JACQUES BREL

Publié le par N.L. Taram

Trio

 

Brassens parle de Brel, le plus bel hommage.

 

 

Jacques Brel se raconte en toute simplicité interview exceptionnelle 

(seulement un extrait, la vidéo complète ayant été supprimée)

Les singes

…..

Avant eux il y avait paix sur terre

Quand pour dix éléphants il n’y avait qu’un militaire

Mais ils sont arrivés et c'est à coups de bâton

Que la raison d'Etat a chassé la raison

Car ils ont inventé le fer à empaler

Et la chambre à gaz et la chaise électrique

Et la bombe au napalm et la bombe atomique

Et c'est depuis lors qu'ils sont civilisés

Les singes, les singes, les singes de mon quartier

Les singes de mon quartier.

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martin jacques 16/07/2012 19:46


 


bONJOUR PIERRE


 


 


 


 


 


BONJOUR PIERRE


IL Y à LONGTEMPS QUE JE VOULAIS TE FAIRE PARVENIR CES DOCUMENTS MAIS DOUE COMME JE SUIS JE NE SUIS JAMAIS A TE LES FAIRE PASSES


NOUS AVONS BEAUCOUP DE POINTS ET DE GOUTS COMMUNS


AMITIES         JACQUES


 


 


 


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N.L. Taram 16/07/2012 21:33



Bonjour Jacques,


avec beaucoup de patience, on finit par trouver des perles dans l'immense dépotoir qu'est internet...


Amitiés



SAINT ETIENNE Claude 16/07/2012 16:33


Bonjour Taram,


Tout être humain est un rêveur né, certains plus les uns que les autres, moi beaucoup. En général je ne me laisse pas bercer par des sujets utopiques
donc des illusions et de la futilité, mais j'ai mes faiblesses et nombreuses, je délaisse la politique au profit de l'amour, de la nature, de la quiétude, du beau. Dans mon monde imaginaire je
m'attarde et me complet à le sculpter, façonner, je prolonge tout en donnant une cohérence à l'ensemble, le magnifie. Tout cela reste de l'imaginaire, du merveilleux destiné à ne pas être connu
ou étalé sur la place publique mais dont souvent je me remémore des passages.


Le poète ne l'est à nos yeux que lorsqu'il reprend nos pensées intimes pour les sublimer, c'est à dire lorsqu'il nous donne une finalité portée à la
quintessence, celle qui nous fait entrer dans un monde merveilleux. Celui que notre imagination n'aurait pas eu le temps ou simplement la capacité de faire elle même.


Le jour ou il aborde un sujet qui n'est pas notre, ou a un autre ressenti que le notre, nous ne pouvons que le trouver mauvais et le rejetons. Où peut
être finalement venons nous de franchir une étape?

N.L. Taram 16/07/2012 21:39



Bonjour Claude,


J'avoue que ce n'est pas Jacques Brel que j'ai écouté le plus souvent tout le long de ma vie. Mais maintenant quand j'entends ces chansons qui accompagnent ce film... la mémoire me revient comme
un coup de poing dans la figure... et c'est très émouvant... et agréable.



SAINT ETIENNE Claude 16/07/2012 11:23


Les poêtes sont excusables, leur monde n'est fait que d'utopie, heureusement qu'il y a des gens raisonnables pour corriger leurs erreurs. Le problème réside dans le fait que l'on a plus d'hommes
responsables même si l'on a créer des écoles de référence comme l'ENA, je crois que c'est pire maintenant qu'avant, époque ou le bon sens au moins, prenait le dessus.


L'exemplarité des singes renommés pour leurs guerres intestines, reste à prouver.

N.L. Taram 16/07/2012 12:00



Heureusement que nous avons les poètes pour nous faire rêver... Le poème "Les singes" est, bien sur, une parabole...


LES SINGES (1961)


Avant eux avant les culs pelés
La fleur l'oiseau et nous étions en liberté
Mais ils sont arrivés et la fleur est en pot
Et l'oiseau est en cage et nous en numéro
Car ils ont inventé prisons et condamnés
Et casiers judiciaires et trous dans la serrure
Et les langues coupées des premières censures
Et c'est depuis lors qu'ils sont civilisés
Les singes, les singes, les singes de mon quartier
Les singes, les singes, les singes de mon quartier

Avant eux, il n'y avait pas de problème
Quand poussaient les bananes même pendant le carême
Mais ils sont arrivés bardés d'intolérance
Pour chasser en apôtres d'autres intolérances
Car ils ont inventé la chasse aux Albigeois
La chasse aux infidèles et la chasse à ceux-là
La chasse aux singes sages qui n'aiment pas chasser
Et c'est depuis lors qu'ils sont civilisés
Les singes, les singes, les singes de mon quartier
Les singes, les singes, les singes de mon quartier

Avant eux l'homme était un prince
La femme une princesse, l'amour une province
Mais ils sont arrivés, le prince est un mendiant
La province se meurt, la princesse se vend
Car ils ont inventé l'amour qui est un péché
L'amour qui est une affaire, le marché aux pucelles
Le droit de courte-cuisse et les mères maquerelles
Et c'est depuis lors qu'ils sont civilisés
Les singes, les singes, les singes de mon quartier
Les singes, les singes, les singes de mon quartier

Avant eux il y avait paix sur terre
Quand pour dix éléphants il n'y avait qu'un militaire
Mais ils sont arrivés et c'est à coups de bâton
Que la raison d'État a chassé la raison
Car ils ont inventé le fer à empaler
Et la chambre à gaz et la chaise électrique
Et la bombe au napalm et la bombe atomique
Et c'est depuis lors qu'ils sont civilisés
Les singes, les singes, les singes de mon quartier
Les singes de mon quartier.



Guy Delorme 16/07/2012 06:49


Emotion et plaisir intacts.
Quand j'avais 12 ans (57) ma soeur aînée écoutait en boucle "quand on n'a que l'amour", ce qui, d'ailleurs ne me faisait ni chaud ni froid. C'est seulement 2 ans plus tard que, grâce à mon
copain-voisin Jojo (celui qui m'a initié au Jazz), j'ai découvert Brel grâce à "Ne me quitte pas" qu'à mon tour, j'écoutais en boucle en pleurant comme un épagneul breton sur un amour de juillet,
perdu en août, chaque fois qu'il en venait à "je serai l'ombre..//..de ton chien". Puis j'ai adoré son fol espoir pour cette Madeleine qui jamais ne viendrait ou la Frida de Chez ces gens là qui
jamais ne partirait; j'ai aimé la beauté vénéneuse de Mathilde et l'insouciante fraîcheur de la Fanette quand moi-même j'aimais, puis je les ai haïes quand j'ai été trahi, ce qui ne m'a pas
empêché d'avoir envie de prendre soin de la femme de ce pauvre Emile après avoir tiré Jef du caniveau parce qu'il avait trinqué aux putains d'Amsterdam. Les images de Brel : ( "ils n'écoutent pas
ce que ses pauvres mains racontent", "des perles de pluie... d'un pays où il ne pleut pas", "celui des deux qui reste se retrouve en enfer"...) ont beaucoup contribué à mon goût pour la couleur
et la musique des mots.
Mais curieusement, quand la chanson "les Marquises" est sortie en 77, je n'ai pas été emballé, peut-être parce que, sans trop savoir pourquoi (alors que, depuis deux ans, il partageait (presque)
la même vie que moi à Atuona, où j'ai vécu de 72 à 81), dans mon esprit ses chansons étaient plus liées aux brumes du nord qu'au soleil des tropiques et que le cliché un peu facile des "chevaux
qui fredonnent Gauguin" m'avait agacé, au point de me faire oublier ces trois joyaux de précision que j'ai redécouverts plus tard, à la lumière de ma propre expérience marquisienne: "Ils
regardent la mer comme tu regardes un puits" (certain(e)s de mes élèves avaient ce regard à la fois brillant et vide des sadhus indiens, comme s'ils regardaient à travers toi, plus loin, sans te
voir), "les pluies sont traversières"(C'est aux Marquises que j'ai découvert ces violentes averses où la pluie frappe à l'horizontale et traverse une partie de la maison, malgré les avancées de
toit) enfin, "le temps s'immobilise"(c'est ce dont j'ai pris conscience, de retour "à la ville" - même si Papeete n'est ni Paris ni Tokyo - après dix années passées à Hiva Oa - où j'étais arrivé
directement de Paris, sans avoir vécu à Tahiti - et où vraiment, crois-moi, ce n'est pas une posture, j'ai connu une vie à la fois, dense, riche et...immobile).


A bientôt et encore merci pour le Grand Jacques.

N.L. Taram 16/07/2012 06:53



Merci Guy pour ta prose,
moi aussi émotion et plaisir.
Au début, je n'avais que l'hommage Brassens à Brel, hommage plein de retenu et émouvant typique de Brassens...
Je voulais rajouter quelques morceaux de Brel et je suis tombé sur ce film en 4 épisodes, certainement récent sur You tube.
Je pouvais pas laisser passer cela.
Le reste de la journée, je l'ai passé en écoutant de vieux bluesmen...


Jacques Brel


Une île

Une île au large de l'espoir
Où les hommes n'auraient pas peur
Et douce et calme comme ton miroir
Un île
Claire comme un matin de Pâques
Offrant l'océane langueur
D'une sirène à chaque vague
Viens
Viens mon amour
Là-bas ne seraient point ces fous
Qui nous disent d'être sages
Ou que vingt ans est le bel âge
Voici venu le temps de vivre
Voici venu le temps d'aimer.


 


Une île


Une île au large de l'amour


Posée sur l'autel de la mer


Satin couché sur le velours


Une île


Chaude comme la tendresse


Espérante comme un désert


Qu'un nuage de pluie caresse


Viens


Viens mon amour


Là-bas ne seraient point ces fous


Qui nous cachent les longues plages


Viens mon amour


Fuyons l'orage


Voici venu le temps de vivre


Voici venu le temps d'aimer


 


Une île


Et qu'il nous reste à bâtir


Mais qui donc pourrait retenir


Les rêves que l'on rêve à deux


Une île


Voici qu'une île est en partance


Et qui sommeillait en nos yeux


Depuis les portes de l'enfance


Viens


Viens mon amour


Car c'est là-bas que tout commence


Je crois à la dernière chance


Et tu es celle que je veux


Voici venu le temps de vivre


Voici venu le temps d'aimer


Une île.