FRAUDE ÉLECTORALE ?

Publié le par N.L. Taram

Source Wikipedia - CC BY-SA 3.0

Source Wikipedia - CC BY-SA 3.0

Vote à bulletin secret

 

Le vote à bulletin secret est une méthode de vote dans laquelle le choix du votant à une élection ou à un référendum est anonyme, tant au moment du vote, qu'après celui-ci. L'enjeu principal est d'assurer que l'électeur exprime un choix profond en empêchant toute tentative d'influence que ce soit par intimidation ou subornation.

 

Les modalités d'un vote à bulletin secret

 

Les méthodes varient : un scrutin rudimentaire peut consister à inviter chaque électeur à écrire son vote sur un papier libre, tandis que sous la forme la plus élaborée, employée pour les élections, l'électeur est invité à placer un papier pré-imprimé dans une enveloppe, se plaçant pour cela dans un isoloir, après avoir choisi celui des papiers portant l'expression correspondant à son choix, ou coché les cases correspondant à son choix ou pratiqué les perforations s'il s'agit d'un bulletin à compléter.

Dans tous les cas, il s'agit d'une méthode de vote lourde, lente (les suffrages doivent être recueillis les uns après les autres par le même dispositif), et parfois coûteuse en comparaison du vote à main levée. Mais elle a l'avantage de soustraire chaque votant à l'influence d'un individu ou du groupe. C'est pourquoi l'exigence du vote à bulletin secret peut être lui-même l'objet de négociations.

Fraude électorale

 

La fraude électorale inclut tous les processus ayant pour objet d'influencer le résultat d'élections, de façon à garantir ou favoriser (augmenter la probabilité) un résultat voulu. Toutes les sociétés utilisant le système des votes sont confrontées au problème, et cherchent à s'en prémunir. Le succès en la matière est une condition pour se prévaloir du label démocratique.

La fraude électorale peut trouver un point d'application à chaque élément du scrutin :

  • la campagne électorale dont la propagande qu'il faut distinguer de l'information, incluant l'affichage et les professions de foi des candidats,
  • l'organisation des bureaux de votes et du scrutin, dont les bulletins de vote
  • les listes électorales
  • le décompte des voix ou dépouillement, voir bourrage d'urne ci-dessous,
  • la publication des résultats.

Pour chacun de ces éléments, on donnera les techniques de fraude et les parades

 

Sommaire

  

1 - Fraude portant sur la composition du corps électoral

     1.1 - Pour y remédier

2 - Fraude portant sur l'organisation du bureau de vote

     2.1 - Bourrage d'urnes

     2.2 - Les échanges des enveloppes de centaines

     2.3 - Dégradation des bulletins

     2.4 - Autres

          2.4.1 - Pour y remédier

     2.5 - Le vote public

3 - Fraude portant sur la proclamation des résultats

     3.1 - La proclamation irrégulière

4 - Fraude portant sur la campagne électorale

     4.1 - La propagande inégale

5 - Fraude portant sur les candidatures

     5.1 - La diffamation des candidats ou partis adverses

     5.2 - Le rejet des candidatures adverses

     5.3 - Pour y remédier

6 - Fraude électronique

7 - Fraude via les procurations

8 - Quelques cas emblématiques

     8.1 - France

          8.1.1 - Le plébiscite du rattachement de Nice et la Savoie à la France en 1860

          8.1.2 -  - La « fraude à la chaussette » aux élections municipales de Perpignan en 2008

          8.1.3 - Les élections municipales de Paris, le 5e arrondissement

………………………………..

 

4.1 - La propagande inégale

 

Lorsqu'une des parties en présence influence voire contrôle les médias, il lui est facile de s'assurer la maîtrise du discours et de limiter voire empêcher la propagande électorale des partis opposés. C'est le moyen moderne par excellence, car il respecte formellement les règles du vote et, faute d'indicateurs pertinents et reconnus (qui ne sont pas toujours en place), il est difficile à prouver (ce n'est qu'une question d'opinion).

Elle peut revêtir diverses formes :

une partie ou ses sympathisants possède l'essentiel des médias de diffusion de masse (influence générale de grands patrons propriétaires de presse avant l'ère audiovisuelle ; monopole des télévisions et radios par l'état, comme au début de la Ve république française ; concentration des radios et télévisions entre les mains d'un groupe financier et de ses ramifications ou dans celles de sympathisants politiques).

le budget des campagnes électorales, s'il n'est pas contrôlé ou limité, donne un accès inégal aux moyens de propagande sans pouvoir invoquer la fraude.

Des sympathisants disposent des futurs locaux ou se tiendrons les bureaux de vote pour tenir un meeting un jour avant l'élection en elle-même, et placardent partout de la propagande "Je vote X" pour leurs poulain, même sur les affichages externes du bâtiment censé resté égalitaires, suppression des affiches des autres participants à l'élection ou forte dégradation. Ce système est très efficace dans les zones ou le taux d'alphabétisation est très faible, notamment dans certains anciens TOM.

………..

Publié dans Démocratie

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André 02/05/2018 09:51

Le conflit entre possédants et possédés cadence le monde, comme l’explosion sociale de 1789/1792, les autres grands conflits n’y sont pas étrangers ; par exemple celui de la catastrophe de 39/45 où l’excellent Robert O Paxton « La France de Vichy » - Ed Point, désigne le rôle des conservateurs pour la montée du fascisme contre les forces du communisme qui risquaient de les spolier. J’avoue qu’à 67 balais j’ai l’impression de redécouvrir l’histoire de France qui est aussi celle du monde. Bonne journée sous le beau soleil.

André 01/05/2018 09:29

La fracture verticale
Publié le 19 avril 2018 par Jean Paul Brighelli
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Blog hébergé par « Causeur.fr »
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Extrait :« PS. Je suis en train de lire Construire un peuple / Pour une radicalisation de la démocratie (Editions du Cerf) qui vient de paraître (mais qui date de 2015, édition espagnole). Chantal Mouffe et Iñigo Errejón, qui tous deux ont lu Gramsci de très près, y débattent de la nécessité (et de la possibilité) de reconstruire un peuple afin de renverser les oligarchies au pouvoir. Ils ont bien compris, l’un et l’autre, que peu importe pour qui les gens du peuple ont voté : le vote, et aussi bien l’abstention, n’ont plus d’autre sens que celui d’une protestation contre la confiscation du pouvoir par une « caste ». Qu’ils croient pouvoir encore construire un « peuple de gauche » dans une « post-démocratie » est leur seule illusion : ce serait déjà beau de reconstruire le peuple républicain de 1793, celui qui, pour minoritaire qu’il fût alors, a posé les bases de la nation française : on verra plus tard ce que nous ferons, l’idéologie du « programme » (commun ou non) est un reste d’horizontalité : l’action, elle, est toujours verticale. Pour le moment elle s’exerce de haut en bas. Eh bien, renvoyons l’ascenseur ! »
Ite missa est.

N.L. Taram 02/05/2018 05:22

Bonjour André,
j'ai de suite cherché ce site "Causeur.fr" ainsi que l'article de J.P. Brighelli. Très intéressant, mais j'avoue que beaucoup de choses m'ont échappé . Il est vrai que j'ai quitté la France à 22 ans et j'ai maintenant 77 ans... Mes derniers articles concernaient nos élections territoriales en Polynésie et c'étaient surtout les candidats, les partis et les "dirigeants" que je visais. Enfin, je constate que ces détournements de la démocratie ne sont pas des spécificités polynésiennes et qu'on les retrouve un peu partout... dont la France, évidemment. Mon article étant partagé sur Facebook, l'un de mes amis concluait notre discussion en ces termes "non tu as raison rien ne change, la forme peu être mais le fond jamais. Des révolutions, des guerres, des conflits sociaux, des semblants de phénomènes démocratiques mais au final c'est toujours les mêmes qui payent le prix fort de la misère." Bonne journée...