C'était un temps déraisonnable

Publié le par N.L. Taram

Réédition d'un article (diaporama PPS), publié le 19 octobre 2012, auquel j'ai ajouté une "Note après réflexion".
 
Un sous-titre : MÉMOIRE SÉLECTIVE

Diaporama PPS

 

J'ai vécu ainsi et j'en suis pas mort.... Paladru-1955.jpg              
 
Paladru, Isère - 1955
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Bareges-1958.jpg
 
 
 
 
Barèges, Hautes-Pyrénées - 1958
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Copains-1960.JPG
 
 Montpellier, Hérault - 1960
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Merci à Denis pour cet excellent diaporama >>> 
 
Pour voir ce fichier PPS en plein écran, cliquez en bas à droite sur IN, ensuite sur les 2 petites flèches
 
Note après réflexion (ajoutée le 03/01/2016) :
 
C'est en effet un excellent diaporama... mais cela porte un nom "Mémoire sélective".
- Ma mère n'aurait pas souhaité revenir à sa jeunesse ; ferme isolée, pas d'eau courante juste un puits, pas l'électricité, l'école la plus proche à 10 km, un mètre de neige en hiver...
- Je suis né en janvier 1941 : pas grand chose à manger, attendre que la poule ponde un œuf, aller se réfugier dans les vignes pendant les bombardements de la ville proche ; et aussi de bons moments, comme le jour où nous avons eu du pain blanc, je me suis précipité dessus comme pour un  gâteau...
- Mon épouse polynésienne, née à Raiatea (ISLV), ainée de 14 enfants (un par an), ne voudrait surtout pas revenir à cette époque ; le jour de ses 21 ans (majorité) elle a "fui" vers Tahiti pour y trouver une vie meilleure.... et moi
 
Un extrait d'article :
 
Votre mémoire est sélective !
Dans certains domaines, vos souvenirs sont à la fois précis, nombreux, riches et vous en parlez très volontiers.... En revanche, dans d’autres domaines, vous ne donnez pas l'impression d'avoir retenu grand chose. C'est étonnant de constater ces "écarts" de mémoire. En réalité, votre mémoire fonctionne bien lorsqu'il s'agit de sujets qui vous tiennent à cœur.....
 
et aussi :

 

Enfin, a-t-on vraiment envie de revenir 60 ou 70 ans en arrière ?
 
Dans un article du 25/09/2013 "Retour vers le passé", j'ai écrit au sujet de mon retour dans la maison familiale 18 ans après l'avoir quittée :
...........
Nous couchons dans cette chambre, ma compagne près de moi, mes enfants sur un matelas posé à même le sol. Je vais faire plusieurs fois un rêve étonnant : "je me réveille dans cette chambre mais 20 ans plus tôt, je suis seul, j'ai vingt ans et tous ce que j'ai vécu - voyage et vie à Tahiti, ma compagne, mes enfants - n'était qu'un rêve". Je suis troublé et je crains de m'endormir le soir de peur de refaire ce rêve. Rêve ou cauchemar ?
 
1945/46 avec mes grands parents du Lot et mon frère âiné

1945/46 avec mes grands parents du Lot et mon frère âiné

Publié dans Souvenirs, FRANCE, Vidéo - PPS

Commenter cet article

jacques clabaux 10/03/2016 05:33

Bonsoir Pierre,
Pour ma part je suis né en 42 à Lille et les souvenirs que j'ai des premières années (surtout ceux de ceux qui se sont débrouillés ne serait-ce que pour me nourrir) ne me poussent pas à la nostalgie. Une vie faite de quelques mauvais souvenirs et surtout de très bons ne se vit qu'une fois et si on pense qu'elle a été réussie, c'est parfait.
Un seul regret cependant qui me hérisse et me permet de râler , celui d'une école actuelle qui ne ressemble plus du tout à celle que j'ai connue et où j'ai enseigné. Avec un tas de dérives en découlant ...
Mais bon, mes petits enfants ne semblent pas s'en plaindre.

N.L. Taram 10/03/2016 05:48

Bonjour Jacques et merci pour ton commentaire. Je suis entièrement d'accord. Personnellement, en dehors des premières années de guerre, la suite à Montpellier c'est bien passée, je n'ai pratiquement que de bons souvenirs. Mais recommencer ??
Pour l'école d'accord aussi, mais il n'y a pas que l'école. Pas plus tard que ce matin, mes amis vétérans du nucléaire étaient perdus car le site qui héberge les photos à publier a changé ses petits textes pour expliquer la marche à suivre par de petits dessins !!! Bientôt le retour des hiéroglyphes...

Will 04/01/2016 23:37

Bonjour Pierre ,
J' aime bien ta rétrospective. Nous avons survécu à nos aventures de jeunesse .
Malgré le manque de sécurité , de casques , d ' airbags et autres fariboles techniques ,
nous sommes toujours vivants .
En cas de dégâts " collatéraux ", il ne nous serait pas venu à l 'idée d ' aller nous plaindre ,
car nous aurions eu droit à de belles fessées ou de calottes pour nous apprendre à vivre et
à respecter les autres !
A cette époque , on n ' organisait pas de " marche blanche " et aucune " cellule psychologique "
n ' était prévue pour nous consoler de bêtises .

Bien cordialement.

Gérard

N.L. Taram 04/01/2016 23:49

Bonjour Gérard,
Tu as tout à fait raison, mais la période était différente comme déjà elle l'était par rapport au demi-siècle précédent. Mais était-ce mieux ? Les problèmes étaient autres, les risques aussi. Dans "Retour vers le passé", je parle de ma rue d'enfance que je retrouve 18 ans plus tard ; je ne la reconnais pas, mais comment les gosses de maintenant pourraient jouer au football dans la rue ? Je pense qu'il faut vivre et supporter (ou apprécier) l'époque dans la quelle nous survivons... Amitiés

Claude 04/01/2016 20:14

Bonjour Taram,
A ta question « a-t-on vraiment envie de revenir 60 ou 70 ans en arrière » :
Enfant, j'aimerais revenir en arrière pour les copains, les jeux uniquement, le braconnage car j'ai aussi des souvenirs cuisants de taloches, de corvée d'eau à la citerne (à partir de 12 ans), au puits d'Arnaud en face avec la cruche vernie jaune pour l'eau de table (à partir de plus jeune), sarcler les patates, les fèves ; aller chercher le lait au Cevenou, après 20 h la nuit, passer à côté de la porcherie…
Adulte, pas du tout malgré la charge de se battre pour élever sa famille dans une société de compétition permanente.
Á la prochaine.

N.L. Taram 04/01/2016 20:16

Bonjour Claude,
Me concernant, je raconte dans l’article mes premières années à Celleneuve (proche de Montpellier) ; mais je reconnais qu’une fois la guerre terminée et notre installation à Montpellier, la vie a été beaucoup plus agréable pour nous les jeunes en comparaison de ceux qui vivaient à la campagne. Jeunesse à Montpellier dans les années 1950 à 60, quel régal ! Avec aussi quelques bêtises et erreurs… Faut que jeunesse se passe.
Pour la suite « adulte », c’est vrai, mais cette compétition a toujours existé et cela doit être un stimulant.

Christian Savel 21/10/2012 06:21


Bonjour Pierre,
J'ai l'impression de voir se dérouler sous mes yeux une partie de mon
enfance.
Dans mon cas, c'était l'Ardèche du Sud, la Haute-Loire et la région
Lyonnaise. Quelques photos du lac de Paladru et de ses environs.














Amicalement, Christian


 

N.L. Taram 21/10/2012 06:36



Bonjour Christian,


Merci pour ton message et ces magnifiques photos de Paladru.


J'y suis allé la première fois en 1954 avec mes parents, j'ai commencé à vraiment apprendre à nager dans ce lac. L'année suivante, j'y suis retourné seul pour 1 mois et demi... avec mes 4 cousines de Lyon... et les jeunes copines des fermes environnantes.... Premiers
émois (14 ans) surtout dans la partie supérieure des granges....


A la tombée du jour, ma cousine et moi descendions au village de Paladru pour acheter du pain. Bien sur, ma tante nous donnait un peu plus de
monnaie pour nous acheter de succulentes merengues. Nous remontions  par un chemin qui passait devant le cimetière ; le jour commençant à baisser,
nous passions en courant. Je viens de chercher sur Google Earth, nous devions surement logés au lieu-dit Peraux...



clabaux 20/10/2012 19:01


Magnifique diaporama. Un rayon de soleil dans notre actualité quotidienne.

N.L. Taram 20/10/2012 20:33



Bonjour Jacques,


en plus, j'ai trouvé le moyen pour publier des diaporamas PPS sur les blogs et forums.


Une petite histoire qu'un ami vient de publier sur facebook :


- Xavier, tu as 20 fautes dans ton examen. Et sais-tu le pire ?
Ce sont les mêmes fautes que ton voisin. Comment cela se fait-il?
Xavier réfléchit profondément et répond :
- Eh bien, c'est parce que nous avons le même professeur Mademoiselle.



SAINT ETIENNE Claude 20/10/2012 12:13


Bonjour Pierre, tristes nouvelles ce matin.


A cause des restrictions budgétaires et des fermetures des maternités, une femme
de la lozère ayant à parcourir 100 kms pour aller accoucher, n'a pu tenir et le bébé venu au monde dans la voiture à 30 kms de
l'arrivée n'a pas survécu. Pour reprendre ton topic de ce matin, avant les femmes accouchaient à la maison et s'y préparaient.


Autre chose, un rapport paru la semaine dernière sur les rats et les OGM, prouve
que les OGM modifient les gènes et que l'on retrouve plusieurs générations après des individus "cassés"


Hier paraissait bizarrement 6 notes d'institutions reconnues comme scientifiques
qui parlaient d'études idiotes sans fondement, les chercheurs ont autre chose à faire que de reprendre de tels propos etc...


Ce matin après enquête d'un journaliste il apparaît que trois, les autres instituts ou labo s'étant défilés par le "secret" ? Il apparaît donc que ces notes
émanaient uniquement d'un responsable sans avoir été approuvé par d'autres membres.


Exemple, celui de l'académie des sciences, le directeur a nommé deux savants, dont
lui même et son copain, pour pondre cette ineptie, alors que normalement pour ce genre d'affaire il aurait fallu le vote des 250
membres. Les autres chercheurs 248, semblent remontés et ne se privent pas de le
dire d'autant plus qu'ils considèrent qu'il faut faire ce genre de test pour en vérifié l'authenticité ou le refus.


Cela me rappelle le rapport de Florent de Vathaire(je crois) fait à Tahiti et boulé d'office par ces sommités qui n'étaient peut être pas au grand complet là aussi.


Bonne journée

N.L. Taram 20/10/2012 12:22



Nous connaissons le même problème à Tahiti, suite aux restrictions budgetaires et, surtout, notre économie qui est en panne. Au nouvel hôpital, c'est une catatrosphe. Nous avons eu une amie
commune qui me tenait au courant. Elle m'a laissé quelques dossiers alarmants pour les publier... après son départ (malheureusement).



SAINT ETIENNE Claude 20/10/2012 12:04


Tiens... Le mien refait à l'identique des camions de pompiers anciens


Avant ils travaillaient sans repos ces braves docteurs, presque jusquà épuisement et faisaient de bonnes rentes sinon fortune, maintenant ils accordent plus de temps à leur lobby, peu aux
patients et sont plus que aisés. J'en ai connu un qui faisait faire le gros des travaux, faisait lui même le restant et une fois réalisée et habitée par lui, il vendait la précédente et ainsi de
suite, et sans payer de plus values.

N.L. Taram 20/10/2012 12:27



Non, mon médecin est très sympathique et travaille beaucoup (il y a un grand manque de médecin en Polynésie, comme je te l'écris par ailleurs). Je trouve même ses comparaisons avec un véhicule
très claires pour un profane. Je pense qu'il a pris cette habitude après avoir travaillé de nombreuses années dans un dispensaire de district éloigné. Ces exlications sont mieux comprises par les
tahitens...



SAINT ETIENNE Claude 20/10/2012 09:14


J'ai vécu ainsi et j'en suis pas mort....


Bonjour Taram,


Pire, c'est maintenant, à cette époque dites moderne, que nous décrochons.


 

N.L. Taram 20/10/2012 10:36



Bonjour Claude,


Nous décrochons... oui, mais c'est du matériel très usagé (comme dirait mon médecin, amateur de réparation de voiture... j'aime bien)