LE POUVOIR EPHEMERE

Publié le par Taram N.L.

Tout pouvoir est relatif et éphémère

L’homo sapiens serait-il l’animal le plus stupide du monde vivant ?




Comment se fait-il que 57 personnes, adultes, intelligentes n’arrivent pas à se mettre d’accord ?

Comment se fait-il que ce petit peuple vivant sur le même rocher, ayant les mêmes joies, les mêmes bonheurs, les mêmes soucis, les mêmes problèmes, n’arrivent pas à se mettre d’accord ?

Comment se fait-il que cette grande famille, ces frères et sœurs, ces cousins et cousines, ayant un passé et un avenir commun, n’arrivent pas à se mettre d’accord ?

Qu’est-ce qui les séparent ?

L’idéologie…..  «  La pensée idéologique est toujours contre quelqu'un. Elle est toujours un instrument de violence. Elle en est imprégnée, empoisonnée. » (Francesco Alberoni)

La gloire…. « La gloire est un vêtement de lumière qui ne s’ajuste bien qu’aux mesures des morts » (Pierre Reverdy)

Le pouvoir….  « Il n’y a pas le pouvoir, il y a l’abus de pouvoir, rien d’autre » (Henry de Montherlant) – «  Aucun honnête homme ne peut éprouver du plaisir à exercer un pouvoir sur ses concitoyens. » (Thomas Jefferson)

L’intérêt…..  « Vous avez fort bien prouvé que l’ignorance, la paresse et le vice peuvent être quelquefois les seules qualités d’un homme d’État ; que les lois sont éclaircies, interprétées et appliquées le mieux du monde par des gens dont les intérêts et la capacité les portent à les corrompre, à les brouiller et à les éluder. » (Jonathan Swift – Les voyage de Gulliver)

Alors, après quoi courent-ils tous ces gens qui ne font que passer brièvement sur cette Terre ?

Aurons-nous la sagesse de réinventer une cérémonie de l’Homme Oiseau ? 
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Publié dans Politique

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W
<br /> J'ai lu ce livre quand il est sorti en français vers 1998. Depuis je l'ai racheté 3 fois car on me le pique, enfin on ne me le rend jamais quand je le prête, il est difficile à lire pour moi, c'est<br /> page après page surtout pour sa première partie. Chaque page est à digérer.<br /> <br /> Je suis bien incapable de répondre à ta question. Disons que je suis tombé dessus lors des balbutiements d'internet dans un article d'un gars que je n'aime pas : Guy Millière (un bon gros<br /> néoconservateur).<br /> Ce livre m'a poussé à réfléchir dans les limites de mon ignorance, je crois que je n'avais jamais ouvert un livre de philo de ma vie jusque là.<br /> <br /> Le commentaire que tu as lu est erroné à mon sens. Ce n'est pas le capitalisme mais le libéralisme que l'on en "déduit" comme meilleure gestion de l'envie dans la société. Meilleure gestion étant<br /> entendu que cela signifie moyen de limiter au maximum la négation des droits humains "naturels" et la liberté.<br /> <br /> Mon plongeon dans le libéralisme s'est opéré ici, en lisant à la bibliothèque de Toata: Histoire de la Monnaie de Salin qui ma poussé à acheter son livre : Libéralisme.<br /> Le capitalisme s'exprime pleinement dans une société libérale mais n'en est en rien spécifique et le libéralisme peut vivre sans capitalisme.<br /> Salin donne cette définition d'un libéral que je fais mienne: Un libéral est un anarchiste qui défend la propriété privée.<br /> <br /> <br />
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H
<br /> Wakrap et Taram,<br /> Vous avez bien décrit mon grand vizir préféré Iznogoud : Envie de pouvoir ! <br /> <br /> <br />
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W
<br /> http://www.amazon.fr/LEnvie-Une-histoire-du-mal/dp/2251440720/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1259098466&sr=8-1<br /> <br /> <br />
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T
<br /> Wakrap,<br /> Je viens de lire le commentaire de JY sur le bouquin "L'Envie : une histoire du mal"....<br /> Hum ! "... l'auteur vous fera adorer, MALGRE LUI, le capitalisme plus VIABLE que tout autre régime à long terme ".... c'est ce bouquin qui t'as influencé ? <br /> <br /> <br />
W
<br /> Bonjour,<br /> <br /> Je crois que le principal moteur est l'Envie, au sens religieux du terme, en tant que pêcher capital.<br /> Cette Envie est destructrice, elle consiste à détruire l'autre pour ce qu'il est.<br /> Les règles de vie en société (politesse ...) sont naturellement apparue pour la canaliser. Une autre canalisation, artificielle et non "naturelle", est le socialisme qui tente de gommer les<br /> différences.<br /> Le pouvoir lui donne un nouveau support d'expression et élimine la distance naturellement crée (évoquée par kaotik)<br /> Celui qui a le pouvoir peut piquer mais seul, il ne subit plus les piquants de l'autre, il a le pouvoir!<br /> <br /> Pour terminer, la corruption n'existe que s'il y a pouvoir. Sans pouvoir, elle n'existe tout simplement pas, elle n'a plus de matière pour s'exercer.<br /> <br /> Je ne vois pas la souffrance comme vérité de la condition humaine. Je vois plutôt l'ignorance comme vérité de la condition humaine et la quète de savoir comme son moteur.<br /> <br /> <br />
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T
<br /> Ia ora na Wakrap,<br /> Je n'avais pas pensé à l'Envie... j'ai foncé voir wikipedia :"L'envie est un désir qui échappe à la raison. Par opposition, le désir raisonné se nomme la volonté." C'est à dire le subconscient qui influerait sur le comportement ?<br /> Peut-être l'Envie de Pouvoir, ce qui rejoint ma question "Le Pouvoir ?"<br /> <br /> <br />
C
<br /> <br /> Bonjour Taram,<br /> <br /> <br /> Les questions que tu poses sont<br /> intéressantes, mais il en manque une :<br /> <br /> <br /> Quelle est la responsabilité de la<br /> France concernant la situation actuelle ?<br /> <br /> <br />     Voilà un pays,<br /> la France, qui s'accapare d'un autre pays la Polynésie, qui l'exploite comme elle a fait pour toutes les autres colonies.<br /> <br /> <br />     En premier ce<br /> peuple polynésien doit digérer la présence européenne. En second un afflux de chinois pour des intérêts économiques étrangers au pays doit être supporté, enfin  quand la communauté chinoise<br /> est assimilée non sans problèmes et heureusement d'une finalité heureuse, on impose les essais nucléaires.<br /> <br /> <br />     On repart dans<br /> les problèmes.  On déstabilise économiquement et socialement notre fenua.<br /> <br /> <br />     On taille un<br /> statut sur mesure pour ceux qui ont si bien défendu les intérêts du nucléaire donc français. A ce moment là les fidèles à la France  se goinfrant à qui mieux-mieux en faisant fi de la plus<br /> élémentaire honnêteté. La justice française ferme les yeux, pas touche. Aux environs de  2004 par miracle cette même justice ouvre les yeux, opération mains propres ? Que de preuves ont<br /> disparues en 24 ans ! ! ! <br /> <br /> <br />     La France <br /> taille à ses fidèles en 2004 un nouveau statut qui devait leur donner la pérennité totale de leur pouvoir sur le pays. Manque de chance pour la puissance coloniale l'arroseur est arrosé.<br /> <br /> <br />      Pourquoi<br /> puissance coloniale ? La France fait ce qu'elle veut, comme elle veut et quand elle veut.<br /> <br /> <br />      Elle<br /> modifie le statut comme bon lui semble, en général pour remettre ses protégés en place. Enfin de compte nous nous sommes retrouvés avec un statut qui a créé l'instabilité totale du pays.<br /> <br /> <br />        Et tout<br /> ce qui se passe en Polynésie serait de la seule faute des Polynésiens.<br /> <br /> <br />        A<br /> d'autres ! ! !<br /> <br /> <br />      Sûr que<br /> beaucoup d'élus polynésiens qui se conduisent en voyous, corrupteurs et corrompus, doivent être mis dans le même sac.<br /> <br /> <br />      Il faut<br /> aussi des corrupteurs pour qu'il y ait des corrompus.<br /> <br /> <br />      Pour<br /> corrompre il faut en avoir les moyens.<br /> <br /> <br />      No<br /> comment.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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K
<br /> J'ai pas fini... <br /> Tu écris "Alors, après quoi courent-ils tous ces gens qui ne font que passer brièvement sur cette Terre ?"Tout vouloir procède d'un besoin, d'un manque, donc d'une souffrance.<br /> Chaque désir satisfait fait place à un nouveau désir, « le premier est une méprise reconnue, le second est une méprise non encore reconnue ». Tant que la conscience est soumise à la volonté, nous<br /> sommes livrés à l'impulsion du désir, sans bonheur ni repos. La souffrance est la vérité de la condition humaine.<br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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K
<br /> Ia orana taram,<br /> <br /> tu écris "Qu’est-ce qui les séparent ?"<br /> L'hiver, les porcs-épics sont ballottés entre deux souffrances. Ou bien ils ­restent éloignés les uns des autres, et ils souffrent du froid. Ou bien ils se ­serrent les uns contre les autres<br /> pour se tenir chaud, mais alors leurs piquants s'enfoncent dans leurs chairs. Ils cherchent alors une situation intermédiaire acceptable, entre la solitude glacée et la proximité<br /> mordante.<br />  Avec cette fable, Arthur ­Schopenhauer (1788-1860) résume sous une forme simple un des aspects importants de sa ­pensée.<br /> Comme les porcs-épics en hiver, les ­hommes sont selon lui poussés les uns vers les autres par « le besoin de société, né du vide et de la monotonie de leur propre intérieur […], mais leurs<br /> nombreuses qualités repoussantes et leurs insupportables défauts les dispersent de nouveau.<br />  La distance moyenne qu'ils finissent par découvrir et à laquelle la vie en commun devient possible, c'est la politesse et les bonnes manières ».<br /> <br /> Pour Arthur Schopenhauer, cet exemple ­illustre l'idée, fréquente dans son oeuvre, que la vie « oscille comme un pendule, de droite à gauche, entre la souffrance et l'ennui » ; il en va de même<br /> dans l'amour, où l'un, qui voudrait se rapprocher, souffre, et l'autre, indifférent, s'ennuie. Chacun de nous hésite nécessairement entre ces deux misères. D'un côté, la solitude dans laquelle<br /> l'homme, animal social, se morfond. De l'autre, le jeu social, dans lequel ce que Schopenhauer appelle le « vouloir-vivre » nous pousse, afin de satisfaire nos désirs, mais où on ne trouve guère à<br /> s'épanouir. Dans un monde qui est le « plus mauvais des mondes pos­sibles », les peines l'emportent sur les joies. La vie sociale multiplie les désirs, donc les frustrations.<br /> La souffrance est redoublée par la conscience que la « volonté », non seulement nous soumet, mais est sans raison d'être.<br /> Nous agissons sans vraiment savoir pourquoi, obéissant à un instinct jamais pensé. L'absurde devient tragique : non seulement il n'y a de fondement à rien, mais nous faisons comme s'il y en<br /> avait un. La vie en société nous oblige à prendre au sérieux un jeu absurde et pénible.<br /> Sommes-nous condamnés à la froide solitude, aux illusions sociales ou à la médiocre « politesse » ?<br />  Non, car il existe une alternative donnée par la fin de la parabole :<br />  « Celui qui possède en propre une grande dose de chaleur intérieure, préfère s'éloigner de la société, pour ne pas causer de désagréments, ni en subir. »<br /> Préférer la solitude donc, mais à la condition de neutraliser sa volonté, de nier son vouloir-vivre et son individualité.<br /> Seules la philosophie et la contemplation esthétique permettent de comprendre la vanité de l'existence.<br />  Elles libèrent des instincts grégaires, des désirs vains et jamais satisfaits.<br />  Cependant, la sagesse qui en résulte est négative : il ne s'agit pas du bonheur mais de la simple capacité à ne pas souffrir. De l'apaisement – on ne sent ni les piqûres ni le froid –<br /> plus que du bonheur .<br /> <br /> <br />
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T
<br /> Pouuuuf ! alors là, je suis dépassé par Monsieur Schopenhauer himself....<br /> Il est temps que je prenne ma retraite <br /> <br /> <br />