LANGUE DE BOIS PRESIDENTIELLE

Publié le par N.L. Taram

la langue de bois-1Mesdames, Messieurs,

L'aspiration plus que légitime de chacun au progrès social entraîne une mission somme toute des plus exaltantes pour moi : l'élaboration d'une valorisation sans concession de nos caractères spécifiques et la prise en compte des préoccupations de la population de base dans l'élaboration d'un processus allant vers plus d'égalité.

 

Ce texte a été créé grâce au logiciel « Générateur de langue de bois » >>>>

http://www.presidentielle-2007.net/generateur-de-langue-de-bois.php

 

 

Le billet d’ Opahi Buillard…

 

PALAIS~1

 

Permettez-moi de réagir aux propos du président de la République. Ce dernier s’étant adressé aux Polynésiens, j’aimerai lui faire partager mon opinion  en tant que Taata Tahiti.

 

Monsieur le Président,

 

Vous vivez le 14 juillet comme un symbole d’unité dans lequel nous aurions toute notre place. L’image peut séduire, mais la réalité est toute autre. Posez, la question aux étudiants tahitiens de métropole, ils vous répondront qu’ils se sentent différents et rejetés d’une société à laquelle ils croyaient appartenir. A 20 000 kilomètre de leur terre natale, ils  se sentent étrangers en France. Cette diversité culturelle qui selon vous fait la richesse de la France, nous sommes contraint de la vivre comme une injustice sociale et un rejet de la part de la majorité des Français qui ne connaissent rien de nous et auxquels vous nous identifiez.

 

Sur le soutien de l’Etat, vous vous en tenez à des généralités : 10 milliards d’augmentation sur quatre ans. Nous ne les avons pas sentis passer. J’aurai préféré que vous insistiez sur la part des  170 milliards réellement consacrée au développement de la Polynésie en la distinguant de celle qui repart en France. Je prendrai l’exemple d’un instituteur rémunéré par l’Etat. Son  revenu lui servira à consommer des biens aujourd’hui majoritairement importés (nourriture, véhicule, etc…). Il faudrait donc pour avoir une idée plus précise du soutien de la France déduire de sa rémunération la part qui retourne directement en métropole. Il serait également intéressant d’étudier l’évolution de cette part dans le temps. Autre exemple, lorsque l’Etat aide ATN en défiscalisant l’acquisition d’Airbus A340, ne contribue t’il pas d’avantage au développement d’Airbus Industrie qui vend ses avions qu’à celui d’ATN qui les exploite ?

 

Sur la réinscription de la Polynésie sur la liste des Pays à décoloniser, j’aurai préféré vous voir prendre de la hauteur. Il s’agit là d’une aspiration légitime d’une part grandissante de notre peuple que vous ne pouvez nier même si celle-ci ne rassemble pas encore la majorité des Tahitiens. Vous croyez-nous pour autant inconscients face aux problèmes que traversent actuellement la Polynésie ?

 

Enfin, la seule mesure concrète que vous nous proposez, la création de 1 000 emplois confirme que nous entrons de plein pied en campagne électorale. Si cet argument avait été avancé par l’un de nos leaders politiques nos quotidiens auraient titré « la distribution des sucettes peut commencer ».

 

Plus que d’effet d’annonce et de solution éphémères, nous avons besoin d’utiliser tous les leviers économiques dont dispose chaque pays souverain. Nous avons besoin de la simplification de la règlementation de l’Etat souvent inadaptée. Et surtout nous avons besoin d’établir de nouvelles relations de partenariat avec la France, qui dépassent de loin le cadre législatif actuel que vous nous avait imposé malgré l’opposition de notre Assemblée délibérante.

 

Te aroha ia rahi.

Opahi BUILLARD

Publié dans Politique

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SAINT ETIENNE Claude 20/07/2011 08:55



Bonjour Taram, au moins dans les tramways pas besoin d'écran plasma forts chers, les vitres suffiront à apercevoir la plastique des vahinés... C'est moins cher et plus naturel.


Trêve de plaisanterie, je ne connais qu'une seule ville qui s'était projetée dans le futur, et avait à cet effet construit ses infrastructures en pensant aux années 2000, c'est Rouen.


Dans les années 50 les responsables municipaux avait déjà prévus des rues, des ponts  à 4 voies, progressivement il n'y a eu qu'a faire des sens uniques à 8 voies et le tour était joué.
Malheureusement, les nouvelles municipalités depuis, font feu de tout bois et la ville maintenant se trouve paralysée par des mesurettes aussi coûteuses qu'inéfficaces, des morceaux d'autoroutes
qui ne servent à rien, des ponts vides alors que plus loin un autre est engorgé. Une ville a ne plus y mettre les pieds. Montpelier n'a pas été le seul endroit ou l'on a supprimé des kilomètres
de rails de ces tramways très bien adaptés pour la desserte locale et la maîtrise du flux des travailleurs en centre ville. Croyant bien faire et libérer le trafic de ces véhicules encombrants,
les idylles n'ont pas compris qu'ils mettaient en remplacement  autant de voitures que contenaient de clients ces dits tramways. Faire et défaire pour refaire c'est coûteux.



SAINT ETIENNE Claude 20/07/2011 08:13



Bonjour à tous,


je ne pense pas que cet article concerne directement la langue de bois mais plutôt les dépenses autant
irréfléchies qu’inconsidérées de certains petits chefs en mal de popularité, y’a une caisse je fatte le peuple avec , est-ce pire que de le mettre dans sa poche ?


 


Dans un article très sévère pour la Grèce, le Daily Mail a énuméré quelques uns de ces gaspillages ou
abus fiscaux contre lesquels le gouvernement de Papandreou tente de lutter : 


1. Le métro d’Athènes est climatisé et offre des écrans plasma pour distraire les voyageurs. Et il est
gratuit pour les cinq millions d’habitants de la capitale. Plus exactement, il ne l’est pas, mais comme il n’y a pas de barrière pour empêcher les usagers sans ticket de passer, rares sont les
passagers qui se soucient d’acheter leur billet. C’est le contribuable européen qui a payé le métro athénien qui a coûté près de 1,7 milliard d’euros.


2. Le salaire moyen des employés de la compagnie nationale ferroviaire grecque est de 70.000 euros, ce
qui englobe les ouvriers et les agents de nettoyage des trains, et qui représente le triple des employés du secteur privé grec.


3. Par ailleurs, le chiffre d’affaires annuel de cette compagnie est d’environ 90 millions d’euros,
pour une masse salariale de près de 575 millions d’euros annuels, ce qui a même fait ironiser un politicien grec qui a remarqué qu’il eut mieux valu payer des taxis privés pour les déplacements
des passagers.


4. En une décennie, la masse salariale du secteur public a doublé.


5. Plus de 600 professions bénéficient d’une retraite à 50 ans, avec une pension correspondant à 95%
du salaire de la dernière année, en raison de leur caractère « ardu et périlleux ». Ces professions englobent les pâtissiers, les animateurs de radio, les coiffeurs et les masseurs des bains
turcs.


6. Les déclarations d’impôts sont rédigées par les contribuables eux-mêmes, et sont rarement
vérifiées. Ainsi, seuls 5000 personnes sur un pays de 12 millions d’habitants admettent gagner plus de 100.000 euros annuels. Or, plus de 60.000 foyers grecs détiennent pour plus de 1 million
d’euros d’investissements, sans parler des montants investis à l’étranger. Beaucoup de contribuables grecs affirment ne gagner que 12.000 euros annuels, même lorsqu’ils possèdent des bateaux, des
résidences secondaires sur des îles grecques et des propriétés à l’étranger.


7. Lorsque le percepteur s’en agace, ils lui remettent une « fakelaki », une enveloppe contenant des
espèces. Il existe même une sorte de tarif informel qui vont jusqu’à 10.000 euros pour les foyers les plus riches (il se dit que la famille grecque moyenne paye 2.000 euros par
an).


8. Les grands armateurs grecs, les plus riches de la banlieue riche de Kifissia, sont exonérés
d’impôts, en raison des bénéfices qu’ils sont supposés apporter au pays. Mais les chantiers navals sont maintenant vides, seules 500 personnes restent pour entretenir les navires des compagnies
maritimes déclinantes.


9. Seulement 300 résidents de la Kifissia (une banlieue riche d’Athènes) ont admis détenir une
piscine. Le vrai chiffre est estimé à 20.000.


10. Au total, ces évasions fiscales coûteraient au pays la somme de 45 milliards d’euros à
l’année.


« Après avoir livré bataille avec la police anti-émeute, qui a fait usage de gaz lacrymogènes pour les
disperser, des milliers de manifestants campent toujours sur la place en attendant le vote des politiciens grecs de la semaine prochaine qui doit statuer sur les mesures d’austérité imposées par
l’Europe. Pourtant, ces manifestants devraient retourner leur colère contre leur pays, contre ces Grecs qui se sont damnés pendant des années pour dénier à leur Etat les sommes qu’ils lui
devaient. », conclut amèrement le Daily Mail



N.L. Taram 20/07/2011 08:22



Bonjour Claude,


Ton message n'est pas vraiment hors-sujet et j'ai déjà relevé des trucs intéressants. Par exemple, j'ai parlé dans un commentaire sur l'article précédent du tramway qui serait la solution idéale
pour Tahiti, si on avait les sous. Ton histoire grecque me donne des idées... Eh, eh !



christian Penilla y Perella 20/07/2011 07:03



Opahi, bonsoir.


 


Ma première intervention "L'essenciel est dit et fait deviner le reste"et j'enchaîne sur la démocratie pour la simple raison que la France est une démocratie de façade dans sa façon de
gérer ces "colonies" que nous sommes toujours. Alors dire que l'on n'est toujours pas colonisé , à d'autres.


Je répète depuis des années: La France fait ce quelle veut , quand elle le veut et comme elle veut. C'est dans ses gènes, il ne faut pas rèver.


Cela fait plus de quatre cent ans que les européens font la loi dans le monde. La page est en train de tourner et ils ne l'ont pas encore réalisé, à part quelques uns . Le centre du monde
c'est déplacé en Asie, n'en déplaise à beaucoup. Pour la France il en est de même, la plus part des dirigeants et responsables ont un siècle de retard dans leur petite tête. Le Roi Soleil,
c'est terminé.


Pour revenir à la Polynésie; Le chef d'Etat actuel est un petit dictateur . Contrôle de la justice, contrôle des télévisions ( nomination des Présidents) , volonté de contrôle
d'internet , nomination de PDG de grosses entreprises ( dernière en date, l'éjection de la PDG de Areva )  etc, etc, et toutes ces lois liberticides qui insidieusement font reculer les
libertés.


Je me suis permis d'envoyer au Haut Commissariat un E.Mail où je signalais que dans son intervention sur la Polynésie le Président  Sarkozi avait passé la " Ligne Rouge" (
pisser sur le dos d'un canard est aussi valable)


 


Il n'y a pas que nous qui sommes colonisés. Sont aussi colonisés la quasi totalité des français de France. Et par les même colonisateurs que nous polynésiens qui sont ceux qui se passent
les rènes du pays , qu'ils soient aussi bien de droite que de gauche. On a toujours les même scandales qui touchent le fric.


 



N.L. Taram 20/07/2011 07:18



Bonsoir Christian,


"Nous sommes passés du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, au droit des investisseurs à disposer des peuples". Mais cela n'a-t-il pas été toujours le cas ?



N.L. Taram 20/07/2011 05:00



Ia ora na Opahi,


Ton texte est, certes, intéressant toutefois il m’a incité à quelques réflexions que voici :


« … étudiants tahitiens de métropole, …ils se sentent différents et rejetés », cela est
ressenti par tous ceux qui quittent un jour leur village, leur région ou leur pays pour différentes raisons (étude, travail, fuite, envie de connaître autre chose, amour… (eh oui, pourquoi
pas ?)). Et cela dans tout les pays du monde ; un marseillais qui part en Alsace ou l’inverse, un américain qui s’installe aux Marquises, peut-être même un tuha’a pae qui
 « émigre » à Huahine… Il y a malheureusement partout des xénophobes et, pire, des racistes. 


« … un rejet de la part de la majorité des Français qui ne connaissent rien de nous », le fait
de ne rien connaître des polynésiens ne signifie pas un rejet. Je pense qu’il y a une majorité de français qui sont au contraire très curieux et ont envie de connaître la Polynésie.


« … des  170 milliards réellement consacrée au
développement de la Polynésie », concernant ces 170 milliards CFP, je suis plutôt d’accord avec toi ; ayant travaillé pendant 22 ans comme agent comptable d’un établissement public
d’état, je connais leur méthode de calcul. Ces milliards que l’état rajoute dans le coût de la Polynésie pourraient, en effet, être mieux utilisés.


« … d’un instituteur rémunéré par l’Etat. Son  revenu
lui servira à consommer des biens aujourd’hui majoritairement importés ». Je fais partie d’une commission qui travaille sur l’avenir économique de la Polynésie (et son entière et totale
autonomie) ; nous buttons sur un gros problème : nous importons 10 fois plus que nous exportons, même au niveau de l’alimentation. L’instituteur, comme l’autochtone, consommera local le
jour où les prix seront compétitifs. Un long chemin à parcourir…


« … déduire de sa rémunération la part qui retourne directement en métropole », d’accord avec
toi, d’autant que la plupart des conjoints travaillent localement. De par mon ancien emploi, j’ai 90% d’exemples. Mais si nous faisons venir tous ces expatriés, c’est que nous en avons besoin…
pour le moment.


« … défiscalisation… », je ne m’étendrai pas là-dessus, c’est de l’escroquerie légale,
d’ailleurs certains ont dépassé la limite et sont en prison (limite parfois difficile à définir). Comme les subventions sont anti productives…


« … Sur la réinscription de la Polynésie sur la liste des Pays à décoloniser », c’est une
formalité utile (nous l’avons été quelques années), mais elle ne m’apparait pas de première urgence dans la situation actuelle.


 


Pour conclure, entre ce que dit le président, en particulier ses promesses, nous savons bien qu’il agit
ensuite différemment ou à l’inverse.



christian Penilla y Perella 19/07/2011 21:21



Taram


 


Descartes aurait pu tenir ce raisonnement.


"Discourt de la méthode".


Il était aussi un mathématicien, ceci explique cela.


 


C'est tellement loin , plus de soixante ans. J'avais je crois seize ans.


 A l'époque  en cours  c'était survolé mais avec deux copains de même niveau , un à l'école  La Mennais et l'autre à l'Ecole Centrale ( Paul Gauguin
aujourd'hui ) nous l'avions "exploré" plus profondément. Il nous avait passionné.



christian Penilla y Perella 19/07/2011 21:04



Taram


 


Est ce Descartes ? Cela lui ressemble.


 


Je donne ma langue au chat.



N.L. Taram 19/07/2011 22:16



Bonjour Christian,


Cette "citation" est de moi. Mais je l'ai peut-être entendue dans une vie antérieure ???



christian Penilla y Perella 19/07/2011 06:39



Taram


 


Ce n'est pas une blague , Platon a bien douté à un moment  de la démcratie et à cette époque là il n'était pas le seul à parler de " dictature éclairée".


A une époque j'ai dévoré Platon et cela m'avait interrogé. Je me suis apperçu que les plus grands pouvaient avoir des moments de doute.


 


Ce qui n'empèche pas que je suis un démocrate convaincu à condition toute fois que le peuple soit éclairé. ce qui n'est pas gagné.


J'en reviens à une de mes "phobies" : éducation, éducation, éducation, là est le salut de la démocratie.


..................................................................................................................


 


Un ami de la famille , monsieur Klima ( propriétaire de la librairie), était retourné à son pays d'origine,  la Tchécoslovaquie ( * ) aprè la guerre dans les années soixante. Il
y a vécu quelques mois la" démocratie populaire", il a été effrayé de la médiocrité; C'était plus tôt de la "démocrassie".


 


( * ) République Tchèque depuis1992 ?.... je crois.



N.L. Taram 19/07/2011 12:12



Bonsoir Christian,


"Je plains celui qui ne doute pas, il ne connaitra jamais la vérité"


(de qui est cette citation ?) 


 


 



N.L. Taram 19/07/2011 04:56







christian Penilla y Perella 19/07/2011 04:22



Quand je pense que Platon doutait de la démocratie.



N.L. Taram 19/07/2011 04:57



Christian,


Tsss, tsss !


(voir affiche ci-dessous)


 



christian Penilla y Perella 19/07/2011 04:19



Rien ne change sous ce soleil.


 Dans les années 1945/1955,  les gouverneurs nous disaient  fréquemment : Vous êtes des français à part entière. En échot nous répondions : Oui des français à
part......tout court.


Alors ....Paroles.....Paroles....Paroles....


 


 



N.L. Taram 20/07/2011 03:43



Bonjour Christian,


Oui, "français à part", au début je le critiquais ce fait, maintenant je le revendique.


Notre but n'est-il pas de devenir des "polynésiens à part entière" ?



christian Penilla y Perella 19/07/2011 04:08



POUR TOUT DIRE IL FAUDRAIT DES PAGES ET DES PAGES.


L'essentiel est dit et fait deviner la suite.