L’AMI DU PEUPLE (4)

Publié le par N.L. Taram

Jean-Paul MARAT

 

Beaucoup de sottises ont été écrites sur Marat depuis plus de deux siècles. Cependant il existe depuis 1865 une Biographie qui rétablit la vérité avec des preuves que chacun peut vérifier. Je parle de la Biographie de Jean-Paul Marat écrite par Alfred Bougeart, qui à ma connaissance n'a jamais été rééditée.

http://www.jpmarat.de/francais/index.html

 

Voici des articles du journal « L'Ami du Peuple », regroupés dans trois collections :
Source: Charles Simond, Marat. Ed. L. Michaud, Paris 1906.

 

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Un article du journal « L’Ami du peuple », n°133 du 14 juin 1790 qui n’a rien à voir avec le Fenua évidemment…

https://books.google.fr/books?id=LP5nAAAAMAAJ&printsec=frontcover&dq=jean+paul+marat&hl=fr&ei=PhHCTo2fLefjiALv4PjrCw&sa=X&oi=book_result&ct=result#v=onepage&q&f=false

 

OBSERVATIONS

SUR LE PROJET D'ÉTABLISSEMENTS DE BIENFAISANCE ET DES MOYENS DE DÉTRUIRE LA MENDICITÉ.

(Denrées et marchandises

de1ère  nécessité, 1793) 

Denrées 1ere necessité

....Quant aux ateliers et aux manufactures que je propose d'établir dans Paris, la simple destination du couvent à cet établissement doit en assurer la réussite. A l'avantage inappréciable d'extirper la mendicité parmi nous il réunira bientôt celui de régénérer les mœurs dans les classes inférieures de la société; car c'est la misère, le dégoût attaché à un travail ingrat, et le désespoir de ne pouvoir parvenir, à force de peines, à se faire un sort agréable, qui inspirent le découragement, l'oisiveté, la fainéantise, la dissolution et la débauche.

De quoi me servira de me morfondre à l'ouvrage ? Je serai toujours gueux, se dit à lui-même l'homme qui n'a aucune propriété, l'homme foulé d'impôts, à qui le gouvernement enlève inhumainement le fruit de ses services, l'homme dont le mince salaire ne suffit pas pour lui procurer les choses de première nécessité; et il reste dans l'inaction, ou s'il travaille, ce n'est que pour s'empêcher de mourir de faim; sentant toute la journée le poids de sa triste existence et le malheur de sa condition, il cherche, dès qu'il le peut, à oublier quelque moment ses peines, et à noyer ses soucis dans le vin. Mais donnez a cet homme quelque mince propriété et qu'il puisse jouir un jour du fruit de ses travaux, il s'y attachera comme à la source de son bonheur; il mettra tous ses soins à le conserver et à l'augmenter; c'est une vérité dont la Suisse, le pays du monde où l'on connaît le plus généralement les douceurs de la vie, offre un tableau touchant.

Avec la misère disparaitront l'oisiveté, la crapule et le libertinage; le goût des plaisirs domestiques, inséparable de l'amour du travail, succédera à la dissipation et à la débauche; les mœurs s'épureront, les mariages se multiplieront, la population augmentera, et l'abondance, la vie réglée, la santé, la joie régénéreront l'espèce, abâtardie par la misère et l'oppression.

C'est dans la capitale surtout que la métamorphose sera frappante; rien de plus aisé que d'en accélérer les progrès : avec les lits et les petits meubles que les religieux laisseront dans les couvents, on pourrait faire dans le cours d'une année des milliers de mariages heureux. L'honnêteté des indigents serait un titre à ces bienfaits; mais j'anticipe sur les fonctions des commissaires de bienfaisance, dont le zèle éclairé sera sans doute le premier des bienfaits du retour de la liberté. Puissent leurs soins généreux faire oublier bientôt aux infortunés les maux affreux de l'ancien régime ! Je soumets leurs lumières cette légère esquisse des avantages que l'on peut retirer des maisons religieuses. Quelque légère qu'elle leur paraisse, je me flatte qu'ils ne négligeront pas les vues salutaires qu'a suggérées à l'Ami du peuple son amour pour l'humanité. 

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J’ai aussi beaucoup apprécié le billet du PKO de dimanche dernier...

 

Le billet d'humeur du PKO de la cathédrale


Cathédrale 1963Noël approche à grand pas ! En ce temps de morosité économique et de croissance de la misère… les habitants du fenua se mobilisent, à défaut de la Polynésie ! Des collectes de dons en nature ou en espèces fleurissent de toute part… des associations se mobilisent pour offrir un repas aux sans-abris, préparer une animation dans un quartier en souffrance… Une mobilisation on ne peut plus louable à encourager très largement !
Mais soyons vigilant ! Que notre générosité, au demeurant très vraie, ne soit pas uniquement une manière de nous déculpabiliser pour la fête que nous organiserons le soir de Noël chez nous en famille ou le réveillon du Nouvel An entre amis !
La véritable solidarité ne serait-elle pas de fêter et réveillonner sans excès ! La solidarité de ce Noël ne serait-elle pas non seulement de partager notre « trop » mais de partager le « peu » voir le « rien » de ceux qui ont tout perdu ?
Un jus de fruit au lieu du champagne… Un poulet petit pois au lieu du foie gras sur nos tables de réveillons ne serait-ce pas là, la vraie solidarité ?
Et à minuit… tous ensemble, pauvres et riches, à la messe, contemplant le plus grand devenant le plus petit parmi nous… C’est Noël !

 

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