GASTON FLOSSE

Publié le par Taram N.L.

Certains de mes correspondants s’étonnent que je n’écrive rien sur Gaston Flosse. C’est vrai qu’actuellement, c’est très à la mode… en particulier dans les poubelles de la presse !

J’ai été, dans la plupart des cas, un adversaire à la politique de Gaston Flosse, mais ce combat je ne l’ai mené que sur la plan politique. Je respecte l’homme (jusqu’à nouvel ordre), je respecte le Tahoera’a et je respecte, surtout, les adhérents et sympathisants du Tahoera’a qui sont nos frères et nos soeurs.

Donc, je n’écrirai pas sur Gaston Flosse… je ne fais pas partie des « charognards » !!!


Mais comme je dois remplir ma feuille, je vous livre quelques extraits à méditer :


Machiavel – Le Prince – chapitre VII (extrait)

Dans ces circonstances, le duc (César Borgia) forma le dessein de se rendre indépendant des armes et de la volonté d’autrui. Pour cela, il commença par affaiblir dans Rome les partis des Orsini et des Colonna, en gagnant tous ceux de leurs adhérents qui étaient nobles, les faisant ses gentilshommes, leur donnant, selon leur qualité, de riches traitements, des honneurs, des commandements de troupes, des gouvernements de places : aussi arriva-t-il qu’en peu de mois l’affection de tous les partis se tourna vers le duc.

Ensuite, lorsqu’il eut dispersé les partisans de la maison Colonna, il attendit l’occasion de détruire ceux des Orsini ; et cette occasion s’étant heureusement présentée pour lui, il sut en profiter plus heureusement encore. En effet, les Orsini, ayant reconnu un peu tard que l’agrandissement du duc et de l’Église serait la cause de leur ruine, tinrent une sorte de diète dans un endroit des États de Pérouse, appelé la Magione ; et de cette assemblée s’ensuivirent la révolte d’Urbin, les troubles de la Romagne, et une infinité de dangers que le duc surmonta avec l’aide des Français. Ayant par là rétabli sa réputation, et ne se fiant plus ni à la France ni à aucune autre force étrangère, il eut recours à la ruse, et il sut si bien dissimuler ses sentiments, que les Orsini se réconcilièrent avec lui par l’entremise du seigneur Pagolo, dont il s’était assuré par toutes les marques d’amitié possibles, en lui donnant des habits, de l’argent, des chevaux. Après cette réconciliation, ils eurent la simplicité d’aller se mettre entre ses mains à Sinigaglia.

Ces chefs une fois détruits, et leurs partisans gagnés par le duc, il avait d’autant mieux fondé sa puissance, que, d’ailleurs, maître de la Romagne et du duché d’Urbin, il s’était attaché les habitants en leur faisant goûter un commencement de bien-être. Sur quoi sa conduite pouvant encore servir d’exemple, il n’est pas inutile de la faire connaître.

(toutes ressemblances entre César Borgia et les gouvernements français successifs ne seraient que fortuites)

Un commentaire :

La fin justifie les moyens — la réalité est inaccessible au plus grand nombre

A la fin du chapitre XVIII, on trouve ces lignes adressées au Prince : « Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es ; et ce petit nombre ne se hasarde pas à s’opposer à l’opinion d’une foule qui a la majesté de l’Etat qui la défend ; et dans les actions de tous les hommes, et surtout des princes où il n’y a pas de tribunal à qui recourir, on considère la fin. Qu’un prince, donc, fasse en sorte de vaincre et de maintenir l’Etat : les moyens seront toujours jugés honorables et loués d’un chacun ; car le vulgaire se trouve toujours pris par les apparences et par l’issue de la chose ; et dans le monde, il n’y a que le vulgaire ; et le petit nombre ne compte pas quand la foule a où s’appuyer. » De là vient l’aphorisme erroné « La fin justifie les moyens. » Deux choses sont à noter dans ce paragraphe.
1. La fin, pour Machiavel, est toujours le « bien commun », l’intérêt du peuple. Ne serait-ce que parce que l’intérêt du peuple et celui du prince sont étroitement liés, et que, pour Machiavel, la pire faute que puisse commettre le prince est de se mettre son peuple à dos.
2. Lorsque Machiavel écrit « « Chacun voit ce que tu parais, peu perçoivent ce que tu es » il a une vision très moderne de la réalité en marketing politique. Il préfigure ce que dira quatre siècles plus tard le maire de New-York John Lindsay : la réalité est dans l’esprit des gens.

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NOTE :

En fait, le texte que je voulais publier n’est pas celui ci-dessus, mais un autre que je n’ai pas retrouvé dans mes archives.

Je vous le résume, peut-être qu’un lecteur féru en histoire m’indiquera l’original :

Un seigneur (il me semble, César Borgia) avait des problèmes d’insurrection dans une de ses provinces. Il nomma comme gouverneur, l’un de ses proches connu pour sa violence et sa brutalité, mais aussi sa fidélité au seigneur. Celui-ci rétablit très rapidement l’ordre… par le sang versé et la terreur.

L’ordre une fois rétablit et la province calme, le seigneur s’y rendit. Dés son arrivée, il fit arrêter le gouverneur et lui fit trancher la tête en place publique…

Le seigneur fut approuvé, applaudi, vénéré  et considéré comme un libérateur par la population.


Publié dans Politique

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Penilla y Perella Christian 02/09/2009 01:38

Constat : Vitesse de la justice envers Gaston Flosse ..........un pas de sénateur ! ! !

Tartarin 24/08/2009 07:56

Moralité :Surtout ne servez jamais les "grands" de ce monde... Ils vous le feront payer très cher un jour !

Penilla y Perella Christian 24/08/2009 06:26

De nos jours , sous nos yeux , nous avons les même pratiques . Comment la France et l'Italie sont actuellement  gouvernés ? .........Cela prend une ampleur effroyable .