AEROPORT DE TAHITI FAA'A

Publié le par N.L. Taram

 

AP en tête

 Papeete le 31 mars 2010

 

Groupe Union pour le Développement,

la Stabilité et la Paix (UDSP)

  

Aéroport De Tahiti :

les mensonges du président Tong Sang

 

Aéroport de Tahiti n’est même pas encore officiellement en fonction que la société imposée par le président Tong Sang dévoile son vrai visage. Celui du colonialisme et du fric rapide.

 

Aéroport actuel 1La filiale de la multinationale Égis, imposée par le président Tong Sang n’a pas perdu de temps pour afficher ses ambitions : celui d’une société venue pour faire de l’argent sur le dos des Polynésiens. La promesse avait pourtant été faite et répétée à plusieurs reprises par le président de la Polynésie comme par les « coucous » parisiens : tous les emplois seraient gardés.

 

La société qui squatte les bureaux de la Sétil, non seulement rogne sur les acquis des employés de la Sétil à Tahiti-Faa’a, mais de plus, largue les personnels des 3 autres ex-aéroports de l’État : Raiatea,  Bora Bora et Rangiroa.

 

L’UDSP se félicite qu’enfin des autonomistes réagissent par la voix du vice président, mais M. Fritch à l’évidence ne connaît pas tout le dossier.

 

1-L’aéroport de Tahiti-Faa’a n’a pas été déclaré aéroport d’intérêt national par le Conseil d’État. L’État a donc transféré ses 4 aéroports à la collectivité territoriale polynésienne comme 150 autres aéroports en France. Il ne reste plus qu’une formalité pour finaliser ce transfert. À défaut du pays, la commune de Faa’a travaille sur ce dossier. Un point est assuré : l’État ne peut pas louer ou prendre des décisions sur ce qui ne lui appartient plus. Cette pratique porte un nom, elle est réprimée par la justice : M. le haut commissaire vous êtes un hors la loi. L’UDSP a déposé un référé devant le tribunal administratif.

 

2-Pour que l’État puisse récupérer ces aérodromes, il faudrait que le Conseil d’État prenne un arrêté qui contredise ses décisions de transfert en 2007, ce qui paraît hautement improbable. C’était d’ailleurs le scénario imaginé par l’Aviation Civile en 2009 qui n’a pas abouti.

 

3-Le pays n’existe pas sur l’aéroport. Si la Polynésie peut participer au capital de sociétés privées, ce n’est qu’après débat à l’Assemblée (article 157-2 du statut modifié 2007). Or M. Tong Sang n’a pas engagé cette procédure. La question qui se pose : le président a-t-il bradé notre aéroport à ces « coucou » parisiens ? Quoiqu’il en soit, le gagnant gagnant annoncé par Tong Sang est un autre mensonge : 49% ADT, 49% Polynésie française, 2%

Caisse des Dépôts et Consignation. Aéroport De Tahiti est une filiale d’Égis partenaire de la CDC. Le pays est perdant, M. Tong Sang a activement participé au détournement.

 

4-L’État doit payer près de 2 milliards fcp pour clore la Sétil et permettre la relève par une autre société. L’État n’a plus ces fonds. La Sétil reste concessionnaire !

 

5- Après avoir tenté de nous enfumer avec son million de touristes dans 3O ans (n’importe qui peut faire ce genre de promesse !) M. Hamblin assure que la loi Sapin s’applique chez nous : pas besoin d’appel d’offres pour Tahiti-Faa’a mais obligatoire pour les autres aéroports ! Qui dirige le pays, le ministre du tourisme ou le vice président ? Quant au président, n’étant pas un homme libre, il fait ce qu’on lui dit de faire à Paris. Cette majorité n’est qu’un fantôme, elle craque de partout.

 

6- Il est stupide d’envoyer les gendarmes courir après les pompiers de l’aéroport. Les Polynésiens veulent développer eux-mêmes leur pays, c’est la première condition pour éviter de nouveaux blocages.

 Car : 3380

 

Publié dans Politique

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christian Penilla y Perella 01/04/2010 22:59



Le 24 mars 2010  suite à un mail au sujet de l'aéroport j'envoyais le E.Mail à C.....et P..... :


    Nous avons dans la Sétil un exemple parfait du colonialisme français . La France fait ce qu'elle veut , comme elle veut et quand elle veut . Faut pas réver .


Elle a laissé distribuer des sucettes à ses harkis et quand ses harkis ont été virés , tintin les sucettes . Et l'on découvre des horreurs .Plus hypocrite on ne fait pas mieux.! ! !


Quand aux promesses de la France elles n'engagent que ceux qui y croient . C'est bien connu , ........coucou papa Chirac.


J'ai une pensée particulière pour les Harkis d'Algérie , j'en ai connu , certains n'avaient pas le choix . Il est trop facile de les critiquer .




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