L’AVENIR ECONOMIQUE DE LA POLYNESIE (3)

Publié le par N.L. Taram

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Le-Point-Demographie-11-Fevrier-2010Toujours l’étude de l’avenir économique de la Polynésie avec le relevé de l’atelier de la commission économique du 16 février 2011.

Je vous rappelle que le but de ces travaux est l’élaboration d’un manifeste pour faire évoluer le fenua maohi vers une économie alternative de développement de nos ressources propres. L’objectif des échanges entre participants et intervenants, n’est en aucun cas d’obtenir forcément une convergence des idées, au contraire si nos visions sont différentes, elles permettront d’obtenir beaucoup plus d’éléments dans la synthèse des travaux.

Bien entendu, je communiquerai aux membres de la commission économique toutes vos interventions que je souhaite constructives.

 

Bonne lecture…

 

 

 

IA MANA TE NUNA’A

 

COMMISSION ECONOMIQUE

 

 

 

RELEVE ATELIER 1-3 DU MERCREDI 16 FEVRIER 16H00-18h00 permanence IMTN

 

 

Atelier n° 1 - 3 - MIEUX CONSOMMER POUR MOINS IMPORTER

 

THEMES :

-         Consommation et Coût de la vie

-         Consommation et Démographie

 

Présidente

 

Mme Nelly TUMAHAI,

 

         Etaient présents :

 

-     Pierre CARABASSE

-     Tuma MAONI

-     Raymond RICHERD

-     André TAHIMANARII

-     Geneviève TUHOE

-     Hérald LY SING SAO

 

Consommation et Coût de la vie

 

Conclusion unanime de l’atelier : il convient de comparer les niveaux de vie des pays dans le Pacifique. L’étude qui compare le coût de la vie en Polynésie à celui de la France n’apporte rien.

 

La commission s’est interrogée sur :

-      le coût de la vie élevé par rapport au SMIG en Polynésie

-     La fiscalité en Polynésie, pourquoi la fiscalité indirecte prime-t-elle ?

-     L’impôt sur le revenu ne peut-il pas à terme se substituer à la TVA ?

 

 

Recettes fiscales 

L’atelier recommande de repenser la fiscalité polynésienne et d’aboutir à un système plus équitable basé sur le niveau de revenu.

 

En contrepartie, le Pays devra aussi s’évertuer à réduire ses dépenses publiques, l’expression «  dégraisser le mammouth » doit être mise en œuvre.

 

Pour réussir la bascule, imposition indirecte vers imposition directe, une vigilance doit être portée sur le contrôle des prix et le contrôle des sociétés.

 

A terme, l’objectif est de réduire le déficit de la balance commerciale en réduisant les importations qui actuellement sont 10 fois plus importantes que la production locale.

 

Consommation et fracture sociale

 

Il a été fait référence à l’étude de l’Institut Louis Malardé sur l’île de Rapa, île qui ne dispose pas d’aéroport mais où pourtant le fléau de l’obésité est présent.

 

Le constat a été fait sur la perte d’autosuffisance dans les îles.

 

Voici ci-dessous le témoignage de Geneviève, in extenso, sur l’évolution qui frappe la société polynésienne :

« Quand j’étais enfant, je vivais dans une île des Tuamotu. Nous étions entièrement autonome et, à part un sac de farine et un sac de riz quand une rare goélette passait chez nous, nous avions pour nous nourrir, outre du poisson, des crustacés et autres produits de la mer, des légumes, de la volaille, des cochons et même des chiens pour varier notre nourriture. Les femmes accouchaient sur place et quand elles manquaient de lait, nous complétions avec du lait de coco. Les soins étaient effectués avec des remèdes traditionnels et même nous pouvions soigner de petites blessures ou fractures. Nous étions vraiment autonome

Pierre CARABASSE lui a demandé de quelle île elle était « de Tatakoto », a-t-elle répondu. Rappel : Tatakoto se trouve dans les Tuamotu de l’est, par 17°20 sud et 138°23 ouest, elle n’a pas de passe et possède maintenant une piste d’avion. Elle est proche de Tureia (île natale d’un de ses parents). En 1983, il y avait 184 habitants (156 inscrits sur la liste électorale en 2008) ; ne pas confondre avec Takapoto.

Enfin, Pierre CARABASSE lui a demandé si elle souhaitait  retourner dans son île natale et elle a répondu « certainement non, je suis trop habituée à la vie à Tahiti et j’ai ici mes enfants et petits enfants…. Les jeunes là-bas s’ennuient et passent leur journée à regarder le lagon. Ils préfèrent venir à Tahiti, même dans des conditions difficiles, ils ont toujours des choses à voir, à entendre, à faire… ».

Cette déclaration est très intéressante pour notre débat : un retour à la terre serait certes souhaitable, mais qui a envie de revenir en arrière ? Nous devrons en tenir compte, c'est-à-dire qu’il ne faut pas renoncer et qu’il faudra aider ceux qui auront cette volonté, mais nous devrons trouver autre chose pour la grande majorité de la future génération.

L’atelier, sur ce témoignage, recommande de poursuivre les efforts visant à fixer les populations dans les îles.

Il convient à nouveau de développer des économies délocalisées autosuffisantes qui également préserveraient la nature. Ainsi, plutôt que d’importer du poulet dans les îles, l’implantation de station d’épuration semblent nécessaire pour développer des élevages. Côté lagon c’est l’aquaculture et la pisciculture qui devrait être encouragée.

La production raisonnée doit être développée.

 

Consommation et démographie

 

Faut-il contrôler notre démographie ?

L’atelier a convenu que ce thème est un thème de société et de politique sociale qui bien évidemment à des répercutions sur la consommation. Aussi, l’atelier n’a pas spécialement développé ce thème.

Recensement 1956 2007

Publié dans Economie PF

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petites gens 16/05/2011 19:20



Ia orana


faahau Christian


dis j'ai entendu une rumeur, rafio quitte le tavini, tu confirmes? je serais curieux de savoir quel est le blem, je suis pas sur que ce soit le bon endroit qd même pour parler de ça. Mais on
parle d'un nouveau parti alors je m'interroge.


ia orana oe e Taram tane


je réagirai plutard, il me faut lire entre les lignes pour saisir toutes les subtilités.


ia rahi te aroha mauruuru e parahi ana'e


petites gens


petites gens


 



petites gens 16/05/2011 19:11



Ia orana


tt le monde


toa oe e christian tane


dis tu parles de frère daniel, tu veux parler de "poto"?


sinon, à te lire, je m'y revoies et aussi au récit de geniève c'est ça hoa, la farine et le riz qd y en avait plus ben y en avait plus, le pain c'est qd on revenait au village, après le nettoyage
faire le coprah, on avait la chance d'avoir un boulanger sinon faraoa ipo ta haari.


Bon pour en revenir au sujet, notre problème c'est l'introduction de la monnaie, cette notion d'argent, tu ne croies pas? Maintenant avec du recul, je suis capable de faire ce constat mais plus
jeune c'était tout autre chose, c'était l'argent roi. Commment faire autrement? moi je suis nostalgique du temps qu'on a pas connu, plus de solidarité peut être en ce temps là.


te aroha ia rahi mauruuru e parahi ana'e


petites gens



christian Penilla y Perella 16/05/2011 07:11



Il n'est pas question de noltagie mais de se poser la question : Comment étaient résolus certains problèmes dans le passé. On peut y tirer quelques leçons.


Pour construire un monde nouveau il faut avoir l'humilité de comprendre comment autre fois ce pays, le notre, avait résolu ses problèmes et était arrivé à un équilibre économique et
social qui permettait une qualité de vie  à la quasi totalité de la population.


Je pense que le principal problème de la Polynésie est la vitesse à la quelle ce changement de la socièté s'est effectuée. L'adaptation ne s'est faite totalement que pour une partie de la
population. Trop de monde est resté au bord de la route.  


La première erreur dénoncée et à juste raison  il ne faut pas l'oublier par le Gouverneur Sicurani , a été de multiplier les communes. Le système communal est trés bon pour faire
participer le citoyen à la gestion de son pays. Mais la multiplication de ces communes est trop lourde financièrement pour un si petit pays par rapport à sa  population. En plus on a
créé une multitude d'intermédiaires qui n'avaient pas et n'ont pas  une culture de la démocratie de ce fait  que  certains  sont devenus de petits
roitelets.


La Polynésie est devenue par la suite un " monstre" administratif avec notre autonomie. La deuxième couche sur la première couche " communes".


Le statut de 1984  par exemple est une usine à gaz et en plus a été dévoyé.


Comment se sortir de cette situation où il y aurait tant  de remises en cause ?


 


Seule une crise financière et sociale peut nous obliger à résoudre ce dramatique problème...........et encore ! !


 


C'est si bon le pouvoir , c'est si bon de distribuer des sucettes.......jusqu'a épuisement du stock ?



able 16/05/2011 04:05



'Ia ora na


Beau travail , ces ateliers Taram et je comprends pourquoi vous vous  triturez les méninges !!!


Aller vers l'autosuffisence alimentaire .. Oui ! Déjà trouver et produire des denrées à des prix abordables et trouver un compromis avec celles destinées à l'exportation  . Dégager des
exédents pour financer les dépenses d'énergie et permettre l'achat de biens d'équipement . Tout cela ,  centraliser par le gouvernement , financé par une fiscalité juste et équitable mais
surtout gérer et manager par le privé . C'est plus qu'un challenge !!!!


A quand ce retour ? Devons nous vivre qu'avec le souvenir des années 60 ? Pour moi nostalgie des années 66,67,68 dans la presqu'île .


'Ia maita'i 'oe i teie 'är'i no Tapati .


 



N.L. Taram 16/05/2011 06:14



Able,


Nous avons programmé ce travail sur 2 ans.... C'est une montagne à déplacer. Je crois qu'aucun texte, aucune loi ou délibération ne feront "bouger les choses". Nous y arriverons (à l'autonomie
économique) par obligation, le passage sera dur !!!!


J'ai banni le terme "autosuffisence alimentaire", cela n'existe que dans les pays les plus pauvres où règne la famine. A la prochaine réunion, je vais proposer de mettre à l'amende celui qui
prononcera ce terme ; les économistes ne l'utilisent plus, on dit maintenant "sécurité alimentaire" voir le lien suivant


http://tehoanotenunaa.over-blog.com/article-35570336.html


ou cliquer sur "Autosuffisance alimentaire" en haut de la page d'accueil.



christian Penilla y Perella 16/05/2011 00:19



A l'attention de Lolo 34


 


Il ne faut pas oublier que c'est la venue au pouvoir de Francis Sanford que la Polynésie a vu son SMIG augmenter considérablement. Francis ayant constaté que les salaires locaux ne
suivaient pas le coût de la vie provoqué par la présence du CEA/CEP et que le montant  du pannier de la ménagère ainsi que les loyers étaient devenus hors de prix pour les
polynésiens.


Au niveau logement, les polynésiens  se retrouvaient à deux, trois quatre ménages avec enfants dans un seul logi. Vous en devinez les drames.


 La présence de nouveaux résidents européens à fort revenus avait provoqué une montée des prix par des marges plus conséquentes et même abusives de trés nombreux commerçants.Mon père
douanier à l'époque avait suite à des contrôles découvert de nombreux deux mille pour cent. A l'époque , devant la gravité de la situation , avec Charles Taufa nous avions rencontré le
représentant de l'Etat , Mr Sicurani , qui nous avait répondu: C'est l'offre et la demande et l'on ne peut pas empêcher les commerçants de gagner de l'argent. Sûr qu'il avait raison mais cela ne
résolvait pas le problème.


la décision d'augmenter le pouvoir d'achat des polynésiens avait provoqué un boom économique considérable et permis aux habitants de notre pays de vivre plus dignement.


Je fais remarquer que les éternels gagnants ont toujours été les commerçants.......et de trés nombreuses entreprises.......qui maintenant pleurent en croyant que cela allait être
éternel.


Vous voyez Lolo 34, quand on permets aux plus petits de vivre dignement les plus riche sont encore plus riches. C'est une règle mondiale.



christian Penilla y Perella 15/05/2011 04:05



Jusque vers la fin des années 1950 nous habitions à Auae en face de la passe du port de Pape'ete. Nous voyions régulièrement  arriver des Tuamotu des kau ( énormes barcasses à voile
) ou de trés grosses pirogues simples ou doubles à voile. A bord il y avait deux à quatre personnes pour les conduire.


Ces embarcations naviguaient aux étoiles et arrivaient à bon port. Elles déchargeaient à Tahiti du poisson séché , des légumes et quelques autres produits . Tout
cela venait  des Tuamotu. Ils ne manquaient de rien. Ces embarcations repartaient avec des plants de l'arbre à pain , des souches de bananiers, et diverses autres plantes. Ils
embarquaient aussi de la quincaillerie et des coupons de tissu . A cette époque là presque toutes les mamans cousaient elles même le linge de la famille.


Pourquoi ils prenaient des plants de l'arbre à pain ?


Quand un arbre à pain a quinze ou vingt ans, les racines qui puisaient l'eau douce dans la lentille , descendaient trop profondément et se retrouvaient dans de l'eau salée. L'arbre
dépérissait et mourait. Donc il fallait les renouveler sans attendre. 


 


La Polynésie vivait en trés grande partie en autarcie. Une partie des ustensiles de cuisine venaient de la nature: calebasses comme récépiant , demi noix de coco comme louche  , rape
à coco, racloirs en porcelaine, éplucheurs avec une demi porcelaine, éponges pour la vaisselle ou le bain, etc, etc.


Tout ceci jusqu'à l'arrivée du CEA/CEP qui a tout chaboulé.


60 OOO  habitants ce n'est pas les 270 000 d'aujourd'hui, c'est sûr. Mais il ne faut pas l'oublier que Cook estimait la population à 200 000 hahitants à son premier passage.
Faites les vallées de la polynésie, elles étaient toutes habitées à l'époque , on y retrouve partout les traces, compris dans  toute la presqu'île , la zone du  Pari compris. Ayant
fait  moi même de l'archéologie à une époque nous en avons eu les preuves. Il ne faut pas oublier que l'île était totalement cadastrée avec des bornes jusqu'au fond des vallées et compris toutes les montagnes , ceci bien avant l'arrivée des européens. On ne cadastre pas inutilement mais  que ce
que l'on revendique.


Nous pouvons nourrir la Polynésie avec toutes les terres agricoles et à paturage que nous possédons. C'est une volonté politique et un travail de longue haleine qui sont nécessaire en
premier et un changement de certaines habitudes. Ce n'est pas gagné d'avance par le fait qu' il faut que ces produits soient à la portée des bourses de tous.


 


Il y tant à débattre et à réaliser dans notre pays.



Lolo34 15/05/2011 02:37



Ia ora na Pierre,


J'ai passé quelques heures délicieuses hier sur ton blof et notamment suis allé me balader sur le site du ia mana te nunaa, et aussi le site mémoire des Danielson....


Pour défendre la fierté des plus pauvres  d'entre-nous on peut aussi exiger qu'ils travaillent gratuitement pour les plus riches d'entre-nous. Quelle indignité!


Peu-être que nous devrions commencer par essayer d'augmenter les plus bas salaires non ?


Et hop, un peu de pharoa Sanders...


@+ l'ami.



N.L. Taram 15/05/2011 03:24



Ia ora na Lolo34,


Merci de ta visite, cela fait plaisir d'être apprécié par un visiteur... même lointain.


Comme tu l'écris, quelle indignité ! Le chemin qui nous reste à parcourir sera long et difficile, mais comme pour la bicyclette, si on avance pas on tombe...


"Karma" de Pharoah Sanders fait parti de mes 5 disques à emporter sur une île déserte (où je n'irais surement jamais) 



christian Penilla y Perella 14/05/2011 22:57



Humour noir.


 


Faire payer des impôts tout le monde même les plus pauvres pour que ceux ci soient fiers de participer en tant que citoyen.


Raisonnement tenu particulièrement par la droite ou les bobo ( de gauche ).


En premier tout le monde paie des taxes et des impôts même les plus pauves en s'alimentant , en s'habillant , en se déplaçant et en se logeant . En plus comment faire payer des impôts à
des gens qui n'arrivent même pas à se nourrir , se vétir pyer son électricité ou se loger correctement.


Quand un président de la république ou qu'un élu local parle de retraîte complémentaire cela me mets en colère sachant que pour beaucoup leur fin de mois est périlleux avec le salaire
qu'ils touchent et le coût de la vie. Où donc trouver cet argent pour payer ce surplus ?


Comment faire des projets dans un pays où la paupérisation progresse tous les jours. Ce sont les classes moyennes qui font vivre un pays , les plus riches ont des moyens pour échapper à
une partie des impôts et les classes pauvres ont certaines protections et aides. heureusement pour eux.


Tout cet argent pompé par la TVA depuis son application en Polynésie qui a servi à créer un tas d'organismes pour beaucoup placer copains et coquins . Des organismes qui font concurence
pour beaucoup au privé, où le devoir de résultat n'existe pas.


Exemple entre cent , le musée de la perle.


 


Et la TVA de 10 % sur la main d'oeuvre ! !


Chef d'entreprise pendant 48 ans je connais le problème . C'est la TVA  de 10%anti pouvoir d'achat des ouvriers.


Quand un client dispose d'une somme d'argent en fonds personnels ou en emprunt  les 10 % retirés sur la main d'oeuvre n'ira pas à l'ouvrier mais partira pour la
TVA. Le client ne sortira pas d'un chapeau les 10% supplémentaires.


Voici donc quelques réflexions.


 


 


 



N.L. Taram 14/05/2011 22:38



Nous aurons l'occasion de reparler de démographie car avec un taux de 2,2% par an, dans 20 ans nous serons 450.000 habitants.






christian Penilla y Perella 14/05/2011 21:45



Vous savez tous qui a institué la TVA à Tahiti.


 


Alors ayez une mauvaise pensée pour lui.



Christian Penilla y Perella 14/05/2011 20:10



·         Le Club de Rome, cela vous dit quelque chose?


 


Ce club de réflexion créé officiellement le 8 avril
1968 avait en autre conseillé aux pays européens de progressivement réduire le taux de TVA vers ZERO. Cet impôt étant le plus injuste .


Nous connaissons la suite. Merci ... ….de ta plus belle
connerie et injustice. Riche ou pauvre tu paie la même chose en consommant.


 


Une des choses bien oubliée aujourd'hui c'est que le
Club de Rome criait à l'époque:" Halte à la croissance"! ! !  nous allons épuiser toutes les ressources de la terre.


Halte à la démographie débridée, nous allons à la
catastrophe.! ! !


 


Rappelez vous de cette date : 8 avril 1968, c'était
avant hier que certains criaient déja : Au secours, nous allons à la catastrophe.



christian Penilla y Perella 14/05/2011 14:41



Trés brièvement , comment vivait on en Polynésie en 1950 ?


 


Enfants garçons et filles   nous jouions au foot ball dans la cour ou sur la route, nous parcourions montagnes et vallées , les plages , les motu, la mer n'avaient aucun
secret pour nous . Tout cela nous suffisait largement , on ne s'ennuiait jamais.


Le soir les plus vieux nous racontaient des histoires , ils étaient intarissables . Certains soirs nous découvrions des techniques de pêche , de culture ou de chasse. Nous et la nature,
c'était comme les poissons et l'eau.


Nous n'en sommes pas morts. La preuve, j'écris. 


 


Les adultes étaient toujours occupés, trés peu travaillaient dans l'administration.  Le travail de la terre , de petits élevages familiaux, la pêche occupaient tout le monde. Le mot
chômage était inconnu.Les revenus étaient modestes mais personne ne manquaient de rien.


Nous vivions au grés des saisons, des fruits ,des produits de la terre et de la mer. Ature, orare, eina, thon, bonites et bien d'autres produits de la mer marquaient le temps. Il en était
de même des fruits et des tubercules. L'époque des confitures et autres conserves faites à la maison réunissait les mères et tous les enfants ne serais ce pour lécher les plats et les cuillers.La
vie en famille  et même en tribu était intense.


Construire sa maison ? Tout les voisins y participaient. Refaire le toit , il en était de même. Pendre la crémaillère, c'était fête pour tout le quartier.


La qualité de vie ? "on faisait de la prose sans le savoir". .......Dixit Frère Daniel, notre prof de l'époque.


Pour les cyclones et forts mauvais temps on se passait de l'aide de la métropole. Les maisons couvertes de matières végétales résistaient mieux que les habitations modernes . Les " niau"
se dressaient au passage des plus grandes bourasques comme des cheveux hérissés , on avait droit à une douche et tout revenait dans l'ordre.


Vous voyez ,sans le modernisme nous vivions bien dans ce pays. Sachez que si tout le modernisme disparaissait , cela sera dur au début mais on s'adaptera aux nouvelles conditions de vie.
Certains vont pleurer leur 4X4 , mais il restere les chevaux , pas besoin de les importer , ils se multiplient tout seuls , pas besoin d'essence ils brouttent l'herbe, pas besoin de
pièces détachées et ils ne rouillent pas.  


A l'époque trés peu de gens étaient malades et l'obésité était trés trés rare avec tous les problèmes qu'elle entraine. Pas besoin d'un super hopital ruineux.


 


Je m'arrête , je pourrais en remplir des pages sur la vie à cette époque.


C'est un constat. N'en déplaise aux grincheux.


 



N.L. Taram 14/05/2011 10:40



Bonjour à tous,


Pour ceux qui sont intéressés par ce travail, je vous rappelle les deux précédents compte-rendus de cette commission :


http://tehoanotenunaa.over-blog.com/article-l-avenir-economique-de-la-polynesie-1-67775994.html


http://tehoanotenunaa.over-blog.com/article-l-avenir-economique-de-la-polynesie-2-68261406.html


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