ASSEMBLEE DE POLYNESIE : LA HONTE !

Publié le par N.L. Taram

Place Tarahoi

 

Ouverture de la séance à l'APF vendredi: des élus précisent

Publié le 13 février 2011 á 13:57   http://tahitipresse.pf/

 

Des élus de l'Assemblée de Polynésie française ont souhaité, dans un communiqué, apporter des précisions suite à un article de Tahitipresse sur l'ouverture de la séance de l'APF, vendredi matin, place Tarahoi. Le communiqué revient notamment sur les débats, en reo maohi, portant sur les problèmes entre étudiants et enseignants à l'UPF (université de la Polynésie française).

 

Pour lire le communiqué cliquez sur

http://tahitipresse.pf/category/wp-content/uploads/2011/02/communiqu%C3%A9-pr%C3%A9cision-s%C3%A9ance-APF.pdf

ou ci-dessous.

 

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C’est indécent, les représentants grassement payés par nos soins, bla-blatèrent toute une matinée sur des querelles estudiantines, alors que l’ordre du jour est « le projet de budget 2011 ». Cela pendant la session budgétaire extraordinaire, la session ordinaire ayant été close le 15 décembre 2010 sans que ce projet  soit étudié.  Et enfin pour rejeter ce budget général sans débat…

 

DEMISSION !

 

Il est vrai que, quand on lit dans ce projet de budget à la rubrique  « Le budget par missions – Culture et patrimoine », 176 millions pour la restauration de la cathédrale de Rikitea (en fait une vieille bâtisse qui représente le colonialisme dans ce qu’il a de plus abject),

 

Budget 2011 Rikitea

Il y a de quoi faire sursauter d’indignation les :

Les SDF qui continuent à mendier sur les parkings

Les mal logés qui continuent à croupir dans leur bidonville

Les nouveaux licenciés (pas de l’Université mais des entreprises) qui cherchent désespérément du boulot

Les malades qui ne savent plus où se faire soigner tant la pagaille règne dans le nouvel hôpital et à la CPS,

Les jeunes qui apprennent à voler pour nourrir leur famille pendant que d’autres se prostituent…

 

DEMISSION !

 

 

 

 

Le communiqué :

"Pour faire suite à votre article, il apparaît judicieux d'apporter des précisions sur les propos tenus par les élus aussi bien dans la langue française qu'en reo maohi, dans le cadre de la séance plénière qui s'est déroulée à l'Assemblée de la Polynésie française.

"Dans leurs commentaires, les élus ont ensemble fustigé les propos tendancieux à caractère racial des professeurs, qui ont incité les étudiants mobilisés par leur droit à l'expression, à demander audience auprès des autorités du Pays, afin de dénoncer de tels propos, mais pas seulement".

"Il a été jugé inadmissible que des professeurs de l'UPF, dans l'exercice de leurs fonctions se permettent de proférer des menaces contre les étudiants de l'université de la Polynésie, dans le cas où, ils réussiraient à nous rencontrer"

"Il avait été suggéré au Président du Pays, de prendre une décision, voire une sanction à l'égard de ces professeurs peu scrupuleux et non respectueux de leur déontologie. On peut rappeler à ce sujet que conformément à l'article L 121-1 du Code de l'Education, "ils (les établissements) initient des actions de prévention favorisant une lutte active contre les actes, écrits et propos racistes ou porteurs de tout autre discrimination. Par ailleurs, les pratiques racistes constituent une violation des droits de l'homme, punis pénalement (article. 246 Loi n°92-1336 du 16 décembre 1992) et portent atteinte aux valeurs de la démocratie".

"Le cas Peltzer finalement n'est qu'un prétexte aux investigations peu glorieuses de professeurs venus 'en terre colonisé', se graisser la patte, sur le dos 'des polynésiens dont certains d'entre eux se risqueraient de s'aliéner la sympathie".

Le communiqué, signé par différents élus des groupes représentés à l'Assemblée (Te Mana o Te Mau Motu, To Tatou Ai'a, UPLD, Tahoeraa huiraatira, Ia Ora Te Fenua) et des non-inscrits, insiste ensuite sur l'utilité "d'envoyer en mission dans l'hémicycle des journalistes maîtrisant la langue tahitienne comme la langue française".

"Car il est souvent regrettable de constater que les propos peuvent être détournés de leur sens initial au seul motif, qu'ils ne maîtrisent pas le Reo Maohi, ni traduire fidèlement ce qui a été évoqué dans l'hémicycle", ajoute le communiqué. Lequel précise, par ailleurs, que le représentant Jean-Christophe Bouissou, avait également, lors de la séance, et en Français cette fois, évoqué la situation à l'université.

Les signataires:

Te Mana o Te Mau Motu, To Tatou Ai'a, UPLD, Tahoeraa huiraatira, Ia Ora Te Fenua et les non-inscrits

 

Parau, parau, parau… bla-bla, bla-bla, bla-bla… paroles, paroles, paroles…

 

Publié dans Politique

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Christian Penilla y Perella 14/02/2011 19:11



Taram


 


L'avantage de ces propos sortis de la bouche de nos élus c'est de nous rajeunir. On entendait les même propos quelques années aprés l'indépendance ce certains Etats
africains.



N.L. Taram 14/02/2011 20:23



Bonjour Christian,


Oui, ça nous rajeunit vraiment, à moi, cela me rappelle l'école communale. Il ne manque (et je le regrette) que quelques "yeux au beurre noir" dans la cour de l'école...


Déplorable !!!