VERS LA FIN DE L’IMPOSTURE (6)

Publié le par N.L. Taram

VERS LA FIN DE L’IMPOSTURE (6)

Jéricho

ou : vers la fin de l’imposture

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par Agnos - 01/03/2007

Voir le début de l'article : Jéricho ou : vers la fin de l’imposture

 

Mettre fin à "l'imposture" : stratégie


(Suite)

2° La vérité base de toute réplique aux manquements… à la vérité

On pourrait sans doute se fixer comme démarche simple, de répliquer à chaque manquement aux règles de base ci-dessus, par une contre-action d’information et de publicité destinée à éclairer tout un chacun sur ces déviances et à inciter ceux qui s’y livrent à plus de respect des règles de nos sociétés.

- À titre d’exemple, plaçons-nous dans le cas où l’Église exigerait qu’on reconnaisse que Jésus a été condamné à être crucifié par Ponce Pilate. Il est facile de rétorquer qu’il n’y a pas le plus petit commencement de trace de cette condamnation nulle part, ni de l’exécution, ni, a fortiori, d’une quelconque résurrection ! Comme le demanderait le signor Cascioli : messieurs du clergé, prouvez vos dires !

- Lorsqu’il s’agit de négationnisme pur et simple, il y a dans l’Histoire un si grand nombre d’exemples incontestables des cruautés pratiquées par nos bons apôtres, qu’il suffit de puiser dans les documents à notre disposition pour mettre en valeur les atrocités auxquelles se livra la religion et les innombrables victimes qu’elle fit.

- Quant aux escamotages que se permet le clergé lorsqu’il s’agit de ses propres déviances, notamment la pédophilie, n’hésitons pas à accorder à ces turpitudes la publicité qu’elles méritent. A chercher à savoir si la hiérarchie a essayé de les camoufler et, pourquoi pas, en cas de mauvaise volonté évidente des intéressés, à organiser des actions de mise en garde des parents pour qu’ils informent leurs enfants sur les comportements qui pourraient être annonciateurs de menaces sérieuses pour eux.

- Si d’aventure ces brave gens cherchaient à nouveau à entraver la création artistique ou la publicité au nom du respect d’une idéologie que tout le monde est loin de partager, menaçons de lancer à grand tapage des œuvres de fiction traitant de la vie d’un évêque pédophile ou d’une religieuse nymphomane, par exemple, où l’on préciserait d’avance qu’elles sont basés sur des faits réels que chacun pourrait aisément contrôler…

- Enfin, s’ils persistaient à vouloir s’opposer illégalement à des actes parfaitement légitimes, une bonne façon de leur apprendre à regarder d’abord chez eux serait de rappeler les vies dissolues de leurs papes, des membres de tous niveaux de leur clergé, sans oublier ces religieuses qui à défaut de se faire avorter (17)
, tuaient à la naissance les enfants nés de leurs amours coupables et les enterraient dans les jardins des couvents ou les jetaient dans les fleuves… A l’époque on n’avait pas encore inventé le slogan : "Let them live…".


3° Une structure adaptée à ce type d’action

Il sera de toute façon indispensable de créer une instance, un groupement, une association, qui observera la normalité du comportement de l’organisation religieuse souvent peu respectueuse de la laïcité, de décider dans quels cas il est nécessaire de réagir, ainsi que des actions à entreprendre et des moyens utiles pour faire rentrer les choses dans l’ordre.

On devine que cette structure devra être légère : il ne s’agira pas de "Greenpeace" ou d’ "Amnesty international" qui doivent organiser des opérations de grande ampleur ou utiliser de nombreux effectifs pour effectuer d’innombrables enquêtes.

La structure en question pourrait être un "Observatoire Laïque", par exemple, avec quelques compétences indispensables : historiens, philosophes, juristes, journalistes, informaticiens, capables de réagir à bon escient aux dérives de la catholicité, de décider des répliques appropriées, de faire jouer les moyens : tribunaux, médias, Internet, pub, etc., qui paraîtront les plus aptes à atteindre le résultat recherché et d’agir, cela va de soi, dans le cadre d’une parfaite légalité.

La mise en œuvre d’une telle structure, la définition du type de responsabilité dont elle dépendrait et donc des contrôles auxquels elle serait soumise, de ses moyens, de son financement, etc., pourraient être l’objet de discussions via Internet, sur un site et/ou un blog crées dans ce but, on y reviendra plus loin, où s’effectueraient les échanges destinés à créer une telle organisation.

Il est vraisemblable que l’action de salubrité laïque que nous proposons devrait rencontrer l’assentiment de la plupart des groupes athées, libre-penseurs, francs-maçons, etc., ce qui, pour peu qu’ils apportent leur soutien, au moins de principe, au projet, pourrait fournir de meilleures chances de succès à l’entreprise.

Pour ce qui est du financement, il devrait être raisonnable : un local, un P.C. et Internet, quelques dépenses d’administration courante, etc. Ces charges pourraient être couvertes en partie par ceux des organismes dont nous venons de parler qui l’accepteraient, mais aussi par la participation de sympathisants qui voudraient bien y contribuer.

On peut aussi espérer que les intervenants pourraient, pour la plupart d’entre eux, être des bénévoles, ce qui est assez souvent le cas dans ce type d’activité. D’ailleurs si ces actions prenaient de l’ampleur, ceux qui y participeraient pourraient y trouver en retour une certaine notoriété, la reconnaissance de leurs talents, une meilleure audience auprès du public, toutes choses qui ne seraient pas dénués d’intérêt pour eux !

Enfin, en supposant qu’un blog, par exemple, dédié à ces actions devienne un lieu vivant et fréquenté sur le Net, il pourrait être possible d’en tirer quelques recettes publicitaires qui compléteraient opportunément les moyens qui ont été évoqués.

Internet, enfin…

En fait toute cette démarche pourrait se résumer en une simple équation :


Liberté de penser + Internet = Fin de l’Eglise catholique

Internet, c’est, au bout des doigts, toute l’Histoire, toute l’information, toute l’actualité.

Dés lors les tromperies qui ont berné le monde pendant des siècles perdent définitivement leur efficacité. Et toutes ces affabulations, légendes et inventions plus ou moins fantaisistes qui n’ont que trop duré n’ont plus, grâce à ces moyens, qu’une espérance de vie extrêmement réduite…

Mais Internet c’est aussi un milieu d’échange, de confrontation, d’émulation.

Dans ce projet il devrait servir à plusieurs niveaux :

  • d’abord comme un lieu où serait élaborés la structure, les objectifs, les moyens à mettre en place pour mener les opérations destinées à remettre la laïcité sur ses pieds,
  • ensuite comme reflet et suivi de ces opérations,
  • enfin comme une sorte de forum où se rencontreraient les sympathisants, où ils auraient la possibilité d’apporter leurs contributions et également de formuler leurs critiques.

Ces contributions pourraient d’ailleurs s’entendre dans un sens large et comporter des analyses historiques, des critiques de points contestables ou ridicules de la religion, des éléments jugés humoristiques, des mises en lumière de pratiques de l’Église contraires à sa propre morale, etc.

Enfin, qui empêcherait que dans des œuvres de fiction orientées, on réécrive des épisodes de la Bible ou des évangiles, la vie de quelques personnages de la mythologie chrétienne, de saints qui furent loin de l’être, de saintes hystériques, l’histoire vraie de Bernadette Soubirous et autres sujets ou chacun pourrait faire preuve d’autant d’imagination, de création et de fantaisie que les promoteurs d’origine !


 

Suite >>>  En conclusion (7/7)

 



Notes

(17) Par manque de prophylaxie, l’avortement présentait alors beaucoup trop de dangers.

Publié dans LIBRE PENSÉE

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