LE RETOUR DU SWAC

Publié le par N.L. Taram

SWAC de l’hôpital : réunion d'information le 19 février
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Le lancement de l’étude d’impact est prévu pour la deuxième quinzaine du mois de février et une réunion d’information sera organisée à la mairie de Pirae le 19 février. L’étude projet a été lancée le 1er février et s’étalera sur 4 mois. Viendra ensuite la consultation pour travaux à partir de la mi-août pour une notification des marchés prévue le 15 janvier 2019. 
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LE RETOUR DU SWAC

Un rappel des articles précédents au sujet du « swac »

Le Swac du Taaone est "sur les rails"

Tahiti-infos –  le 13 septembre 2017

Lors de cette présentation, le ministre a affirmé qu' "après plusieurs changements dans le montage du projet", il était désormais bien enclenché. La Polynésie française investit 25 millions d'euros (2,98 milliards de francs) pour mener à bien cette nouvelle façon de climatiser.

……permettra la substitution complète de la production de froid des groupes frigorifiques des entités MCO (Médecine Chirurgie Obstétrique – bâtiment principal du CHPF) et du Centre 15 (C15) cumulés……

Le premier commentaire :

PC - Surprenant le schéma de la présidence... Ils ont oublié les pompes pour pomper l'eau sur plusieurs kilomètres à 1000 mètres de fond... les pompes très puissantes pour leur rapidité à pomper et des tuyaux d'au moins un mètre de diamètre. Ils ont oublié aussi les sur-presseurs pour monter l'eau douce refroidie dans les immeubles, l'isolation des tuyaux de distribution, les systèmes de ventilation de froid dans les pièces... Enfin, l'électricité pour faire fonctionner les pompes, les sur-presseurs et les ventilateurs.

LE RETOUR DU SWAC

Coïncidence ?

Quelques mois avant les élections de 2013, Tahiti-infos publiait un article à peu près identique :

Le Swac de l’hôpital du Taaone sera financé par le Pays

Tahiti-infos – le 18 décembre 2012

Le Swac (sea water air conditioning cooling system) du Centre hospitalier du Taaone sera opérationnel fin 2014 et le premier appel d’offres sera lancé dès janvier 2013.

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 Le premier commentaire :

PC - Je ne nie pas l'intérêt de ce projet... quoique le maître d'œuvre de l'installation de Bora Bora reste ambigu au sujet de la rentabilité si on tient compte de l'investissement. Pour l'hôpital Taaone, l'investissement serait de 3 milliards, amorti sur 10 ans cela fait quand même 300 millions par an plus les intérêts. Enfin, si cela est rentable pourquoi une entreprise privée ne prend pas en charge cet investissement ? Pourquoi le contribuable ? Je suis sceptique...
La présentation du projet n'est pas claire : ici, il parle de 90% d'économie sur l'énergie et sur un autre site de 75% ; sur 3 schémas sur 4, il manque les pompes électriques, car elles sont nécessaires pour pomper à 900 mètres de profondeur sur 3 km de tuyau et 172 litres/seconde ; il faut aussi des suppresseurs pour monter l'eau douce dans les bâtiments et des aérateurs dans les pièces pour ventiler ; quand au schéma présenté avec l'article, il concerne le lac du Bourget en Savoie, donc eau douce par besoin d'échangeur, certainement pas pour climatiser car la température maxi en juillet est de 20° et mini en décembre de 2°....

Quelques informations relevées sur le web

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André 10/02/2018 11:13

Ces systèmes sont encore au début de leurs développements et les garanties sur les économies sont hasardeuses. D’abord il n’existe pas de solution miracles pour l’énergie qui n’est qu’une transformation d’un existant à l’état naturel : pétrole, nucléaire, soleil, vent, eau froide, etc. et cette transformation génère toujours des effets pervers mais il faut s’y mettre. Pour le coût il faut intégrer ce que les spécialistes appellent je crois le facteur Pi c’est à dire les habituels dépassements qui peuvent être considérables (cas de l’EPR). Quand à la maîtrise d’œuvre je ne pense pas que l’état possède les compétences nécessaires pour un tel projet et fera sans doute appel à des multinationales Européennes voire internationales. Un des gros poste de ce projet est la pose des canalisations immergées et l’échangeur d’eau réfrigérée, tant qu’à faire il est peut être envisageable de diversifier les «clients» et pourquoi ne pas profiter des ces coûteuses canalisations pour produire aussi de l’électricité.

http://geopolis.francetvinfo.fr/produire-de-lelectricite-grace-a-la-chaleur-de-la-mer-83041