LE POUVOIR EPHEMERE

Publié le par Taram N.L.

Tout pouvoir est relatif et éphémère

L’homo sapiens serait-il l’animal le plus stupide du monde vivant ?




Comment se fait-il que 57 personnes, adultes, intelligentes n’arrivent pas à se mettre d’accord ?

Comment se fait-il que ce petit peuple vivant sur le même rocher, ayant les mêmes joies, les mêmes bonheurs, les mêmes soucis, les mêmes problèmes, n’arrivent pas à se mettre d’accord ?

Comment se fait-il que cette grande famille, ces frères et sœurs, ces cousins et cousines, ayant un passé et un avenir commun, n’arrivent pas à se mettre d’accord ?

Qu’est-ce qui les séparent ?

L’idéologie…..  «  La pensée idéologique est toujours contre quelqu'un. Elle est toujours un instrument de violence. Elle en est imprégnée, empoisonnée. » (Francesco Alberoni)

La gloire…. « La gloire est un vêtement de lumière qui ne s’ajuste bien qu’aux mesures des morts » (Pierre Reverdy)

Le pouvoir….  « Il n’y a pas le pouvoir, il y a l’abus de pouvoir, rien d’autre » (Henry de Montherlant) – «  Aucun honnête homme ne peut éprouver du plaisir à exercer un pouvoir sur ses concitoyens. » (Thomas Jefferson)

L’intérêt…..  « Vous avez fort bien prouvé que l’ignorance, la paresse et le vice peuvent être quelquefois les seules qualités d’un homme d’État ; que les lois sont éclaircies, interprétées et appliquées le mieux du monde par des gens dont les intérêts et la capacité les portent à les corrompre, à les brouiller et à les éluder. » (Jonathan Swift – Les voyage de Gulliver)

Alors, après quoi courent-ils tous ces gens qui ne font que passer brièvement sur cette Terre ?

Aurons-nous la sagesse de réinventer une cérémonie de l’Homme Oiseau ? 
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Publié dans Politique

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wakrap 24/11/2009 23:53


J'ai lu ce livre quand il est sorti en français vers 1998. Depuis je l'ai racheté 3 fois car on me le pique, enfin on ne me le rend jamais quand je le prête, il est difficile à lire pour moi, c'est
page après page surtout pour sa première partie. Chaque page est à digérer.

Je suis bien incapable de répondre à ta question. Disons que je suis tombé dessus lors des balbutiements d'internet dans un article d'un gars que je n'aime pas : Guy Millière (un bon gros
néoconservateur).
Ce livre m'a poussé à réfléchir dans les limites de mon ignorance, je crois que je n'avais jamais ouvert un livre de philo de ma vie jusque là.

Le commentaire que tu as lu est erroné à mon sens. Ce n'est pas le capitalisme mais le libéralisme que l'on en "déduit" comme meilleure gestion de l'envie dans la société. Meilleure gestion étant
entendu que cela signifie moyen de limiter au maximum la négation des droits humains "naturels" et la liberté.

Mon plongeon dans le libéralisme s'est opéré ici, en lisant à la bibliothèque de Toata: Histoire de la Monnaie de Salin qui ma poussé à acheter son livre : Libéralisme.
Le capitalisme s'exprime pleinement dans une société libérale mais n'en est en rien spécifique et le libéralisme peut vivre sans capitalisme.
Salin donne cette définition d'un libéral que je fais mienne: Un libéral est un anarchiste qui défend la propriété privée.


Haroum ek Poussah 24/11/2009 22:42


Wakrap et Taram,
Vous avez bien décrit mon grand vizir préféré Iznogoud : Envie de pouvoir !


wakrap 24/11/2009 22:34


http://www.amazon.fr/LEnvie-Une-histoire-du-mal/dp/2251440720/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1259098466&sr=8-1


Taram 24/11/2009 22:53


Wakrap,
Je viens de lire le commentaire de JY sur le bouquin "L'Envie : une histoire du mal"....
Hum ! "... l'auteur vous fera adorer, MALGRE LUI, le capitalisme plus VIABLE que tout autre régime à long terme ".... c'est ce bouquin qui t'as influencé ?


wakrap 24/11/2009 21:43


Bonjour,

Je crois que le principal moteur est l'Envie, au sens religieux du terme, en tant que pêcher capital.
Cette Envie est destructrice, elle consiste à détruire l'autre pour ce qu'il est.
Les règles de vie en société (politesse ...) sont naturellement apparue pour la canaliser. Une autre canalisation, artificielle et non "naturelle", est le socialisme qui tente de gommer les
différences.
Le pouvoir lui donne un nouveau support d'expression et élimine la distance naturellement crée (évoquée par kaotik)
Celui qui a le pouvoir peut piquer mais seul, il ne subit plus les piquants de l'autre, il a le pouvoir!

Pour terminer, la corruption n'existe que s'il y a pouvoir. Sans pouvoir, elle n'existe tout simplement pas, elle n'a plus de matière pour s'exercer.

Je ne vois pas la souffrance comme vérité de la condition humaine. Je vois plutôt l'ignorance comme vérité de la condition humaine et la quète de savoir comme son moteur.


Taram 24/11/2009 22:23


Ia ora na Wakrap,
Je n'avais pas pensé à l'Envie... j'ai foncé voir wikipedia :"L'envie est un désir qui échappe à la raison. Par opposition, le désir raisonné se nomme la volonté." C'est à dire le subconscient qui influerait sur le comportement ?
Peut-être l'Envie de Pouvoir, ce qui rejoint ma question "Le Pouvoir ?"


Christian Penilla y Perella 24/11/2009 07:23



Bonjour Taram,


Les questions que tu poses sont
intéressantes, mais il en manque une :


Quelle est la responsabilité de la
France concernant la situation actuelle ?


    Voilà un pays,
la France, qui s'accapare d'un autre pays la Polynésie, qui l'exploite comme elle a fait pour toutes les autres colonies.


    En premier ce
peuple polynésien doit digérer la présence européenne. En second un afflux de chinois pour des intérêts économiques étrangers au pays doit être supporté, enfin  quand la communauté chinoise
est assimilée non sans problèmes et heureusement d'une finalité heureuse, on impose les essais nucléaires.


    On repart dans
les problèmes.  On déstabilise économiquement et socialement notre fenua.


    On taille un
statut sur mesure pour ceux qui ont si bien défendu les intérêts du nucléaire donc français. A ce moment là les fidèles à la France  se goinfrant à qui mieux-mieux en faisant fi de la plus
élémentaire honnêteté. La justice française ferme les yeux, pas touche. Aux environs de  2004 par miracle cette même justice ouvre les yeux, opération mains propres ? Que de preuves ont
disparues en 24 ans ! ! ! 


    La France 
taille à ses fidèles en 2004 un nouveau statut qui devait leur donner la pérennité totale de leur pouvoir sur le pays. Manque de chance pour la puissance coloniale l'arroseur est arrosé.


     Pourquoi
puissance coloniale ? La France fait ce qu'elle veut, comme elle veut et quand elle veut.


     Elle
modifie le statut comme bon lui semble, en général pour remettre ses protégés en place. Enfin de compte nous nous sommes retrouvés avec un statut qui a créé l'instabilité totale du pays.


       Et tout
ce qui se passe en Polynésie serait de la seule faute des Polynésiens.


       A
d'autres ! ! !


     Sûr que
beaucoup d'élus polynésiens qui se conduisent en voyous, corrupteurs et corrompus, doivent être mis dans le même sac.


     Il faut
aussi des corrupteurs pour qu'il y ait des corrompus.


     Pour
corrompre il faut en avoir les moyens.


     No
comment.


 



kaotik56 24/11/2009 00:06


J'ai pas fini...
Tu écris "Alors, après quoi courent-ils tous ces gens qui ne font que passer brièvement sur cette Terre ?"Tout vouloir procède d'un besoin, d'un manque, donc d'une souffrance.
Chaque désir satisfait fait place à un nouveau désir, « le premier est une méprise reconnue, le second est une méprise non encore reconnue ». Tant que la conscience est soumise à la volonté, nous
sommes livrés à l'impulsion du désir, sans bonheur ni repos. La souffrance est la vérité de la condition humaine.
 



kaotik56 24/11/2009 00:03


Ia orana taram,

tu écris "Qu’est-ce qui les séparent ?"
L'hiver, les porcs-épics sont ballottés entre deux souffrances. Ou bien ils ­restent éloignés les uns des autres, et ils souffrent du froid. Ou bien ils se ­serrent les uns contre les autres
pour se tenir chaud, mais alors leurs piquants s'enfoncent dans leurs chairs. Ils cherchent alors une situation intermédiaire acceptable, entre la solitude glacée et la proximité
mordante.
 Avec cette fable, Arthur ­Schopenhauer (1788-1860) résume sous une forme simple un des aspects importants de sa ­pensée.
Comme les porcs-épics en hiver, les ­hommes sont selon lui poussés les uns vers les autres par « le besoin de société, né du vide et de la monotonie de leur propre intérieur […], mais leurs
nombreuses qualités repoussantes et leurs insupportables défauts les dispersent de nouveau.
 La distance moyenne qu'ils finissent par découvrir et à laquelle la vie en commun devient possible, c'est la politesse et les bonnes manières ».

Pour Arthur Schopenhauer, cet exemple ­illustre l'idée, fréquente dans son oeuvre, que la vie « oscille comme un pendule, de droite à gauche, entre la souffrance et l'ennui » ; il en va de même
dans l'amour, où l'un, qui voudrait se rapprocher, souffre, et l'autre, indifférent, s'ennuie. Chacun de nous hésite nécessairement entre ces deux misères. D'un côté, la solitude dans laquelle
l'homme, animal social, se morfond. De l'autre, le jeu social, dans lequel ce que Schopenhauer appelle le « vouloir-vivre » nous pousse, afin de satisfaire nos désirs, mais où on ne trouve guère à
s'épanouir. Dans un monde qui est le « plus mauvais des mondes pos­sibles », les peines l'emportent sur les joies. La vie sociale multiplie les désirs, donc les frustrations.
La souffrance est redoublée par la conscience que la « volonté », non seulement nous soumet, mais est sans raison d'être.
Nous agissons sans vraiment savoir pourquoi, obéissant à un instinct jamais pensé. L'absurde devient tragique : non seulement il n'y a de fondement à rien, mais nous faisons comme s'il y en
avait un. La vie en société nous oblige à prendre au sérieux un jeu absurde et pénible.
Sommes-nous condamnés à la froide solitude, aux illusions sociales ou à la médiocre « politesse » ?
 Non, car il existe une alternative donnée par la fin de la parabole :
 « Celui qui possède en propre une grande dose de chaleur intérieure, préfère s'éloigner de la société, pour ne pas causer de désagréments, ni en subir. »
Préférer la solitude donc, mais à la condition de neutraliser sa volonté, de nier son vouloir-vivre et son individualité.
Seules la philosophie et la contemplation esthétique permettent de comprendre la vanité de l'existence.
 Elles libèrent des instincts grégaires, des désirs vains et jamais satisfaits.
 Cependant, la sagesse qui en résulte est négative : il ne s'agit pas du bonheur mais de la simple capacité à ne pas souffrir. De l'apaisement – on ne sent ni les piqûres ni le froid –
plus que du bonheur .


Taram 24/11/2009 00:10


Pouuuuf ! alors là, je suis dépassé par Monsieur Schopenhauer himself....
Il est temps que je prenne ma retraite