Alimenter l'Humanité

Publié le par N.L. Taram

(code recherche : SOCDEM)

Alimenter l'Humanité, faire face à la crise écologique

 

Alimentation

La production agricole mondiale permettrait de nourrir l'ensemble de la population de la planète. Mais, un sixième de celle-ci souffre de la faim.

L'agriculture constitue la principale source d'activité de 2,5 milliards de personnes. Mais, partout, la paysannerie est en crise. La grande majorité des personnes ne satisfaisant pas leurs besoins fondamentaux sont des travailleurs de l'agriculture.

Les échanges entre pays ne concernent que 15 % de la production agricole. Mais, la libéralisation des échanges agricoles joue un rôle central dans la stratégie du capital d'une part, pour étendre son champ d'activité, d'autre part pour lutter contre la baisse tendancielle du taux de profit dans l'ensemble de l'économie, en comprimant vers le bas le prix des produits alimentaires et donc le coût de la force de travail. Il en résulte la mise en concurrence d'agricultures ayant d'énormes différences de productivité du travail, induisant des inégalités de revenus considérables. De plus, dans nombre de pays, une agriculture capitaliste est en concurrence directe avec la paysannerie, notamment pour l'accès à la terre.

Dans ce contexte, nombre de pays du Sud voient leur taux d'autosuffisance alimentaire fondre.
Dans le même temps, la combinaison du modèle d'agriculture intensive et la crise de la paysannerie se traduisent par la dégradation des écosystèmes, l'émission de gaz à effets de serre et de multiples contaminations des Hommes et de l'environnement.
En Europe, la Politique Agricole Commune (PAC) menée depuis les années 60, basée sur des prix garantis a permis de moderniser de façon accélérée l'agriculture et d'atteindre l'autosuffisance alimentaire pour bon nombre de productions. Face à l'apparition d'excédents dans les années 70 et 80, l'Europe a mis en place des mécanismes de subvention des exportations et de maîtrise des productions.
Depuis 20 ans, les réformes de la PAC répondent à la logique de libéralisation des marchés agricoles mondiaux promue par les multinationales, les pouvoirs politiques, les institutions multilatérales.
Course à la productivité, concentration de la production, diminution de l'emploi, désertification de territoires et détérioration de paysages se poursuivent. La situation économique est dramatique pour des milliers d'agriculteurs. Les inégalités de revenus persistent. Le modèle productiviste n'est pas remis en cause, malgré l'introduction d'exigences environnementales. Le dumping sur les marchés mondiaux se poursuit d'une façon déguisée. Les importations d'oléagineux et d'agro-carburants favorisent, au Sud, une agriculture capitaliste d'exportation, aux dépens de la production alimentaire, de la paysannerie et de l'environnement.
Le modèle agricole actuel mène à une impasse susceptible de contribuer à une crise majeure de l'Humanité elle-même:

Starved child

  • - d'une part, la satisfaction de l'ensemble des besoins alimentaires sera de plus en plus difficile, du fait de la croissance démographique, de l'évolution des modes de consommation et de la dégradation des écosystèmes cultivés, conséquence du réchauffement climatique, des modes de production et de la concurrence des agro-carburants.
  • - d'autre part, cette évolution accroîtra la crise sociale. Les premières victimes des effets conjugués de la libéralisation de l'agriculture, de la concurrence de l'agriculture capitaliste et de la crise écologique continueront à être les paysanneries. Au delà, la misère humaine et la crise sociale pourraient s'approfondir avec une poursuite de l'exode rural, un développement des migrations forcées et des conflits liés à l'accès aux ressources naturelles.

Pour le Parti de Gauche, doivent être menées au niveau mondial, européen et national des politiques répondant à l'intérêt général des générations actuelles et à venir, visant à:

  • - garantir le droit à une alimentation de qualité pour tous,
  • - permettre la viabilité économique et le développement humain des familles paysannes ; en France, assurer le renouvellement générationnel, favoriser l'installation d'agriculteurs,
  • - préserver et restaurer les écosystèmes dégradés,
  • - organiser la transition vers des modes de production et consommation économes en ressources non renouvelables.Parti-de-Gauche-copie-1.jpg

        Merci Lolo34

Publié dans Société

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SAINT ETIENNE Claude 30/01/2010 09:32



Bien vu Christian, mais pendant le temps ou nous nous interrogeons ....
 
http://aleth.over-blog.com/article-haarp-43847140-comments.html
 
 http://www.alterinfo.net/Haiti-et-l-arme-sismique_a41854.html



Taram 30/01/2010 09:48


Bonjour Claude,
Je viens de lire le premier lien... Pas mal comme roman, je croyais que Herbert Georges Wells était mort en 1946. Peut-être un émule ?


christian Penilla y Perella 30/01/2010 08:04



Ce texte : Alimenter l'humanité , faire face à la crise , est pensé par des esprits formatés par notre société présente , ce texte n'est ni de droite ni de gauche . La droite et
la gauche sont en réalité incapables d'une réelle remise en cause totale du système . Tout simplement les un se veulent plus humanistes que les autres . Ce qui faut totalement remettre en cause
c'est la base même de notre civilisation qui va directement dans le mur . Un exemple simple , on veut remplacer les voitures à moteur thermique par des voitures électriques alors qu'il faut
revoir totalement le système de transport . Le transport en commun doit remplacer presque totalement le transport individuel . La voiture individuelle doit être l'exception et cette voiture
utilisée à la carte sera une voiture commune .      
      Imaginez les chinois , les indien par exemple développer la voiture comme aux USA et comme l'Europe ,suivis par tous les autre pays émergents . Faites le même
raisonnement pour l'équipement électrique de tous les foyers .Je m'arrête là pour vous éviter le tournis .
    Deux ou trois terres ne seront pas suffisantes pour un avenir prochaln où l'on prédit neuf millards d'habitants .
    Les techniques et les solutions existent pour résoudre ces problèmes mais elles seront toujours contrées par de trés gros intêrrets financiers . Seule une révolution ou une
catastrophe au niveau mondial peut faire changer le système actuel , l'homme ne change que sous la contrainte .
   Triste réalité .  



christian Penilla y Perella 30/01/2010 07:35


Pas de gros mot comme BIOCARBURANT .........AGROCARBURANT ...OK .
................................................................................................................
     Si l'on consommait directement les céréales et les tubercules qui sont utilisées pour nourrir  les espèces animales d'élevage  on
serait actuellement en surproduction alimentaire . C'est prouvé depuis long temps . 
     La grande bénéficière  serait notre santé et en premier les maladies cardiovasculaires seraient consirablement réduites
.     C'est trop simple et cela va contre beaucoup trop d'intêrrets financiers .        
       


SAINT ETIENNE Claude 28/01/2010 10:53


Merci Taram, bien fait ce site. Par contre d'accord avec le covoiturage mais pas pour l'éolien qui lui ne fonctionne, compte tenu des vents et de la
maintenance, que 4/7 jours.Pour dire que c'est le moins cher, ils ont oublié le colossal investissement de départ, la maintenance, la location du terrain et surtout la durée car au bout de 20 ans
le mât est fatigué. De plus, les sommes colossales à venir pour remettre le terrain en état car s'il a fallu mettre des milliers de m3 de bêton il faudra bien aussi les enlevés et recycler la
partie métallique. C'est souvent ce qu'oublie de dire les partisans....


De plus, pendant ces 3 jours ou elles ne fonctionnent pas, qui produit l'électricité?
Certainement pas le réseau principal qui ne supporte pas les a coups faute de disjoncter lui même(on l'a vu en Allemagne ou tout a été en rideau pendant 3 jours. Donc pour répondre
aux défaillances légitime de ce type d'installations il a fallu construire une mini centrale relai. Le problème réside dans le fait qu'elle fonctionne avec une énergie fossile, celle la
même que l'on désirait supprimé.


En conclusion, on a construit des centrales nucléaires pour supprimer les centrales fossiles. 2cts le KW contre 6 cts y'a pas photo dans le principe
c'est bien, maintenant on construit des éoliennes 9 cts le KW(surcoût de 3 cts) pour remplacer le nucléaire en prétendant que c'est écologique, mais pour se faire on reconstruit des centrales
fossiles.


Je ne sais pas si je suis clair, mais cette énergie ne l'est pas. Pour ce qui est du coût supérieur, et des périodes de repos qui sont controversés par
ceux qui en général ne sont pas concernés. Il faut que tu saches (je suis en hauteur) que j'ai un parc de plus de 40 éoliennes sous les yeux et que, inclus dans le réseau de distribution, le
prix du KW est passé de 6 à 9 cts. Désolé. 




Taram 28/01/2010 12:00


Pas le temps de tout lire, je te repondrai plus longuement demain. Pour les éoliennes, il a convenu que cela ne pouvait être qu'un appoint : à +90km/h, les hélices se mettent en panne et pour la
Polynésie, il faut prévoir des éoliennes à hélices pliantes.
Pour le covoiturage, j'ai bien rigolé car cela à toujours existé à Tahiti entre voisins travaillants sur les mêmes lieux ; il ont ouvert un site pour les propositions de covoiturage en août 2008,
il y a 23 annonces en tout dont la dernière date de 6 mois et elle est de moi (je propose de covoiturer les intéréssés : départ de Papenoo chaque mercredi à 15 heures, retour de Papeete vers 19h30,
arrêt à la roulotte à Arue pour manger une pizza, ensuite vers 23 heures retour sur Papenoo) je n'ai eu aucune proposition....


SAINT ETIENNE Claude 28/01/2010 08:25



Bonjour Taram, oui debout cinq heures et à six au boulot, enfin.... Après la lecture des nouvelles car je n'ai pas encore commencé le boulot. En ce
moment il y a comme un air de dilettante du à l'absence de ma femme. Demain tout rentrera dans l'ordre. Bonne soirée à vous tous amis de la Polynésie et dans ce cas de Tahiti.
Pour en revenir au sujet, certes, ces bio-carburants ne peuvent être considérés que comme des additifs et encore, s'il n'est pas nécessaire de dépenser plus d'énergie pour leur élaboration qu'ils
n'en forrniront eux même. En Normandie au HAVRE, TOTAL recycle du vert qui autrement serait perdu. Le coût est plus élevé et de plus il ne peut servir que d'additif au carburant....



Taram 28/01/2010 09:03


Je te recommande le site 2DAttitudes-Tahiti. C'est des écolos-bio-économie d'énergie. J'ai eu une réunion d'information avec l'un des responsables. Je m'attendais à quelques accrocs entre lui et
moi, mais non, ils sont très modérés, réflêchis et réalistes...
http://www.2dattitude.org/energie-climat/energies-renouvelables/item/162-energies-renouvelables-quelles-perspectives-pour-tahiti-


SAINT ETIENNE Claude 28/01/2010 07:30



La nourriture pour tous n'est pas un obstacle, la terre à le potentiel agricole nécessaire pour nourrir 4 fois plus d'habitants qu'elle ne porte
actuellement.


Le problème réside dans le fait que les pays les plus peuplés et dans le besoin sont situés aux antipodes de ceux qui produisent.


Bien sûr dans un sursaut humanitaire les agriculteurs de chaque pays peuvent augmenter leurs productions, mais celles-ci se feront avec des travaux de
sol(préparations, récoltes), donc du matériel supplémentaire, des semences, du carburant et du personnel en plus. Etant donner que je ne vois pas le paysan Normand prendre son tracteur pour
aller livrer gratuitement son blé aux pays nécessiteux, qui va le faire? Qui va le payer? Qui va payer le transport?


On se rend bien compte que ponctuellement, comme à HAÏTI actuellement, si le problème est momentanément résolu grâce aux dons des généreux donateurs et
des états, il n'est pas réglé pour cela. La nourriture c'est du consommable à renouveler 3 fois par jour.


La solution n'est pas de produire plus mais de s'auto suffire de façon positive.


Un exemple, Paul BEDEL un petit paysan de LA HAGUE eh! oui, au pied de la fameuse centrale. Ce brave homme au sortir de la guerre a tout rejeté, les
banques, le modernisme, les engrais, les pesticides, les aides, la consommation, seule folie, l'achat d'un tracteur neuf qu'il a gardé jusqu'à sa retraite. Pour cet homme qui a travaillé dur,
épandage à la main du fumier, du varech, traite des vaches à la main, pas de vétérinaire ou si peu, il n'a pas eu à "s'agrandir" pour payer ses factures, il en avait déjà bien assez grand comme
ça. Le courage a payer, il a pendant toutes ces années nourri ses trois sœurs avec les revenus de son beurre. A la retraite si celle-ci est maigre il a un pécule que d'autres n'ont pas. Par les
autres, j'entends ceux qui ont souscrit au système démentiel et faillitaire de la surproduction à tout va, contre l'homme et pas pour, contre la nature, contre l'exploitant mais pour la banque et
le système capitaliste.....
Bio carburant, foutaises que tout cela. Pour produire l'auto suffisance de la France il faudrait cultivé tout le sol y compris les rivières les montagnes et les villes et encore sans tenir compte
du propre carburant qu'il faudrait pour accomplir ces travaux.



Taram 28/01/2010 07:56


Bonjour Claude, tu es en forme ce matin..que voilà un long texte !
J'ai même lu quelque part que si la France était couverte de bio-carburant, elle ne produirait pas suffisemment pour les besoins... et il n'y aurait plus rien à bouffer pour les français.
Même chose en Polynésie, si toutes les îles étaient intégralement (montagnes comprises) couvertes de cocotiers, l'huile copraph utilisée comme bio-carburant couvrirait à peine 30% de nos besoins...
sans compter toute l'énergie qu'il faudrait consommer pour préparer le coprah, le transporter à Tahiti, produire cette huile dans l'usine de l'"Huilerie de Tahiti" et, enfin en retransporter une
partie vers les autres îles pour leurs besoins énergétiques.


sylvie-anne 27/01/2010 10:33


Je m'incline devant la pertinence de cette analyse.
Mais que faire ? 
l'économie solidaire et le commerce équitable peuvent-ils  être des voies de secours ou de recours ?


Taram 27/01/2010 10:54


J'avoue que j'ai pas eu le temps de lire l'article en entier... J'ai quelques doutes... et peu d'illusions !