COMBIEN ÇA COÛTE ?

Publié le par N.L. Taram

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Audit atomique

 

Bruno Barrillot

 

Le coût de l’arsenal nucléaire français (1945-2010)

 

1 500 milliards de francs — soit l’équivalent de 275 milliards d’euros. Tel est, de 1945 à 1998, l’évaluation du coût total de l’armement atomique français, selon cette étude réalisée par Bruno Barrillot pour l’Observatoire des armements/CDRPC.

 

 

Cette étude très détaillée révèle que le patron du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), dans les années 1960, s’interrogeait sur l’ampleur donnée au programme nucléaire au détriment d’activités essentielles à la vie du pays. Mais les gouvernements successifs, de la IVème comme de la Vème République ont passé outre ces conseils en camouflant ou en sous-estimant les dépenses sans donner au Parlement les moyens d’exercer réellement son contrôle.

La gestion du démantèlement des installations de production et des armes nucléaires retirées du service promet d’immenses surprises tant les évaluations officielles sont approximatives. Ainsi, le démantèlement des usines de Marcoule où se fabriquait le plutonium militaire est annoncé à la hauteur de 30 milliards de francs (soit environ 5,48 milliards d’euros), soit plus de trois fois le coût de leur construction.

Parmi ces dépenses gigantesques, certaines ont été totalement inutiles. Ainsi, les missiles nucléaires Hadès ont été déployés quelques mois seulement avant d’être démantelés. Quant aux programmes aujourd’hui en cours de réalisation, ils risquent de coûter, selon les actuelles prévisions, près de 400 milliards de francs (soit environ 73,2 milliards d’euros) aux contribuables français !

 

Sommaire

Introduction générale

 

Premier chapitre : Construire la bombe

Introduction — Le complexe français de production des têtes nucléaires

 

Première partie — La recherche-développement pour les têtes nucléaires

I — Le programme bombe secret du CEA entre 1945 et 1958

II — La Direction des applications militaires du CEA depuis 1960

Les centres d’études de la Direction des applications militaires du CEA

 

Deuxième partie — Le programme de simulation des essais nucléaires

 

Troisième partie — La fabrication des matières nucléaires

I — La fabrication du plutonium pour les applications militaires

II — La fabrication d’uranium pour les applications militaires

III — La fabrication d’autres composants pour les applications militaires

 

Quatrième partie — Les expérimentations nucléaires de la France

 

Cinquième partie — Les coûts de fabrication des têtes nucléaires

 

Deuxième chapitre : Déployer la bombe

I — Les avions des forces aériennes stratégiques

II — Les missiles sol-sol stratégiques

III — Les sous-marins nucléaires lance-engins stratégiques

IV — Les avions des forces aériennes tactiques (ou pré-stratégiques)

V — Les missiles tactiques (ou pré-stratégiques)

VI — Les avions ravitailleurs des forces nucléaires aériennes

VII — Le maintien en condition opérationnelle des têtes nucléaires

 

Troisième chapitre : Contrôler la bombe

I — Le contexte administratif français et les armes nucléaires

II — Les transmissions des forces nucléaires

III — L’engagement et le ciblage des forces nucléaires

IV — Les systèmes d’alerte et de reconnaissance

 

Quatrième chapitre : Se protéger contre la bombe

I — La protection des militaires et des armes

II — La protection des populations civiles

 

Cinquième chapitre : Démanteler la bombe

I — Les installations de production de matières nucléaires

II — Le démantèlement des sites d’essais

III — Le démantèlement des missiles Hadès

IV — Le démantèlement des Pluton

V — Le démantèlement des avions des forces aériennes tactiques et de leurs armes nucléaires

VI — Le démantèlement des Mirage IVA et de leurs armes nucléaires

VII — Le démantèlement des missiles du Plateau d’Albion

VIII — Les démantèlements des SNLE

IX — Les questions posées par les démantèlements

 

Sixième chapitre : Le coût de la prolifération

I — Les contributions françaises à la prolifération nucléaire

II — La France et le Traité de non-prolifération

 

Conclusions et propositions

Annexes

1 — Les victimes de la bombe

2 — Crédits nucléaires militaires et industrie

3 — Chronologie nucléaire

4 — État des forces nucléaires françaises au 1er janvier 1999

5 — Le contexte budgétaire relatif aux armes nucléaires

 

Bibliographie

Index

 

Éditions Observatoire des armements/CDRPC • février 1999, 376 pages

Prix : 27,50 € (port compris), commander

 

http://www.obsarm.org/spip.php?article28

 

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Vous avez bien lu ?... 275 milliards d’euros = 32.816 milliards de francs CFP….

Soit le budget 2012 de la Polynésie (135,2 Mds CFP)  pendant 243 ans !!!!

En plus d’avoir détruit notre économie, d’avoir transformé notre mentalité, d’avoir mis notre culture aux oubliettes, d’avoir détruit notre agriculture, notre pêche et pollué notre environnement… Ils ont ruiné la France et les français !!!!

TOUT ÇA POURQUOI ??

 

Commenter cet article

Gérard JOYON 22/05/2012 08:47


Comptez sur moi pour transmettre l'info .


Merci BRUNO.Merci PIERRE.


Gérard JOYON.


 


 

N.L. Taram 22/05/2012 09:08



Et merci GG pour ton action...



OSSAU 20/05/2012 08:14


Ah si l'on avait affecté ces sommes à des actions contribuant au bonheur des peuples,.....


mais ne revons pas

N.L. Taram 20/05/2012 08:53



Bonjour Ossau et merci de ta visite,


oui, ne rêvons pas... mais continuons à le répêter, espérons être entendu et réparons les dégâts... telle est ma mission (hum ! voilà que je me prends pour le messie)



Pierre Carabasse 19/05/2012 22:52


Lire aussi :



Lundi 7 mai 2012 17:52



Lutter
contre la prolifération nucléaire



Intervention de Paul Quilès
au Comité préparatoire de la conférence d’examen
du TNP (Traité de non prolifération),
qui s'est tenu à Vienne le 2 mai 2012


http://paul.quiles.over-blog.com/article-lutter-contre-la-proliferation-nucleaire-104754687.html 

Bruno Barrillot 19/05/2012 22:16


"L'audit atomique" est disponible chez l'éditeur Observatoire de l'armement : www.obsarm.orgcontacter aussi patricebouveret@obsarm.org


L'audit atomique français fait partie d'un programme international qui avait été financé par une fondation antinucléaire américaine W. Alton Jones, liée au Bulletin of Atomic Scientists... Avec
un chercheur américain Stephan Schwartz nous avions établi un inventaire des champs "à balayer" pour faire une évaluation des dépenses pour les arsenaux nucléaires... Le travail de Stephan
Schwartz a été aussi publié sous le même titre "Atomic audit"... Evidemment, les dépenses
américaines sont amplement plus considérables que celles de la France !En ce qui concerne l'audit français, l'inconvénient pour aujourd'hui c'est que les sommes sont en francs, mais ce qui est
intéressant, c'est de voir tout le secteur des équipements militaires concernés et cela montre comment, du simple point de vue de la défense, l'armement nucléaire a phagocyté le budget de la
défense (et ça continue !) au détriment d'autres dépenses qui seraient plus "utiles" pour la défense de la France. Il resterait à écrire concrètement le même "audit" pour
évaluer comment l'industrie nucléaire a puisé dans la recherche-développement de l'armement nucléaire pour se construire et pour montrer comment la "logique" militaire (secret, désinformation,
propagande...) a déteint sur le monde de l'industrie nucléaire.


J'en parle un peu dans mon dernier livre "L'héritage empoisonné" dont un extrait va paraître dans Tahiti Pacifique de juin...


Avec mes amitiés


Bruno

N.L. Taram 19/05/2012 22:21



Affaire à suivre avec attention et à diffuser largement... surtout en ces temps de période électorale !



Bruno Barrillot 19/05/2012 22:07


Ia ora na Pierre


Merci pour la pub ! Je sais cependant que le public a souvent de la peine à évaluer ce que peuvent représenter des chiffres aussi énormes. Certains font des comparaisons avec les dépenses
sociales ou humanitaires (enseignement, hôpitaux, aide au développement...). Parfois, pour montrer l'énormité des dépenses des essais nucléaires (un des item de l'Audit atomique), j'utilise
une
comparaison : entre 1966 et 1968, pour les seuls essais nucléaires en Polynésie, près de la moitié de la flotte de guerre française (y compris les porte-avions), soit 100 bâtiments de guerre
étaient envoyés à Moruroa et côté dépenses, cela constituait environ 40 % des dépenses militaires de la France ! Aujourd'hui, dans les guerres où la France va se fourvoyer (Irak, Afghanistan,
Libye...), c'est à peine si on peut envoyer une frégate ou le porte-avions Charles de Gaulle quand il est disponible !


A l'époque des essais aériens, au moins pour la marine, c'est comme si la France était engagée dans une guerre totale où on garde habituellement au moins la moitié de ses navires à l'abri pendant
que les autres sont au combat !


Amitiés


Bruno

N.L. Taram 19/05/2012 22:12



Bonjour Bruno,


Merci pour tous ces détails. Ce livre est-il disponible en librairie ou chez Amazon ou Fnac ?



SAINT ETIENNE Claude 19/05/2012 13:39


Et encore... Nous n'avons fait des essais que sur "200" bombes. Imaginons les états qui en ont eu 700 et plus. Il y aurait vraiment eu avec cette somme, de quoi rendre des gens heureux, des
malades guerris, des élèves instruits, des politiques aimés.

N.L. Taram 19/05/2012 20:17



Bonjour Claude,


L'espèce humaine est parfois désespérante... Quand je pense aux merveilles que l'on peut faire avec tout ça, quel gaspillage !!!