'était un bénévole
et j'ai posé la question à un responsable d'association......
voici la réponse que j'ai obtenue :

Le bénévole (motivus bénévolus) est un mammifère bipède
qu’on rencontre surtout dans les associations où il peut se
réunir avec ses congénères. Les bénévoles se rassemblent à
un signal mystérieux appelé « convocation ».

On les rencontre aussi en petits groupes dans divers
endroits, quelquefois tard le soir, l’oeil hagard, le cheveu
en bataille et le teint blafard, discutant ferme sur la
meilleure façon d’animer une manifestation ou de faire des
recettes supplémentaires pour boucler le budget.

Le téléphone est un appareil qui est beaucoup utilisé par le
bénévole et qui lui prend beaucoup de son temps. Mais cet
instrument lui permet de régler les petits problèmes qui se
posent au jour le jour.

L’ennemi héréditaire du bénévole est le "yaka" (nom
populaire) dont les origines n’ont pu être déterminées à ce
jour. Le "yaka" est aussi un mammifère bipède, mais celui-ci
se caractérise surtout par un cerveau très petit qui ne lui
permet de connaître que deux mots : "y’a qu’à", ce qui
explique son nom. Une des particularités du "yaka" est,
comme ses acolytes les "yfautqu’on" et les "yapuqu’à",
l’inaptitude à se reconnaître.

Le "yaka" est virulent surtout en groupe, au milieu des
siens, bien abrité dans la cité anonyme, il attend. Il
attend le moment où le bénévole fera une erreur, un oubli,
pour bondir et lancer son venin qui atteindra son adversaire
et provoquera chez celui-ci une maladie très grave :

Le découragement.

Les premiers symptômes de cette maladie implacable sont
visibles rapidement : absences de plus en plus fréquentes
aux réunions, intérêt croissant pour son jardin, sourire
attendri devant une canne à pêche et attrait de plus en plus
vif qu’exercent un bon fauteuil et la télévision sur le
sujet atteint.

Les bénévoles, décimés par le découragement, risquent de
disparaître et il n’est pas impossible que, dans quelques
années, on rencontre cette espèce uniquement dans les zoos
où, comme tous ces malheureux animaux enfermés, ils
n’arrivent plus à se reproduire.

Les "yaka" et leurs acolytes, avec leurs petits cerveaux et
leurs grandes langues, viendront leur lancer des cacahuètes
pour tromper l’ennui. Ils se rappelleront avec nostalgie du
passé pas si lointain où le bénévole abondait.

Vous qui lisez ces quelques lignes, si vous rencontrez un
jour un bénévole, sachez qu’il s’agit d’une espèce utile en
voie de disparition : protégez-le...

Bon, que cela n'empêche pas certains de dormir,
ni de participer activement et bénévolement au vote,
quand a moi, qui ne vote pas, qui ne suis donc pas "benêt"
je participe quand même aux diverses activités culturelles et autres du coin,
c'est a dire, aller boire un coup quand c'est offert.

Á plus…

 

Commentaire de Totara :

Le mammifère bipède, motivus bénévolus, a particulièrement disparu de la Polynésie depuis le débarquement d’un nouveau Dieu, l’ARGENT. Cette nouvelle religion, appelée « moni » en tahitien, a débarquée en 1961 par la nouvelle piste d’aviation construite à Faa’a , Tahiti . Elle a envahi toutes les îles plus vite que le naonao, sale bestiole affamée de chair (moustique). Il s’est greffé sur cette nouvelle religion l’assistanat, doctrine des gouvernements qui prennent dans une poche, retiennent leur grosse dîme au passage et distribuent les miettes restantes aux assistés. Cette nouvelle épidémie touche particulièrement les motivus bénévolus, la preuve ils sont devenus bien rare...

----------o----------

Quelques citations :

« Les femmes devraient militer pour qu’on leur accorde comme aux hommes le droit à la laideur » Michel Tournier.

« Le militant qui ne lit que « sa presse » m’exaspère » Michel Polac/Libération – 5 février 2000.

« Si on payait mieux les bénévoles, ça donnerait peut-être envie à plus de gens de travailler gratuitement » Philippe Geluck

Publié dans Société

Commenter cet article