JELLY ROLL MORTON

Publié le par N.L. Taram

Reprise d'un article du 25 mai 2010, après quelques mises à jour.

Dieu créa l’homme et Jelly Roll Morton créa le Jazz….

JR Morton recto

Mon premier disque 33 tours/25 cm en 1958

Ferdinand Joseph Lemott (Lamothe) est né le 20 Octobre 1890 à La Nouvelle-Orléans, Louisiane. Pourquoi Morton ? « Vous vous demandez, je le devine, comment je peux m’appeler Morton, puisque c’est un nom anglais. Eh bien, je vais vous le dire. J’ai adopté ce nom pour des raisons d’affaires, quand j’ai commencé à voyager. Je ne tenais pas à être appelé Frenchy… » (cf. interviews à la Library of  Congress in Washington D.C. courant 1938).

Mister Jelly Roll

  Champion de billard, arnaqueur et entremetteur occasionnel, Jelly Roll Morton fut aussi le plus extraordinaire pianiste de jazz de son temps, 1’un des plus grands compositeurs de musique syncopée et le plus remarquable arrangeur de jazz « Nouvelle-Orleans » que le monde ait connu. Sous  le contrôle du folkloriste Alan Lomax, ce génie hors série nous conte ici, par l'entremise d'un appareil d'enregistrement, la fantastique histoire de sa vie, qui ressemble à une épopée de Damon Runyan grouillante de personnages et de situations picaresques et qui se confondit, quarante années durant, avec l'histoire du Jazz. Ce livre, écrit Studs Terkel dans le "Chicago Sunday Times", est bien davantage qu'une biographie de Jelly Roll Morton, "l’Inventeur ", le Gullliver du Jazz. C'est la Saga, amère et pitoyable d'une ville, d'une musique et d'un peuple... l'autoportrait d'un artiste tendre, humoreux, vantard, tragique... Jelly Roll serait-i1 en vie aujourd'hui qu'il proclamerait, sans l'ombre d'un doute : " Voici, sur le Jazz, le meilleur livre que l'on ait jamais écrit ". Et i1 aurait raison, comme d'habitude ". 

Le texte du livre en anglais : http://www.traditionalmusic.co.uk/jelly-roll/ 

 

Jelly Roll Morton

En 1905, il compose The Jelly Roll Blues, la première composition de jazz publiée.

Après avoir joué du piano et du billard dans tout les bouges (honky-tonk) des états du sud, nous le retrouvons en Californie « J’ai fait mon premier enregistrement, a dit Jelly Roll, en 1918, pour je ne sais quelle firme californienne... J’ai enregistré The Wolwerines et King Porter, mais nous n’avons jamais entendu parler de ces disques » (ndlr : ces enregistrements figurent bien sur les registres, toutefois les matrices sont introuvables). Ensuite il enregistre des rouleaux de pianola, édités en 1924.

(codes recherche : MUSRAG - JAZMOR)

 

redhotpepper

Baby Dodds, Kid Ory, Georges Mitchell, John Lindsey, JRM, John Saint-Cyr, Omer Simeon

A cette époque il entame une carrière prestigieuse avec son orchestre, Red Hot Peppers, principalement à Chicago, Richmond et New-York. Les meilleurs musiciens joueront avec lui : Georges Mitchell, Kid Ory, Johnny Dodds, Omer Siméon, John Saint Cyr, Henry Allen, Albert Nicholas, Barney Bigard, … Et ses compositions qui seront reprises par tous les autres musiciens : Jelly Roll blues, The Chant, Doctor Jazz, Wild Man blues, Cannonball blues, …

Jelly-Roll-Morton

En mai 1938, il enregistre pour la Librairie du Congrès, 12 albums de piano solo où il raconte ses souvenirs et la naissance du jazz…En 1939 et 1940, il enregistre ses derniers disques avec un orchestre et solo de piano avec chant dans la pure tradition de la Nouvelle-Orléans.

Printemps 1941, Los Angeles, quand la mort vint fermer le piano, Mister Jelly Roll était en train de mettre au point le projet d’une nouvelle séance d’enregistrement de musique new-orléanaise…

 

Voir le film de Louis Malle « Pretty Baby  (La petite)», musique de JR Morton et Tony Jackson, son personnage est joué par Antonio Fargas.

Le premier rôle au cinéma de Brooke Shields à 12 ans en 1978 : un film pour le moins scandaleux pour l'époque.

Mise à jour de l'article le 13/09/2015 avec un extrait du film " La Petite".
 
En 2010, il n'était pas possible de publier de la musqiue, mais maintenant c'est possible. Voilà des articles sur Jelly Roll MORTON avec quelques uns de ses enregistrements : 

Publié dans Musique

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Pierre Carabasse 25/05/2010 12:36



Ia ora na Taram,


La pochette que tu présentes en début d'article, c'est le premier disque que j'ai possédé à l'âge de 14 ans (vinyl 25cm), ramené de Londres par un ami. Le premier morceau "Mamie's blues", c'est
la première partition que j'ai étudiée 30 ans plus tard... et que je continue à écouter avec plaisir.