LE BON VIEUX TEMPS

Publié le par N.L. Taram

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en compagnie de mon chien

 

à tous les bouffeurs de Tradition qui parlent du bon vieux temps, de ce temps où il faisait, paraît-il, bon vivre dans le monde : j'aimerais leur poser la question suivante, mais quel est donc ce temps?

 

est-ce au début de l'époque industrielle quand les ouvriers travaillaient 60 heures par semaine, quand ils n'avaient pas le droit de protester et encore moins de faire grève, quand la moitié des enfants mourraient dans les 5 premières années de leur vie?

ou bien était-ce au Moyen-âge quand seul le seigneur mangeait de la viande et que les gueux mangeaient des racines, quand le seigneur déclarait la guerre en restant vivre au château et que la population partait au combat et mourrait sur le champ de bataille, quand le roi avait droit de vie et de mort sur ses sujets et que ceux ci se soumettaient à sa volonté?

ou bien est-ce il y a encore peu de temps, quand les présidentiables faisaient des mines et des manières avant de cravacher la gueule de leurs propres électeurs, quand les puissants donnaient du pain et des jeux au peuple pour que celui ci se taise et se rabaisse et s'avilisse, quand le travail d'enrichissement des occidentaux engendrait la famine dans le sud et la destruction de la planète? si c'est ceci pour vous le bon vieux temps, sachez qu'il existe toujours...

 

quel est donc ce bon vieux temps? ce temps perdu sur lequel vous dites vous lamenter?

 

vous autres, les bouffeurs de Tradition, inlassablement roulés dans la farine depuis le mont des oliviers jusqu'au mont de la bourse, je ne vois rien de nouveau dans le monde, c'est toujours la même comédie, la même farce lamentable avec les mêmes acteurs aux commandes : il n'y a que les masques qui changent...

 

vous autres, les bouffeurs de Tradition, vous qui êtes contre la transformation, le changement profond et l'innovation en matière de mode de vie et de préhension de la réalité, vous qui êtes au fond anti-vie, anti-création de Nouveauté, vous qui êtes si lâches et hypocrites à vous calfeutrer derrière vos vieilles valeurs ancestrales comme à reculer devant l'à-venir qui appelle, ne voyez vous donc pas que plus que d'être les esclaves d'un système de pensée éculé, vous êtes surtout et avant tout, les esclaves de votre propre couardise !

 

chacune des générations passées résonne comme un échec, l'échec de ne pas parvenir à vivre libre et en bonne entente dans ce monde et c'est ainsi que parfois, en compagnie de mon chien, je me dis qu'au-delà de vous, les bouffeurs de Tradition, c'est peut être tout simplement l'homme en général qui est un échec de la Nature...

 

Par damien.g.libre.over-blog.fr

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HinanoPCpetit

 

                               Merci Damien pour ce texte

Publié dans Société

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SAINT ETIENNE Claude 02/03/2011 14:31



Je suis outré... Dans un autre sujet j'ai parlé du cochon tué à la maison, cette fête ou nous offrions aux voisins quelques morceaux de choix (enfin..selon le voisinage il pouvait y avoir choix
et choix). Se savoir vivre se perd de nos jours et entre bien dans le cadre de ce sujet. J'ai appris ce midi qu'un restaurateur  offre gratuitement et gentiment depuis deux à trois ans ses
restes de nourriture (70 repas jours), il fait attention à ne pas mélanger les emballages et se tient à disposition du demandeur pour les exigences de salubrité des gamelles etc.... Hors, bien
qu'il nourrisse trois à quatre cochons, en dehors du merci, il n'a jamais eu un petit bout. Cette année il s'en est ouvert et a reçu pour prime de tous labeurs, 40 cm de boudin... Tout fou le
camp



SAINT ETIENNE Claude 02/03/2011 10:32



Bonjour les amis, Le sujet est certes intéressant mais encore faudrait il écrire un livre de philosophie dessus, sans toutefois parvenir à
se mettre d'accord dessus. Comment ne pas regretter une époque de travail, de joie de bonheur, une époque saine et sans équivoque. Des moments d'entente cordiaux, où, et cela
arrivait,  nous crevions avec notre vélo et ou s'arrêtaient deux ou trois personnes qui nous charriaient gentiment tout en donnant qui la colle, qui la rustine, la pompe ou même si
tu ne savait pas faisait la réparation pour toi, et sans te connaître, l'époque de la poignée de main et du merci sincère sans arrière pensée ni rétribution. L'époque ou les gens savaient non
seulement travailler mais aussi s'amuser. L'époque ou la politesse et le respect régnait en maître, celle de l'honnêteté ou personne n'entravait son vélo ou ne fermait à clé sa voiture par peur
du vol. Celle ou trouvant des billets sur la voie publique ceux-ci étaient remis séance tenante au secrétaire de mairie. Comment ne pas faire de comparaisons?



N.L. Taram 02/03/2011 11:00



Bonjour Claude,


Oui, tout à fait... et j'ai donné quelques exemples de "bons moments". En fait, il y a les deux en permanence (bon et mauvais, parfois l'un plus rare que l'autre selon les périodes ou les
situations). Notre mémoire est sélective, heureusement, et il faut faire un effort pour se remémorer quelques passages difficiles pour soi-même et très graves pour d'autres...


Et puis, nous avons eu la chance de naître en France et, surtout, dans la deuxième partie du 20ème siècle.


 



SAINT ETIENNE Claude 01/03/2011 13:05



Ce regard sur la façon de penser des anciens que nous sommes est celui
d'une personne jeune, probablement transportée trop rapidement de l'adolescence à la vie adulte. Sans connaissance approfondie il brode un canevas de ses connaissances à lui, mais son
analyse est fausse car incomplète. Il a le temps, s'il a l'esprit critique, de tout remettre en place.


Déchirons cette membrane....


Entre un oisif qui tue le temps, un profiteur mal dans sa peau qui cherche inlassablement à compenser son moins de travail
par un plus sur son salaire et un ouvrier bosseur bien dans sa peau, qui s'éclate dans son job et dans la vie, lequel préfère t-il être? 


L'histoire n'est pas son fort non plus. Au moyen âge, en dehors des guerres, la société était aussi structurée que
maintenant si non plus, les ouvriers étaient choyés et bien payés par les patrons tellement ils avaient peur  aux grèves. Quant à l'image des champs mis en culture par les serfs
d'un seigneur qui lui même en toute désinvolture, dans le même temps ou presque,  saccage ses propres cultures avec sa cavalerie, que dire de telles inepties. Les guerres à cette époque
étaient le fait de reitres(mercenaires) payés par le roi, en général des suisses ou des lombards. A l'époque incriminée, la justice était royale tout comme elle est républicaine aujourd'hui et
les lois étaient appliquées par des juges très respectueux de leur prérogatives.


Le mal être dont il semble souffrir est celui des temps modernes, celui de l'inoccupation et des loisirs à outrance. Il
découvre avec son chien les bien faits de l'introspection, du retour sur soi, sur l'existence... Tout cela parce qu'il a le temps de le faire.


Moi quand, dans de rares moments mérités, j'ai un moment de fatigue, je rêve sous un pommier....



N.L. Taram 01/03/2011 17:51



Bonjour Claude,


Je me doutais que cet article n'allait pas te laisser indifférent. Il interpelle...


La photo me représente en 1965 en train de "bringuer" avec les légionnaires, c'était le bon temps... pourtant, un an après, une bombe atomique explosait dans la région et nous en étions
involontairement les artisans (heureusement très partiellement).


Quand je vais en vacances à la ferme de mes grands parents dans le Lot, je me dis "c'était le bon temps"... pourtant, je ne souhaiterais pas voir mes petits enfants se taper 10 bornes à pieds
dans la campagne pour aller à l'école hiver comme été et comme l'a vécu ma mère. Et vivre à 5 enfants dans une pauvre masure isolée, sans électricité, l'eau juste au puits, un mètre de neige en
hiver... Pourtant, ils étaient certainement heureux malgré que l'un des garçons soit mort à la guerre et un deuxième soit revenu handicapé à jamais.


Comment définir et mesurer le bonheur ?



Christian Penilla y Perella 01/03/2011 12:03



Taram


 


L'histoire fonctionne par cycles. Dans ces cycles il y a des périodes positives et des périodes négatives. Il en va de même pour les êtres humains.


La vie c'est comme le service militaire ( quand cela se faisait ) on ne gardait que les bons moments. En fin de compte c'est bien mieux comme cela sans cela la vie serait un enfer. On
serait toujours amers.



N.L. Taram 01/03/2011 17:53



Bonjour Christian,


Le service militaire en est, en effet, un bon exemple...