LA POLYNESIE & L'ONU

Publié le par N.L. Taram

Tavini entête

 

Papeete, le jeudi 10 février 2011

 

 

 

Qu’est-ce qui fait marcher la Nouvelle Calédonie ?

 

 

Qu’est ce qui fait marcher la Nouvelle Calédonie ? La question se pose d’évidence à la Polynésie française et la réponse est des plus simples.

 

 Le passage du président du Congrès calédonien M. Harold Martin a réactivé l’interrogation. Reçu par le président de l’APF M. Oscar Temaru, il a décrit un pays en pleine mutation, sur la voie d’un développement endogène, sur le long terme, avec l’appui total de l’Etat, de ses experts et de ses moyens.

 

Bien sûr, il y a le nickel. Bien sûr, ce pays n’est pas éclaté comme le nôtre sur un territoire marin aussi vaste que l’Europe. Bien sûr les grands espaces disponibles ne manquent pas. On pourrait poursuivre l’énumération des atouts de nos voisins français du Pacifique, mais la Polynésie est elle aussi pourvue de possibilités naturelles et humaines. Alors ?

 

Ce qui fait la différence, ce qui est à l’origine de cet élan qui fait bouger tout le pays, c’est simplement la réinscription du pays kanak sur la liste des pays à décoloniser et rien d’autre. La Nouvelle Calédonie n’est pas souveraine mais elle est clairement sortie de son statut de colonie, son évolution est placée sous la vigilance de l’ONU.

 

Avec la réinscription de notre fenua sur la liste des pays à décoloniser, la France ne pourra plus tailler des  statuts à ses protégés qui devaient faire de notre pays la Fançafrique du Pacifique, menacer ou couper les robinets (sic) quand les électeurs se donnent un président indépendantiste, remettre en cause les majorités ou changer les modes de scrutin à sa guise. La Polynésie en sera bientôt à sa 4ème « expérience » électorale en l’espace de moins de 10 ans. Ce n’est plus un territoire, c’est le pays de polichinelle !

 

Par ses ingérences constantes, la soit disant patrie des droits de l’homme a signé la faillite de notre statut. L’autonomie est devenue une fiction, elle est moribonde et n’a plus d’avenir.

 

Mesdames et messieurs les représentants autonomistes, cessez de jouer à vous faire peur, ouvrez les yeux. La Nouvelle Calédonie a été inscrite sur la liste des pays à décoloniser il y a 22 ans. Elle choisira son destin dans les 10 ans qui viennent. Le président du Congrès, issu du RPCR de M. Jacques Lafleur, a dit sa préférence au président Temaru : « Ce ne sera plus dans la France, mais avec elle ». D’autres options sont bien sûr possibles.

 

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Publié dans Politique

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Christian Penilla y Perella 13/02/2011 10:45



Taram


 


Ce qui m'avait désolé c'est quand je me suis apperçu que " motodidacte ", surnom donné par ces amis UMP avait été changé par " mafiosi "  par des blogueurs sur internet ) par ceux
qui lui reprochaient d'être un " enfant " de Jacques Médecin. C'est comme cela que j'ai appris qu'il avait eu une condamnation pour des problèmes d'élection. ( J'avais retrouvé sa condamnation ,
elle est sur le net de la façon la plus officielle ))


Au départ je m'étais dit à sa nomination: Enfin un jeune , nous allons finir avec les mecs qui traînent des casseroles.


Désolé par ce que l'on attend beaucoup de ces ministres d'outre mer ou faisant cette  fonction je crois sous MAM.


 


Ps: Motodidacte par ce qu'il avait été un excellent compétiteur en moto.


 


Entre " fermer les robinets " et " il n'y a pas de peuple polynésien " de la Brigitte, nous ne sommes pas gatés.


La cerise sur le gâteau fût la sortie à l'île de la Réunion de Sarkosy sur " la ligne rouge à ne pas dépasser ".



N.L. Taram 13/02/2011 10:52



Christian,


En effet le "bébé-Médecin", motodidacte avait même perdu ces mandats électoraux suite à une condamnation d'inéligibilité.



Christian Penilla y Perella 13/02/2011 05:35



Taram et les ami(e)s.


 


Ce qui se passe en Nouvelle calédonie est un leure et les Kanak sont déja " cocu " d'avance. Nous avons déja assisté à un report de la grande décision, c'est dire.


Ce que j'écris ne va pas plaire mais on va tôt ou tard vers une partition de la Nouvelle Calédonie: Provonce du nord et province du Sud. Pour " Iles  des pins " , elle peuvent
pencher vers la province  nord pour des raison ethniques.


Quand on entends  Mr Harold MARTIN le président du congré Calédonien  se gargariser de " mère patrie " en parlant de la France on a tout compris.


 


Mes amis indépendantistes polynésiens sont de doux  réveurs, aucune indépendance ne se gagne la fleur à l'oreille , cela se gagne dans l'effort, la persévérance, la douleur , les
larmes et parfois le sang. Cela ne tombe pas du ciel.


Une fois indépendants tout restera à faire dont en premier la protection d'un grand frère pour ne pas se faire gober par un ogre. Faire partie d'un grand ensemble si on ne veut pas payer
notre carburant et autres importations avec de taro et des bananes. 


Quand j'entends nos petits innocents qui gèrent la Polynésie  parler de notre propre monaie cela me rappelle quand on était gosses et que l'on jouait aux marchands. Des
gamins.


La liberté cela se gagne et cela se mérite.


Inscrire la Polynésie dans les pays à décoloniser c'est bien mais aprés tout reste à faire . 


C'est un indépendantiste qui vous parle;



N.L. Taram 13/02/2011 07:22



Bonsoir Christian,


J'espère que notre futur "grand ensemble" sponsor ne nous imposera pas un ministre de tutelle du genre du "motodidacte" qui nous a foutu une belle pagaille, ni du genre de sa prédécesseur avec
son statut bidon et qui menaçait de "fermer les robinets" si nous ne votions pas "bien".
C'est pour quand notre futur sponsor qu'on en finisse avec cet état-magouille ?