LA REPUBLIQUE DES MARCHANDS (2)

Publié le par N.L. Taram

« Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l'entité adéquate pour le faire. » David Rockefeller   Interview dans Newsweek en février 1999.

 

Où va la démocratie ?

 

Le reniement de la démocratie n’est pas nouveau au Fenua, quelques rappels :

 

- Le 28 avril 1958, Henri Lombard, à la tête du groupement de Défense des Petits et Moyens Contribuables, encercle et caillasse  l’assemblée territoriale pour empêcher le vote d'un nouvel impôt. Pouvanaa sort de l’assemblée et déclare : « la voix de Dieu est la voix du peuple, cet impôt ne se fera pas..." (ndlr : IRPP).

 

- Le 26 février 1968, Germain Levy, sur son bulldozer et à la tête des patentés, attaque l’assemblée territoriale. Les conseillers de la majorité refusent de demander des aides répétées à Paris, ce qu'Henri Bouvier appelle une « basse mendicité... Tahiti ne veut pas être une danseuse entretenue par la Métropole ». Léon Assaud déclare « … que pour échapper aux devoirs civiques qui leur incombent, acceptés par tous les citoyens des nations civilisées de ce monde, un comité de grève constitué par une minorité privilégiée en arrive à vouloir ameuter et affamer les populations du pays dans le quel il agit et prétend faire la loi… ». L’impôt sur les transactions sera reporté d’un an.

 

- Le 30 novembre 2005, à l’instigation des leaders godillots… euh ! syndicaux… 3.500 personnes défilent en ville, pratiquement que des fonctionnaires. Souvenons-nous de la déclaration d’une manifestante à la télévision « nous sommes d’accord pour la solidarité, mais pas toujours pour les pauvres ! ». Le 2 décembre un barrage est constitué à l’entrée ouest de Papeete et le GIP (toujours sous la coupe du Tahoeraa) bloque le pont de Motu Uta, une fois de plus. L’augmentation de la CST qui devait compenser la baisse des cotisations CPS, est reportée… et le conseil d’administration de la CPS (représentants patronals et salarials) ne trouve rien de mieux pour compenser le déficit de la branche maladie que de « taper » dans les réserves de la caisse de retraite. Nous connaissons la suite...

 

- Le 10 juin 2010, la pseudo grève du « Collectif pour la paix » ( ?) qui, quoique peu suivie, bloquera le port et le trafic aérien international pendant 4 jours (3000 passagers bloqués et 1200 voyages annulés).

Et c’est toujours les mêmes ou leurs successeurs à la tête de ces mouvements !

 

Au sujet des dérapages démocratiques, nous pourrions noter (avec surprise ?) :

 

- Le vote positif de l’Union Pour La Démocratie (UPLD) pour la résolution présentée par le Tahoeraa réclamant le « devoir de réserve » d’une catégorie de travailleur ; en clair « on vous paye donc fermer votre gueule !! »

 

- La proposition de loi électorale de l’UPLD demandant une prime majoritaire de 50%, ce qui équivaudrait à un minimum de 75% des sièges à la liste arrivant en tête, même d’une seule voix. La porte ouverte à la dictature…

 

Soyons vigilants !

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Quelques conseils de lecture :

 

Le pouvoir a déjà changé de mains

Extrait de http://www.syti.net/Topics2.html

 

Les véritables maîtres du monde ne sont plus les gouvernements, mais les dirigeants de groupes multinationaux financiers ou industriels, et d'institutions internationales opaques (FMI, Banque mondiale, OCDE, OMC, banques centrales). Or ces dirigeants ne sont pas élus, malgré l'impact de leurs décisions sur la vie des populations.

…………..

L'illusion démocratique

 

La démocratie a déjà cessé d'être une réalité.

Les responsables des organisations qui exercent le pouvoir réel ne sont pas élus, et le public n'est pas informé de leurs décisions.

La marge d'action des états est de plus en plus réduite par des accords économiques internationaux pour lesquels les citoyens n'ont été ni consultés, ni informés.

…………….

Sylvain Timsit
© Syti.Net 1998

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Chapitre XVII : L’illusion du vote et de la démocratie parlementaire

Pourtant, les esclaves modernes se pensent toujours citoyens. Ils croient voter et décider librement qui doit conduire leurs affaires. Comme s’ils avaient encore le choix. Ils n’en ont conservé que l’illusion.

SERVITUDE MODERNE (6)

Chapitre XII : L’argent

« Et ce que l’on faisait autrefois pour l’amour de Dieu, on le fait maintenant pour l’amour de l’argent, c’est-à-dire pour l’amour de ce qui donne maintenant le sentiment de puissance le plus élevé et la bonne conscience.»

Aurore, Nietzsche

SERVITUDE MODERNE (5)

Chapitre XVIII : Le système totalitaire marchand

Le système dominant se définit donc par l’omniprésence de son idéologie marchande. Elle occupe à la fois tout l’espace et tous les secteurs de la vie. Elle ne dit rien de plus que : « Produisez, vendez, consommez, accumulez ! »



SERVITUDE MODERNE (7)

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Touche-pas-democratie.jpg"Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d'autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l'exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l'autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés." David Rockefeller   Président et fondateur du Groupe de Bilderberg et de la Commission Trilatérale. Président du CFR (, Council on Foreign Relations).Propos tenus à la réunion du Groupe de Bilderberg à Baden Baden en 1991.

 

Et n'oublions pas la déclaration du président de la Confédération Générale des PME de Polynésie Française : "On peut encore se faire du fric, ici !"

Publié dans Politique

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christian Penilla y Perella 12/04/2011 04:03



Taram


 


Si on arrive à économiser c'est que l'on peut être gaspillé par ce que l'argent était plus facile. Serrer les cordons de la bourse ne peut faire que du bien.


Pour revenir à la démocratie, si on élit de piètres gestionnaires nous ne sommes pas sortis des problèmes économiques de la Polynésie.C'est le chien qui se mort la queue.


Cela ne peut faire que du bien au pays.



christian Penilla y Perella 12/04/2011 03:17



Taram


 


Ce " avant " est pour la totalité ou la quasi totalité la période CEA/CEP.Tout s'explique.



christian Penilla y Perella 12/04/2011 00:03



Taram


 


Ce qui me désole c'est que tout ce beau monde qui nous dirige ( ? ) ne parle que d'impôts et de taxes mais trés rarement d'économies.


 


Pour les communes le Fip  se réduit à peau de chagrin donc fini les embauches pous fortifier sa base électorale....l'horreur pour beaucoup de maires.


Le mur, on y est en plein dedans. Cela ne suffit pas, on creuse encore.


Que peut nous apporter de nouvelles élections si les dés sont pipés d'avance?


Découpages et tripatouillages sont ils les règles de la démocratie française?


Nous en connons déja les résultats en 2004, 'l'arroseur arrosé" et la suite des additifs sur mesure avec la pagaille que cela a donné et donne encore. Des experts en "faa tito
moa"


Merci la France.



N.L. Taram 12/04/2011 01:28



Christian,


ce n'est pas en économisant que l'on fait progresser une entreprise, mais en trouvant de nouveaux débouchés, une nouvelle clientèle et un pouvoir d'achat. Ensuite en investissant dans ces
secteurs productifs.


Mais il est vrai que le secteur public n'est pas une entreprise de production, les contribuables sont bien placés pour le savoir. Toutefois, il faudrait aussi que les contribuables se prennent,
de temps en temps, en charge plutôt que d'attendre que le pouvoir public résolve tous leurs problèmes. Nous avons quotidiennement l'exemple de particuliers ou d'associstions de particuliers qui
attendent tout du pouvoir. Parfois, je me demande comment ils faisaient avant....



christian Penilla y Perella 11/04/2011 21:36



"Petite gens" peut se dégonfler par ce qu'il est mal informé.


 Je suis fort bien placé pour savoir que Oscar Temaru ne fait pas de "ronds de jambes " à la Chine.  Qu'il soir rassuré.


 



christian Penilla y Perella 11/04/2011 20:48



Taram


 


Christophe PLEE n'est pas le seul de cet acabit. Plusieurs bus seraient nécessaires pour les évacuer.


Des coups de pieds au cul en perspective.! ! !



petites gens 11/04/2011 19:21



Ia orana


 


oe taram tane


 


Ne vois tu rien venir? Çà ressemble beaucoup à ce qui s'est passé pour Pouvanaa a O'opa. Même technique qu'avec Allende qui a donné Pinochet. On
coordonne une espèce de gesticulation, (radio, presse, blog et même manifestation) avec une minorité agissante, censée attiser le mécontentement voire plus, ce qui, sous prétexte que le peuple
(minoritaire façon bengazi) le réclame, va les autoriser à abréger par la Force la gouvernance Maohi du fenua.


 


La vigilance est de mise, surtout que le nain a pris goût au sang ; Taiwan, Karachi, Afghanistan, Lybie, Côtes d'Ivoire. Les tunisiens ont
échappé à ça de justesse sinon ils avaient droit eux aussi vu le matos qu'il se proposait d'y envoyer. Et c'est pas à coup de karcher, oh que non. Faut juste espérer qu'on ne soit pas les
suivants sur la liste. Sarko enfile les initiatives de déclenchement de conflits (identique à l'affrontement entre français qu'il amorce) et pour les avoir initié ces guerres, il devient le plus
grand des dangers pour la démocratie. C'est pas de bonne augure cette succession de guerre sarkozienne contre plus faible.


 


Oscar n'a qu'un seul échapatoire, nous donner de vraies bonnes raisons d'espérer en des jours meilleurs, redresser l'économie au plus vite. Ce
qui est largement a sa porté pour peu qu'il soit conscient qu'il est assis sur un véritable trésor financier. Conscient qu'il peut dans l'instant éradiquer la précarité, la pauvreté et bénéficier
en retour gracieusement de 10 milliards hors budget au minimum pour générer (ça et rien d'autre) au moins 170 milliards voire plus de 500 milliards au profit du budget du fenua ...mais pas que,
un peu beaucoup au profit de l'activité économique en général aussi, par ricochet. Ce qui permettrait de leur fermer leur caquet à ces sangsues qui ne sont au fenua que pour leur profit.


 


Ceci dit, ça me gonfle de voir Oscar faire des ronds de jambe à la Chine (et à d'autres) alors qu'il dispose du financement gratuit et suffisant
pour sortir le fenua de la crise. J'espère que ce n'est pas à eux qu'il compte louer la présidence.


 


Mauruuru


petites gens


parahi ana'e



N.L. Taram 11/04/2011 20:40



Ia ora na Petites gens,


Sarko ne m'intéresse pas, d'ailleurs je ne le connais pas et je ne vois pas quel rapport avec Taiwan, Karachi, etc...


Ce que je constate, c'est que ce sont toujours les mêmes profiteurs qui viennent fouler du pied la démocratie.