LES MARQUISES

Publié le par N.L. Taram

L’archipel des Marquises, à l’exemple de Saint-Barthélemy aux Antilles, souhaite se séparer de la Polynésie.

Nuku Hiva 1990

La "différenciation" comme piste d’évolution statutaire aux Marquises

Tahiti-infos du 23 janvier 2017

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"Aujourd’hui, grâce à la communauté de communes, qui est un espace de dialogue et de prise de décision, je pense que nous sommes à maturité pour demander le soutien du Pays dans le cadre d’une évolution vers un statut particulier qui concerne l’archipel ", défend le président de la Communauté des communes des îles Marquises ……….

Îles Marquises
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Communes et circonscription électorale
L'archipel comptait 9 264 habitants en 2012. Au nord, se trouvent les communes les plus peuplées :
  • Nuku Hiva : 2 966 habitants. C'est l’île principale du groupe septentrional, et le siège dans le village de Taiahae du chef-lieu des Marquises ;
  • Ua Pou : 2 173 habitants ;
  • Ua Huka : 621 habitants.
Et au sud les communes de :
  • Hiva Oa : 2 190 habitants (l’île principale du groupe méridional, et la plus célèbre) ;
  • Tahuata : 703 habitants ;
  • Fatu Hiva : 611 habitants.
Économie
Transports et communications
  • Avion : il y a quatre aéroports aux Marquises. Ils sont sur les îles de Nuku Hiva, Ua Pou, Ua Huka et Hiva Oa. Ils sont desservis par les compagnies Air Tahiti et Air Archipels.
  • Bateau : bateau de la compagnie Aranui, bateau communal, speed boat...
  • Taxis.
  • Chevaux.
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Je leur souhaite une réussite dans leur projet.

Mais voyons comment Saint-Bartélemy s’en sort…

 

Saint-Barthélemy (Antilles françaises)

 

Saint-Barthélemy est une île française des petites Antilles et une collectivité d’outre-mer (COM) au sens de l'article 74 de la Constitution depuis le 15 juillet 2007. Avant cette date, à laquelle le changement de statut a pris effet lors de la réunion du conseil territorial nouvellement élu, elle était une commune et un arrondissement, dépendant du département d’outre-mer de la Guadeloupe.

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9.427 habitans (2014) – 393 hab/km2 – superficie 34 km2

 

Économie

L'économie de l'île est essentiellement axée sur le tourisme de luxe et la construction ; Saint-Barthélemy possède également le statut de port franc. La collectivité a également acquis, en plus de celles dévolues à une commune, les compétences d'un département, d'une région et celles de l'État, prévues à l'article LO 6214-3 de la loi organique :

  • impôts, droits et taxes ; cadastre ;
  • urbanisme, construction, habitation, logement ;
  • circulation routière et transports routiers ; desserte maritime d'intérêt territorial ; immatriculation des navires ; création, aménagement et exploitation des ports maritimes, à l'exception du régime du travail ;
  • voirie; droit domanial et des biens de la collectivité ;
  • environnement, y compris la protection des espaces boisés ;
  • accès au travail des étrangers ;
  • énergie ;
  • tourisme ;
  • création et organisation des services et des établissements publics de la collectivité.

Pour éviter le tourisme de masse la population a opté dans les années 1960-1970 pour une approche favorisant le tourisme des plus fortunés. L'île bénéficie peu des services qu'offre la métropole, ni des services publics habituellement mis en œuvre par une commune de métropole : les voiries ont longtemps été en très mauvais état, les services de santé se résument à un dispensaire et à un hôpital local sans bloc opératoire, l'éducation nationale assure la scolarité jusqu'à la classe de seconde, ce qui implique des coûts financiers importants pour la poursuite des études. Elle bénéficie toutefois de la péréquation des tarifs de l'électricité, ce qui lui permet de bénéficier d'une énergie à un prix (hors taxes) identique à celui pratiqué en métropole.

Les produits de consommation courante, tous importés par avion ou bateau, sont sur-tarifés (avec un surcoût d'environ 25 % pour les produits de construction, voire 400 % pour certaines denrées alimentaires). Le coût de la vie est donc très élevé, notamment les loyers.

Le 18 décembre 2007 est créé en application de la loi organique no 2007-223 et la loi no 2007-224 du 21 février 2007, le CESC (Conseil économique social et culturel) de Saint-Barthélemy.

Le 8 novembre 2008, la Collectivité installe un établissement territorial consacré au service des entreprises de l'île : la Chambre économique multi professionnelle de Saint-Barthélemy. Composée de douze membres élus parmi les socioprofessionnels de l'île, établis depuis au moins cinq ans. Cette chambre sert de centre de formalité des entreprises, assure la formation de ses ressortissants, assure le soutien aux entreprises et la promotion des activités économiques de l'île.

………………

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Barth%C3%A9lemy_(Antilles_fran%C3%A7aises)

 

Directorate of Intelligence, CIA — https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/tb.html

http://www.comstbarth.fr/

On peut essayer de comparer l’archipel des Marquises avec Saint-Bartélemy. Cette île a un statut de Collectivité d’Outre-mer (COM) depuis le 15 juillet 2007, elle a 9.427 habitants (9.264 aux Marquises), mais c’est une île de 24 km2 (une douzaine d’îles dont six habitées aux Marquises, superficie 997 km2). De plus Saint-Bartélemy est à 20 km de Saint-Martin (COM de 35.107 habitants dans la partie française) et à 203 km de la Guadeloupe. Enfin Saint-Bartélemy, dont le tourisme est la principale activité, bénéficie de la proximité des États-Unis et d’une distance nettement plus proche de l’Europe que la Polynésie.

 

Je vous conseille de lire la note du CEROM* concernant l’ Estimation du PIB par habitant de Saint-Barthélemy.

 

*Comptes économiques rapides pour l’Outre-mer

Cliquez sur le lien suivant pour télécharger ce fichier PDF (8 pages)

Quelques vues des Marquises après la réussite de son avenir touristique…

 

Publié dans Economie PF, POLYNÉSIE

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Jacques 28/01/2018 05:24

Bonsoir,
Un article intéressant qui me rappelle un souvenir.
Nous étions arrivés à UA POU en 1981 pour la rentrée ... Quelques semaines plus tard, un TAPORO étant passé (bien rare à l'époque), j'ouvre la Dépêche et en pages centrales, un énorme titre " Les Marquises demandent leur indépendance" ! Où sommes-nous tombés ... Mais à lire en plus petit, "et leur rattachement direct à la France" , un grand sourire. Nous étions bien tombés à ce qui reste un paradis pour nous, tant pour l'île que pour ses habitants.
Tellement que 6 ans plus tard je signais pour un contrat à Nuku-Hiva.

N.L. Taram 28/01/2018 07:56

Bonsoir Jacques.
Je vois que cette démarche des Marquises n'est pas nouvelle. Il faudra que je relise Gauguin pour voir à son époque. Je comprends que, compte tenu de leur éloignement de Tahiti, ils aient quelques problèmes de gestion ; toutefois, j'ai quelque doutes sur la solution de séparation style Saint-Barthélemy. Merci pour ton commentaire... que de bons souvenirs. Amitiés

André 27/01/2018 11:40

Prendre pour modèle de développement les paradis pour ultra-riches méritent réflexion car selon que vous soyez riches et puissants ou pauvres et misérables vous ne profiterez pas de la même façon du PIB. La corruption, les privilèges, le creusement des inégalités, la pollution viendront avec l’argent et le risque est grand de privatiser les recettes et de laisser aux locaux les contraintes. J’ai eu l’honneur de découvrir ces îles dans les années 70 j’avais 20 ans, nous avions l’impression que notre gros bateaux gris arrivait au paradis. La nature était conservée, les gens accueillants la forêt un jardin, la mer un aquarium et les airs typiques égaillaient nos oreilles. Après tout ce temps mon souvenir reste intact et je me demande parfois comment ils vivent la mondialisation : hélicoptères, avions, jet ski, 4X4 et tous les bidules autant coûteux qu’inutiles qui encombrent rapidement les décharges ou pire jetés directement à la mer. Les photos des hôtels les pieds dans l’eau me font frémir, je passe sur la question de leurs connexions aux réseaux d’eau potable, d’électricité, et surtout l’assainissement pour garantir le standard « zéro rejet » dans l’environnement. Écoutez Jacques Brel en regardant se balancer les voiliers et fuyez ces hôtels qui sentent les investisseurs mondialisés toujours à la recherche des coins de paradis à ravager sur l’hôtel du développement. Accueillez les touristes, les vrais, chez l’habitant cette solution profitera directement à l’économie locale, et les touristes seront ravis de leurs véritables découvertes des Marquises.

N.L. Taram 27/01/2018 18:28

Bonjour André,
entièrement d'accord avec toi. C'est vrai que mon texte est ambigu mais j'ai essayé de montrer leur erreur et la comparaison avec Saint-Barthélemy n'était pas bonne. En 2008, j'avais débattu sur un autre blog avec des élus marquisiens pour la même raison ; finalement, ils avaient opté pour la communauté de communes. Mes 2 dernières photos trafiquées datent de cette époque ; les immeubles proviennent de photos de Cancun et l'aéroport de Faa'a.