L’AVENIR ÉCONOMIQUE DE LA POLYNÉSIE (6)

Publié le par N.L. Taram

IA MANA TE NUNA’A 

COMMISSION ECONOMIQUE

 

 

 

RELEVE ATELIER 2-3 DU MERCREDI 22 FÉVRIER 2012 16H00 – 18h00 permanence IMTN

 

 

Atelier n° 2 - MIEUX PRODUIRE POUR NOURRIR LE PEUPLE ET EXPORTER

 

 

THEMES :

- Consommation et Coût de la vie

- Consommation et Démographie

 

Comm économie 22 02 12

 

Présidente

Mme Nelly TUMAHAI,

 

Etaient présents :

- Pierre CARABASSE

- Tuma MAONI

- Raymond RICHERD

- Philippe SIU

- Geneviève TUHOE

- Maire ARAI

- Alice RICHMOND

- Tamata TEHOIRI

- Joël TEIPOARII

 

I - Quelques avis sur le document « Politique agricole pour la Polynésie française » :

Cette étude a été faite par les services du Ministère de l’Économie Rurale en 2010 et concerne les 10 prochaines années. L’objectif de cette programmation politique est de  faire progresser les productions locales. Toutefois, si l’on vient à additionner les hectares nécessaires pour atteindre l’objectif, il faudrait 3 236 hectares en plus pour planter. Se pose donc le problème du foncier, de la pédologie des sols, de la formation des nouveaux agriculteurs, des aménagements, de la distribution… et des besoins des consommateurs (qualité, goût, PRIX !!)

Produire mieux pour nourrir le peuple passe donc obligatoirement par :

- un changement de comportement alimentaire

- un bilan des politiques d’octroi des terres agricoles

- un état des lieux du secteur primaire : recensement agricole

- diagnostic des réseaux et circuits d’écoulement, de distribution

 

II - L’agriculture est-elle une réelle volonté politique ?

Jusqu’à maintenant, il y a eu beaucoup de rapports, de déclarations mais peu d’actions en faveur du secteur primaire.

La refondation du secteur primaire :

 

MAE 1 

 

L’actuel Ministre de l’agriculture Kalani TEIXEIRA,  priorise la structuration du secteur par :

1/ La professionnalisation : améliorer la formation des jeunes agriculteurs (lycée agricole d’Opunohu)

2/ Le regroupement en coopératives afin de rentabiliser le gros matériel et les investissements agricoles.

3/ La constitution de zones de stockage, afin de pouvoir réguler la vente des produits pour éviter des variations trop importantes des prix de vente et limiter les pertes dues au vieillissement du stock. La question est soulevée de savoir s’il est plus rentable de créer des zones de stockage dans les îles productrices (archipels éloignés) ou à Tahiti où se trouve 80% des consommateurs ainsi que le matériel, les fournitures et l’énergie nécessaire.

 

MAE 2

 

4/ La réglementation et le contrôle à tous les niveaux, du producteur au consommateur. Ces contrôles existent mais doivent être plus performants avec des règlements plus adaptés (exemple : la bonne utilisation des terrains agricoles alloués aux agriculteurs)

5/ La réduction des interventions publiques : Ces interventions devraient se limiter à terme à des aménagements des zones agricoles (voies d’accès, irrigation) et à des prêts à taux bonifiés pour le gros matériel agricole (coopératives).

 

Les sujets « Coût de la vie » et « Démographie » seront discutés ultérieurement.

 

Note : nous retrouvons à peu près les mêmes problèmes en ce qui concerne le secteur de la pêche qui fera l’objet d’un prochain débat.

 

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Signature du Jumelage des chambres d’agriculture du LOT et de la Polynésie

 

La région du LOT avec une population de 200 000 habitants et un tissu agricole de 6000 professionnels présente des caractéristiques proches de la Polynésie, qui possède 250 000 habitants et quelques 8000 agriculteurs.

La suite >> http://www.mae.gov.pf/?q=node/144

 

 


 Mon commentaire sur Facebook :

J'espère que dans quelques temps, je pourrai ramasser des cèpes et des girolles sur le plateau Atohei, Papenoo... 

(Comme faisaient mes grands parents, agriculteurs sur le plateau des Pradiers, Lot)

Publié dans Economie PF

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