LE NATIONALISME

Publié le par N.L. Taram

LE NATIONALISME

LE MYTHE DES "LIBÉRATIONS NATIONALES", UNE OPPRESSION SUPPLÉMENTAIRE

 

Les législatives ont permis à une foultitude de candidats régionalistes de pulluler. S'il n'y a pas de parti qui ose se dire "Parti Français", il y en un, par exemple, qui présente des candidats au nom du "Parti Occitan". Ça sent bon la pureté ethnique ! Le nationalisme, quelle que soit la surface géographique qu'il recouvre, est un poison qu'il faut combattre.

Le système capitaliste engendre des absurdités qui lui sont vitales pour sa survie. L'une de ces absurdités est le nationalisme. C'est le produit le plus violent de la bourgeoisie, dont elle se sert pour préserver ses intérêts. Cela lui permet de diviser la classe exploitée partout dans le monde. Les exemples historiques sont légion : le péronisme en Argentine, le fascisme en Italie, le nazisme en Allemagne, Pétain en France, qui parlait de "révolution nationale"... Le nationalisme n'est pas forcément de droite. La "révolution" cubaine par exemple n'a rien a envier aux régimes fascistes bruns, le sort du prolétariat cubain n'est pas meilleur que sous de tels régimes ! Le patriotisme, c'est avant tout l'autoritarisme, la répression et la négation de l'individu.

Armoirie Corse

Armoirie Bretagne

Drapeau Basque

Vous pouvez accéder à l'article Wikipedia concernant la région, en cliquant sur la photo.

Depuis quelques décennies, de nouveaux types de nationalismes, se proclamant "libérateurs", de "libération nationale" apparaissent, ce sont ceux des autonomistes : basques, bretons, corses... qui fonctionnent sur les mêmes critères (patrie, nation, blabla). Je n'ai rien contre l'envie d'apprendre le gascon ou le catalan, de s'intéresser au folklore breton. Mais là où ça devient inquiétant, c'est quand certains ont cette espèce de maladie de crise identitaire. Ils ne parlent que la langue du pays, essayent de l'imposer au reste de la population. Ils rejettent tout ce qui n'est pas de leur région, donc les étrangers (rejettent-ils les travailleurs immigrés ?). Beaucoup de ces régionalistes se revendiquent pourtant de la lutte des classes, de l'internationalisme... et utilisent parfois la violence pour essayer d'arriver à leurs fins. Quand ils y arriveront, la bourgeoisie sera prête à exploiter les classes populaires, et créer son armée, ses flics (d'ailleurs il existe déjà une police basque).

Le nationalisme, quel que soit le modèle, c'est forcément la négation de l'égalité, de l'humanité, de la solidarité. La seule solidarité qu'il prétende avoir, c'est la "solidarité nationale" qui s'oppose à la solidarité de classe qui, elle, est internationale. Il n'existe aucun état bon et vertueux parce que la nation demande toujours à l'individu de se sacrifier pour l'intérêt général, celui de la patrie.

Je me méfie des luttes dites de "libération nationale" quelles qu'elles soient : elles engendrent forcément la discrimination, la haine, le racisme, les guerres et les massacres.

Etre fier de l'endroit où on est né, parler la langue de ses grands-parents parce que c'est la langue des aïeux, défendre sa culture ("menacée" par un nationalisme plus gros) uniquement pour la même raison... ce discours est pour moi authentiquement fasciste, n'en déplaise aux régionalistes, car pour eux, la diversité des cultures et des traditions finit par impliquer qu'il y ait des frontières. Pour finir, je ne comprends pas que certains prétendus libertaires puissent tomber dans le panneau : être basque, anglais, occitan, français ou corse ne veut rien dire à partir du moment où l'on prend conscience que sur terre il y a de la place pour tout le monde.

In Actualité de l'anarcho-syndicalisme, samedi 13 juillet 2002,  sur http://cnt-ait.info/article.php3?id_article=401

Nationalisme

 

"... l'avenir de la nation ne résulte pas essentiellement d'un projet rationnel, mais se confond avec une mission sacrée, inscrite depuis ses origines dans un héritage à défendre, un corps de valeur à répéter fidèlement. L'explosion des nationalismes a donc permis l'extension à l'échelle planétaire de véritables religions séculières, dans laquelle la nation sert de foyer de transmutation de la symbolique religieuse."
Jean Plumyene - Les nations romantiques, 1979


Définition du nationalisme
Etymologie : du latin natio, naissance, extraction, dérivant de natus, né.

Premier sens : le nationalisme "libérateur"

Ce nationalisme est une doctrine et une action politique qui visent à l'indépendance d'une nation lorsqu'elle est placée sous une domination étrangère. Le nationalisme peut aussi chercher à défendre une culture opprimée ou niée par un occupant ou dissoute au sein d'un ensemble plus vaste.

Le nationalisme s'appuie alors sur l'unité historique, culturelle, linguistique de la population (Voir Nation). Il est fondé sur le principe d'autodétermination des peuples ("droit des peuples à disposer d'eux-mêmes") avec pour conséquence la souveraineté populaire et l'indépendance de l'État sur un territoire national.

Ce mouvement, qui s'est développé au XVIe siècle, a abouti à la création de nations indépendantes (Grèce, Italie, Allemagne). La fin de la Première Guerre mondiale et la chute des Empires allemand, austro-hongrois et ottoman ont conduit à une autre vague de créations d'Etats indépendants : Pays baltes, Pologne, Finlande, Yougoslavie, Turquie...

Lorsqu'il s'agit de revendications par une communauté particulière au sein d'un Etat-nation plus étendu, on parle de régionalisme, d'autonomisme ou d'indépendantisme, suivant le degré souhaité d'autonomie.

 

Second sens : le nationalisme "dominateur"

 

Au sein d'un Etat-nation existant, le nationalisme "dominateur" est une idéologie politique qui donne la primauté à la nation par rapport à toute autre considération dans les relations internationales.

Ce nationalisme peut trouver son origine dans des peurs provoqu&eaeacute;es par des dangers extérieurs ou par un ennemi intérieur (xénophobie, antisémitisme). Il conduit alors à un certain isolement et au retour vers le système de valeurs sur lequel est fondée la nation. Le nationalisme est une des caractéristiques du Front National en France et des nouveaux mouvements politiques d'extrême droite européens.

Lorsqu'il découle d'une volonté de puissance, de grandeur et de domination, le nationalisme conduit alors à un expansionnisme agressif (impérialismecolonialisme), cherchant parfois une justification dans l'Histoire même très ancienne. Ainsi, dans la première moitié du XXe siècle, le nationalisme a été à l'origine du fascisme italien et du national-socialisme allemand (nazisme).



 

>>>Terme  connexe : Chauvinisme
>>> Terme connexe : Nation
>>> Terme connexe : National
>>> Terme connexe : Nationalité
>>> Terme connexe : Nationalisme romantique
>>> Terme connexe : Néonationalisme
>>> Terme connexe : Pangermanisme
>>> Terme connexe : Patriotisme
>>> Terme connexe : Supranationalisme
>>> Article : Le Front national : Est-ce un parti fasciste, populiste, nationaliste, poujadiste ou d'extrême droite ?
>>> Article : Israël - Palestine : Un jour la paix ? C'est compter sans le nationalisme romantique.
>>> Citations sur le nationalisme
>>> Citations sur la patrie

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http://www.toupie.org/Dictionnaire/Nationalisme.htm

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Publié dans Politique, Société

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