DIANE DE POITIERS (1)

Publié le par N.L. Taram

Diane entête

La cupidité, le pouvoir, les femmes, quelquefois les trois conjugués, ont fait l'histoire de France.

 Diane Poitiers CapassinCi-contre, la belle et sensuelle Diane de Poitiers. Tous les atouts réunis en une seule personne. Beauté harmonieuse, rang, érudition, fortune et le petit plus, intelligente. Tous les mâles du royaume louchaient sur ce beau parti aux formes appétissantes. Riche héritière du sénéchal BRÉZÉ, vieux monsieur de plus de 40 ans qu'elle, elle avait été chargée par le roi Francois 1er de faire l’éducation de ses deux enfants. Diane connaissait le chapitre des préséances, protocole, saluts, entrées, sorties, titres, places, révérences et atouts, elle était imbattable, d'ailleurs elle s'acquitta à merveille de sa tâche, ce qui lui valut la reconnaissance du roi. Le roi avait trouvé en cette grâce, une seconde mère pour ses enfants. Ceux-ci en retour l’aimaient, pour l'un d'eux, cette admiration se transforma au cours des ans, en amour. Mais la belle était prude et résistait, elle avait 20 ans de plus que lui. Le moment choisi pour une déclaration plus appuyée que les autres, était mal venu de la part du dauphin puisqu'il venait de se marier avec Catherine de Médicis.

Francois 1

Catherine était appréciée de Francois 1er, pour son allant, sa sveltesse, son érudition et son esprit politique. Un trublion à la cour, elle avait amené d'Italie la fourchette (avant on se servait du couteau et des doigts), puis elle montait à cheval tel un cavalier, en l'enfourchant, ce qui à l’époque faisait scandale car les femmes ne portaient pas de petite culotte. C'est donc Catherine qui répandit à la cour l’usage de la petite culotte. Les femmes quittèrent progressivement la monte en amazone. Tout allait bien pour Catherine, le roi l'avait adoptée comme sa propre fille, mais…   Catherine n’assumait pas sa charge, le temps passait et aucune naissance n'était annoncée.

Stérilité ou pas?

 Elle aimait son mari et ne voulait pas être répudiée. Sa situation était critique, elle faisait en toutes occasions, avec son mari, tout ce qu'il fallait, pour d'une part, assurer la descendance royale et d'autre part, conquérir le cœur de celui qu'elle aimait. Repoussant ainsi au loin, le nuage sombre qui se profilait à l’horizon... Celui de Diane.

Catherine de MedicisCertainement avec arrière pensée, bien que ne pouvant devenir reine, Diane céda au dauphin, jetant à ce mauvais moment, un trouble dans les relations du couple princier. Le dauphin avait 19 ans, Diane 39. Tous les déçus de la cour, Madame d'Estampe (la favorite) en tête, se gaussaient sous cape de cette union avec “la vieille". Deux clans se formèrent à la cour, à chaque instant, les insultes fusaient de part et d’autre. Le roi se fâcha même avec son fils qui insultait sa favorite, madame d'Estampe, à partir de ce moment, ils ne se parlèrent plus et s'évitèrent le plus possible.

Dans les mois qui suivirent, Catherine fit appel à des alchimistes qui lui firent, à l’endroit voulu, des cataplasmes circonstanciés “purée de vers de terre, bois de cerf pilé, bouse de vache, poudre de pervenche délayée dans du lait de jument".

chambre-chenonceaux

Devant la non réceptivité de la future reine, on changea les méthodes, la pauvre femme s'y soumettait, elle buvait entre autre, et à pleines gorgées, de l'urine de mule. Rien n'y fit. C'est alors que, ignorante des finasseries amoureuses, elle se persuada que les conditions des rapports intimes, n'étaient pas identiques dans les deux couches du futur roi. Si elle pouvait connaître comment cela se passait avec Diane, elle pourrait faire pareil et tomberait forcément enceinte. Fort résolue, elle passa à l'attaque de sa rivale et se remit aux bons soins de l'une de ses dames d'honneur... A cet effet, les deux femmes avaient fait faire à l'aide d'un vilebrequin, des trous dans le plancher, juste au dessus de la couche de Diane, qui heureusement pour la séance de voyeurisme, n'avait pas de lit à baldaquin. Pour le reproduire à son compte, elle voulait connaître “le jeu que jouaient son mari et la dame".

diane de poitiers 1955Ce qu'elles virent n'était que la beauté du corps de Diane, corps blanc velouté, ventre plat, hanches et jambes harmonieuses, poitrine parfaite aux tétins prononcés, durs et sensibles aux caresses, qu'elle rendait au centuple à son amant qui s'étiolait de plaisir. Charnelle, sensuelle, moitié nue moitié chemise, elle affolait son amant par des caresses tellement voluptueuses que ce dernier la chargeait avec une telle rudesse que le couple se trouvait éjecté hors de la couche et continuait ses assauts sur le tapis. Diane qui avait épousé très jeune le vieux maréchal de BRÉZE, n'avait jamais connu l'émoi. Henri lui avait révélé l'amour, bien qu'elle le trahissait dans son but à atteindre, c'était une arriviste, de corps elle était sincère avec lui. Elle l’aimait, ils s'aimaient mutuellement.

Catherine comprit qu'elle ne serait jamais à la hauteur et qu'elle n'obtiendrait jamais de cette manière le remède à sa stérilité...

En désespoir de cause elle se tourna vers la médecine.

à suivre...

Publié dans Histoire

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Popoti 15/10/2010 20:31



Les femmes c'est comme la galette des rois : avant d'atteindre la fève, il faut se farcir la pâte d'amande...



sylvie-anne 15/10/2010 07:47



Le feuilleton Jeanne d'Arc était "cuisant", mais avec Diane cela s'annonce également brûlant avec d'autres flammes . Cela va te faire du bien de quitter un peu la politique. De vraies vacances.


Je file demain à Raivavae pour 4 jours, je lirais la suite à mon retour lundi soir.



N.L. Taram 15/10/2010 08:37



Et ce n'est qu'un début....


Donnes le bonjour d'Eugénie aux artisanes de Raivavae, ce sont ses copines.



sylvie-anne 15/10/2010 06:40



Chaud très chaud ! Joli texte. Combien d'épisodes nous réserves tu Taram pour cette love story ? Ca commence très fort avec cette histoire de petite culotte  !



N.L. Taram 15/10/2010 07:34



Bonsoir Sylvie-Anne,


En principe 5 épisodes, mais il y aura surement des prolongations...


Notre ami Claude a du talent pour raconter ce genre d'histoire, il me rappelle l'émission "Alain Decaux raconte", je restais scotché devant l'écran !!