CANNONBALL ADDERLEY

Publié le par N.L. Taram

(code recherche : MUSJAZ)

Notre ami Guy Delorme m’a adressé un long message dans lequel il parle de souvenirs anciens et, bien sur, beaucoup de jazz.

En voici un extrait…

cannonball-adderley………….

Jojo venait d'être lui-même initié au jazz par un copain de lycée (il était en seconde, moi encore en troisième) et son idole était Art Blakey, batteur, compositeur et fondateur des Jazz Messengers, dont il me fit écouter l'inoubliable "Moanin'", composition du pianiste Bobby Timmons dont le solo (que j'appris par cœur par la suite) fut à l'origine de ma reprise du piano, que j'avais étudié pendant trois ans (de 7 à 10 ans) puis abandonné pour cause d'entrée comme interne au Prytanée Militaire de La Flèche.

C'est donc avec Jojo que j'ai découvert le Cannonball Adderley Quintet, toujours en 45 tours (les albums 30cm étaient trop chers pour notre argent de poche), avec le sublime "This Here" (déformé en afro-américain: Dis Here), autre composition de Bobby Timmons, enregistré à San Francisco en 1959 et qui serait d'ailleurs bientôt suivi de "Dat Dere".

…………..

 

Et, bien sur, cela m’a donné l’idée de vous présenter quelques morceaux de Julian « Cannonbal » Adderley. Né à Tampa en Floride, le 15 septembre 1928, il commença dés l’âge de sept ans l’étude de la trompette, selon les instructions paternelles. Mais ses musiciens préférés étant surtout saxophonistes….

La suite sur wikipedia >>>

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cannonball_Adderley

 

Cannonball Adderley

 

Julian 'Cannonball' Adderley (as), Nat Adderley (ct), Joe Zawinul (p), Sam Jones (b), Louis Hayes (d). Lugano, March 24, 1963 – “Work Song”

 


 

 

Julian 'Cannonball' Adderley (as), Nat Adderley (ct), Yusef Lateef (flute), Joe Zawinul (p), Sam Jones (b), Louis Hayes (d).  1963 - Jive Samba (Nat Adderley)


 

Julian 'Cannonball' Adderley (as), Nat Adderley (ct), Bobby Timmons (p), Sam Jones (b), Louis Hayes (d). San Francisco, le 18 octobre 1959 – “This Here”

 

 

 

Même formation "Spontaneous combustion"  

 

 

 

"Jubilation"  

 

 

 

"Dat Dere"  

 

 

 

"Easy Living"  

 

 

Publié dans Musique

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Olivier 14/07/2011 11:42



Bonjour Pierre
je voulais te dire l'influence de Cannonball Adderley à Rikitea en 1967.
On mettait "this here "tous les soirs autour d'une petite Manuia et c'était la fête.
J'ai acheté ce "33" tours que je garde précieusement, je l'ai même numérisé, je l'ai mis sur mon smart phone et je l'écoute fréquemment sur la plage de St Cyprien ou je suis en ce
moment.


Quels souvenirs!!!!!!
amitiés et très bonne journée
Olivier



N.L. Taram 14/07/2011 11:47



Bonjour Olivier,


Merci pour ta visite et ton commentaire.


Comme tu l'écris.... quels souvenirs!!!!


Il m'arrive d'avoir les larmes aux yeux en remontant tous ces souvenirs (et un certain forum y est pour beaucoup )...



Guy Delorme 13/07/2011 05:50



Rassure-toi, ton orthographe est aussi parfaite que l'attaque (et la suite) du solo de Cannonball sur le "Now's the Time" du Bird. Cela me rappelle un critique de Jazz Hot ou Jazz Mag qui
affirmait alors, péremptoire, que Cannonball n'était qu"un ersatz de Bird, arguant du fait qu'il n'inventait rien en terme de phrasé ou d'harmonie, comme si seuls les précurseurs ou les
visionnaires avaient droit de cité. C'est un peu comme si, parce que Bach avait hissé l'art de la fugue jusqu'au firmament, les fugues (et la musique) de Haendel ou Scarlatti étaient du second
choix, ou encore qu'à cause du génie de Vinci, Monalisa dût éclipser les beautés du Printemps de Boticelli ou la sensualité glacée de Simonetta Vespucci par di
Cosimo.
Pour ma part, j'écoute Bird (et Bud Powell) avec respect et admiration (car vraiment il ne volaient pas dans le même couloir aérien que leurs contemporains), mais je me lasse vite de leurs triple
croches échevelées qui semblent être au seul service de la nouvelle religion du phrasé bebop, comme d'ailleurs (plus tard) des logorhées pentatoniques de Mc Coy Tyner; en revanche lorsque
Cannonball s'empare d'un phrasé parkérien au départ, ses liaisons extraordinairement fluides et ses variations (il a dû écouter les Goldberg de Bach) inattendues, servies par un son d'alto
reconnaissable entre mille, font que non seulement je l'écoute avec respect et admiration (question de couloir) mais surtout avec plaisir et jubilation.


A bientôt. GD



N.L. Taram 13/07/2011 05:52



D'accord avec toi pour Mona Lisa qui ne m'a jamais fait... comment dirais-je ? Afin je préfère Brigitte Bardot... de la même époque, bien sur !



Guy Delorme 13/07/2011 05:41



Pas de problème pour utiliser mon message, si ce n'est que ces lignes un peu plates n'apportent pas grand chose à ton article et à ton choix qui tous deux sont très bien. GD



N.L. Taram 13/07/2011 05:44



Bonjour Guy,


Si, ton texte est intéressant car il souligne l'impact qu'a eu le morceau
"This here"pour une génération d'amateurs de jazz (et de musique en
général). La preuve, nous le découvrons à quelques années et, surtout, à
18.000 km de différence.
J'avais du mal à encaisser le jazz moderne (exception pour le bluesman
Monk) jusqu'à ce que j'entende Art Blakey messangers et Adderley,
évidemment....


Mais mon orthographe est-elle bonne ?