L'AVENIR DE LA POLYNÉSIE

Publié le par N.L. Taram

Le 6 août 2018, 17h 00mn

L’AVENIR DE LA POLYNÉSIE

Le 8 mai 2008, j’écrivais sur un forum :

 

Papeete 1963 (Source Taram)

Je souhaite pour Tahiti Nui *:

  • une seule circonscription électorale avec prime majoritaire de 25%
  • l’impôt sur le revenu
  • le Revenu Minimum d’Insertion (RMI)
  • l’allocation chômage
  • les communes à part entière à la place des sections de communes
  • des bureaux de poste dans chaque commune
  • l’eau potable dans chaque commune
  • le ramassage régulier et le tri des ordures dans chaque commune
  • des boites aux lettres aux endroits fréquentés
  • les routes goudronnées
  • des ronds-points
  • des ponts là où c’est nécessaire
  • des tunnels là où c’est nécessaire
  • des transports en commun efficace (tramway…)
  • des allocations familiales pour famille nombreuse
  • l’ADSL haut débit
  • le kw/h à la moitié du prix pratiqué actuellement.

* Polynésie française

 

 

Ensuite je posais la question suivante à mes correspondants :

 

Je suis pour ………………………. ?

Complétez la ligne ci-dessus par :

  • l’indépendance
  • l’état associé
  • un statut de collectivité territoriale avec plus de compétences
  • le statut d’autonomie actuel
  • la régionalisation au sein de la république FR
  • la départementalisation au sein de la république FR
  • un statut de collectivité comme Mayotte
  • un statut de collectivité comme la Corse
  • ………….

Bien sur, je n’ai obtenu aucune réponse.

 

Où en sommes-nous à ce jour ?

Tahiti 2018 (Source : Google Earth)

Par exemple, l’emploi en 2015…..

L'AVENIR DE LA POLYNÉSIE

2. L’emploi et le chômage (page 37 à 40)

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LE MARCHÉ DU TRAVAIL SE STABILISE

L’emploi salarié progresse de 0,2 % à fin 2015, alors qu’il diminuait au rythme moyen de 1,1 % par an ces cinq dernières années. Les créations d’emploi restent cependant insuffisantes pour faire refluer sensiblement le chômage : depuis 2007, 9 000 emplois salariés ont été perdus et le taux de chômage mesuré par le recensement a presque doublé, passant de 11,7 % à 21,8 % en 2012.

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La population active polynésienne s’élevait à 114 300 personnes en 2012, date du dernier recensement. Elle a progressé en moyenne de 1,2 % par an depuis 2007, à un rythme proche de celui de la population de plus de 15 ans (+1,1 %).

 

Sur ces cinq années, marquées par la crise économique, le nombre de chômeurs a fortement augmenté (+12 200), sous l’effet conjugué de la croissance de la population active (+ 6 400 personnes) et des destructions d’emplois (-5 800 emplois).

Parmi la population inactive (+4 300 personnes), le nombre de retraités augmente de 3,2 % en moyenne par an sur la période, tandis que celui des étudiants diminue de 2,6 %.

Entre 2007 et 2012, le taux d’activité (1) est resté stable, à 56,4 % (56,2 % en 2007), à un niveau équivalent à celui de la France métropolitaine (56,7 % en 2012). En revanche, il a reculé pour les personnes de 50 et 59 ans (51,1 % contre 54,4 % en 2007), incitées à prendre leur retraite par anticipation grâce à des conditions de départ encore favorables.

En parallèle, le taux d’emploi (2) de la population âgée de 15 à 64 ans a perdu six points à 47,7 %, et le taux de chômage a doublé (21,8 %).

 

Le secteur tertiaire, pilier de l’emploi

 

L’emploi en Polynésie française est marqué par la prédominance du secteur tertiaire, dans lequel travaillent plus de 8 salariés sur 10. Les services mobilisent plus de deux tiers des effectifs salariés, dont près de six sur dix travaillent dans le secteur marchand.

Le secteur de la construction représente 7 % des 61 120 salariés à fin 2015, derrière l’industrie (8 %) et le commerce (15 %). Le secteur primaire, agriculture et métiers de la mer cumulés, en représente 3 %.

 

(1) Le taux d’activité mesure le rapport de la population active sur la population en âge de travailler (personnes âgées de 15 ans et plus).

(2) Rapport entre les actifs ayant un emploi et la population de plus de 15 ans en âge de travailler.

 

L’emploi salarié progresse de 0,2 % à fin 2015, alors qu’il diminuait au rythme moyen de 1,1 % par an ces cinq dernières années. Cette amélioration ténue est portée par les secteurs de la construction (+4,7 %) et de l’hôtellerie-restauration (+1,3 %). A contrario, les effectifs restent stables dans l’industrie (+0,1 %) et la réduction des effectifs se poursuit dans le commerce (-1,2 %) et les autres services (-0,6 %).

 

Les créations d’emploi restent cependant insuffisantes pour faire refluer sensiblement le chômage : depuis 2007, 9 000 emplois salariés ont été perdus.

 

 

Et la délinquance, où en sommes-nous ?

Pas moyen de trouver un rapport de gendarmerie à ce sujet, le site internet est en maintenance…

Étonnant, alors que Mana n’existe plus depuis 4 ou 5 ans…

 

Mais voici deux articles parus ce weekend  dernier. Cela est devenu tellement fréquent que l'on n'y attache plus d'importance. Et je ne parle pas des agressions et vols quotidiens :

Une petite anecdote "amusante" ...oups ! :

Vers les années 1980, je travaillais à l'ORSTOM (devenu IRD, Institut de Recherche pour le Développement). Un collègue, sociologue, m'appelle pour me montrer le dernier rapport de la gendarmerie sur l'année écoulée. "Lis ceci, tu vas rigoler"... Je lis "les crimes ont augmenté de 100% par rapport à l'année précédente"... Je réponds "c'est n'importe quoi, pas possible"...  "Lis la suite" me dit-il... "L'année précédente il y avait eu UN crime et cette année-là DEUX crimes".

Je confirme, c'est bien la vérité...

Le 7 août 2018, 09h 30mn

Vient de paraître sur Tahiti-Infos, les renseignements que j'ai cherchés vainement hier :

Bravo pour le style, de quoi embrouiller tous les lecteurs. C'est principalement des pourcentages et cela ne prouve rien (voir mon anecdote  ci-dessus).
Si je reprends les chiffres publiés et refais le calcul des pourcentages, je trouve 1.239 salariés inscrits en plus à la CPS (Caisse de Prévoyance Sociale) ; mais sur ce chiffre, il y a 733 emplois temporaires recrutés pour effectuer le recensement de la population en 2017.
Il reste donc 506 travailleurs permanents supplémentaires pour 2017. 
C'est dramatique quand on sait que plus de 3.000 jeunes quittent la scolarité par an....
 
Le lien du fichier PDF publié par l'ISPF >>
 

Publié dans Société

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