LE POEME DU DIMANCHE (2)

Publié le par N.L. Taram

GREEN
Paul Verlaine - Léo Ferré

 

Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches
Et puis voici mon cœur qui ne bat que pour vous.
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches
Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux
L'humble présent soit doux.

J'arrive tout couvert encore de rosée
Que le vent du matin vient glacer à mon front.
Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposée
Rêve des chers instants qui la délasseront.
Qui la délasseront.

Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête
Toute sonore encore de vos derniers baisers,
Laissez-la s'apaiser de la bonne tempête,
Et que je dorme un peu puisque vous reposez.
Puisque vous reposez.
 
 
 
A une dame créole
Charles Baudelaire
 
Au pays parfumé que le soleil caresse,Dame creole
J'ai connu, sous un dais d'arbres tout empourprés
Et de palmiers d'où pleut sur les yeux la paresse,
Une dame créole aux charmes ignorés.

Son teint est pâle et chaud ; la brune enchanteresse
A dans le cou des airs noblement maniérés ;
Grande et svelte en marchant comme une chasseresse,
Son sourire est tranquille et ses yeux assurés.

Si vous alliez, Madame, au vrai pays de gloire,
Sur les bords de la Seine ou de la verte Loire,
Belle digne d'orner les antiques manoirs,

Vous feriez, à l'abri des ombreuses retraites,
Germer mille sonnets dans le cœur des poètes,
Que vos grands yeux rendraient plus soumis que vos noirs.
 
Une transgression de qualité par Tristan Bernard sur la dernière strophes de « Stances à Marquise » de Pierre Corneille
 
Marquise
par Georges Brassens
 
 

 
 
Marquise, si mon visage
A quelques traits un peu vieux,
Souvenez-vous qu'à mon âge
Vous ne vaudrez guère mieux.

Le temps aux plus belles choses
Se plaît à faire un affront
Et saura faner vos roses
Comme il a ridé mon front.

Le même cours des planètes
Règle nos jours et nos nuits
On m'a vu ce que vous êtes;
Vous serez ce que je suis.

Peut-être que je serai vieille,
Répond Marquise, cependant
J'ai vingt-six ans, mon vieux Corneille,
Et je t'emmerde en attendant.

 
Enfin une transgression de moindre qualité sur « La Barbe bleue » de Charles Perrault…
 
OMT-voir-loin.jpgOscar, mon frère Oscar, ne vois-tu rien venir ? 
- Je ne vois rien que le budget qui déçoit, et le fisc qui perçoit 
….
Oscar, mon frère Oscar, ne vois-tu rien venir ? 
- Je ne vois rien que le budget qui déçoit, et le fisc qui perçoit 
….
Oscar, mon frère Oscar, ne vois-tu rien venir ?
- Je vois, répondit le frère Oscar, une grosse poussière qui vient de ce côté-ci ...
- Sont-ce mes crédits ?
- Hélas ! non, mon frère : c'est un troupeau d’électeurs
…..
Oscar, mon frère Oscar, ne vois-tu rien venir ?
- Je vois, répondit-il, deux financiers qui viennent de ce côté, mais ils sont bien loin encore.
- Dieu soit loué ! s'écria-t-il un moment après, ce sont mes investisseurs. Je leur fais signe tant que je puis de se hâter. »

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christian Penilla y Perella 02/05/2011 20:37



Anne , ma soeur Anne , ne vois tu rien venir ?


 


Ma petite soeur, France, cinq ans, désirant que notre mère lui raconte à nouveau cette histoire:


Maman , raconte moi encore l'histoire de l'âne et de la voiture !


 


Ceci n'est pas inventé.


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Pour le moment nous restons sur notre faim....................à part les dix mille "tumu uru" ( arbres à pain ) à planter aux Marquises.



N.L. Taram 02/05/2011 21:31



Bonjour Christian,


Tu veux dire "notre faim intellectuelle", car pour l'estomac avec les 10.000 tumu uru nous serons rassasiés. Entre les Marquises et Tahiti, les uru voyageront par avion ou par bateau ? Dans quel
état seront-ils à l'arrivée si c'est par bateau ?