L'INTERNATIONALE

Publié le par N.L. Taram

 

L'Internationale est un chant révolutionnaire dont les paroles furent écrites par Eugène Pottier en 1871 lors de la répression de la Commune de Paris, sous forme d'un poème à la gloire de l'Internationale ouvrière, et dont la musique fut composée par Pierre Degeyter en 1888.

Traduite dans de très nombreuses langues, L'Internationale est le chant symbole des luttes sociales à travers le monde. Elle est chantée par les socialistes (au sens premier du terme), les anarchistes, les communistes mais aussi certains membres des partis dits socialistes ou sociaux-démocrates et bien sûr par des syndicats de gauche, ainsi que dans des manifestations populaires.

………

Version finale

Couplet 1 :
Debout ! les damnés de la terre !
Debout ! les forçats de la faim !
La raison tonne en son cratère,
C’est l’éruption de la fin.
Du passé faisons table rase,
Foule esclave, debout ! debout !
Le monde va changer de base :
Nous ne sommes rien, soyons tout !

Refrain : (2 fois sur deux airs différents)
C’est la lutte finale
Groupons-nous, et demain,
L’Internationale,
Sera le genre humain.

Couplet 2 :
Il n’est pas de sauveurs suprêmes,
Ni Dieu, ni César, ni tribun,
Producteurs sauvons-nous nous-mêmes !
Décrétons le salut commun !
Pour que le voleur rende gorge,
Pour tirer l’esprit du cachot,
Soufflons nous-mêmes notre forge,
Battons le fer quand il est chaud !

Refrain

Couplet 3 :
L’État opprime et la loi triche,
L’impôt saigne le malheureux ; 
Nul devoir ne s’impose au riche, 
Le droit du pauvre est un mot creux.
C’est assez languir en tutelle, 
L’égalité veut d’autres lois : 
« Pas de droits sans devoirs, dit-elle, 
Égaux, pas de devoirs sans droits ! »

Refrain

Couplet 4 :
Hideux dans leur apothéose, 
Les rois de la mine et du rail, 
Ont-ils jamais fait autre chose, 
Que dévaliser le travail ? 
Dans les coffres-forts de la bande, 
Ce qu’il a créé s’est fondu.
En décrétant qu’on le lui rende, 
Le peuple ne veut que son dû.

Refrain

Couplet 5 :
Les Rois nous saoûlaient de fumées, 
Paix entre nous, guerre aux tyrans ! 
Appliquons la grève aux armées, 
Crosse en l’air et rompons les rangs ! 
S’ils s’obstinent, ces cannibales, 
À faire de nous des héros, 
Ils sauront bientôt que nos balles 
Sont pour nos propres généraux.

Refrain

Couplet 6 :
Ouvriers, Paysans, nous sommes 
Le grand parti des travailleurs ; 
La terre n’appartient qu’aux hommes, 
L'oisif ira loger ailleurs.
Combien de nos chairs se repaissent ! 
Mais si les corbeaux, les vautours, 
Un de ces matins disparaissent, 
Le soleil brillera toujours !

Refrain

Publié dans Société, Histoire

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