LE TEMPS DES PROMESSES (3)

Publié le par N.L. Taram

Ils se souviennent de nous tous les cinq ans…

Têtelettresitethaut 

 

 

  

  

  

  

  

 

LE TEMPS DES PROMESSES

 

Voici venir le temps des promesses électorales :

Après le candidat Sarkozy qui accorde quelques « petites avancées » sur la loi Morin (Hao et Tahiti sont compris à 100% dans les zones concernées et rajout de trois maladies) et qui nous promets de dépoussiérer le dossier Pouvana a Opaa, de financer 3500 contrats de chantiers de développement (corvéables temporaires à demi-salaire) et de travailler avec les Polynésiens à la définition d’un « projet de développement économique et social » sur les 10 ou 15 prochaines années (il aurait pu y penser 5 ans plus tôt).

Voilà pas plus tard que mercredi dernier, la candidate Le Pen qui veut relancer par des mesures d’incitation les secteurs de la pêche, de l'agriculture, de l'aquaculture et du tourisme (çà, on connaît, nous avons déjà donné…) et mettre en place le dispositif du RSA en Polynésie Française sur la base de 80.000 cfp par personne. Sait-elle combien il y a d’inactifs en Polynésie ? Qui va financer ce dispositif ? 13.000 chômeurs, 40.000 inactifs (recensement 2007), faites le calcul : 51 milliards cfp/an… Une aubaine, plus la peine de faire du coprah, planter des taros ou aller à la pêche (un couple = 160.000 cfp/mois).

Hier, c’était au tour le candidat Bayrou, plus sérieux, qui propose de travailler ensemble en mettant de côté « idéologie et antagonisme pour se concentrer sur la création de richesses ». Il souhaite une reconduction du Contrat de projet Etat-Pays, la création à Tahiti d’un tribunal foncier, un élargissement de la continuité territoriale, l’océanisation des cadres, la transparence sur … les conséquences des essais nucléaires. Des souhaits mais pas un mot sur les moyens, est-ce utopique ?

Enfin, le candidat Hollande qui, à ce jour, n’a rien promis. Au moins, lui ne nous décevra pas. Mais justement n’a-t-il pas raison ? Pourquoi devons-nous continuer à tendre la main, à mendier ? Allons-nous voter en fonction de ce qui nous sera promis par tel ou tel candidat ? Non, c’est à nous de proposer, de nous organiser, de décider et de créer des richesses.

IA MANA TE NUNAA, fidèle à ses convictions socialistes depuis sa création en 1975, demande à ses adhérents et sympathisants de voter pour le candidat du Parti Socialiste.

Le secrétaire général                                          Papeete, le 24 février 2012

de Ia Mana Te Nunaa

Joël TEIPOARII 

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SymboleJ’ai reçu quelques précisions de Bruno Barrillot  concernant les « petites avancées » sur la loi Morin :

Ia ora na
Grande précision sur les "petites avancées" de la loi Morin : l'élargissement à toute l'île de Tahiti ne concerne que la période allant du 19 juillet au 31 décembre 1974 si on lit bien le texte du nouveau décret. Nous savons tous que les 46 essais aériens ont provoqué 200 retombées radioactives sur les îles et atolls habités de la Polynésie (source : Ministère de la défense, "La dimension radiologique des essais nucléaires français en Polynésie"). De nombreux médias sont tombés dans le panneau de la propagande de Sarkozy et de Longuet pour camoufler la réalité de l'élargissement... une "minuscule avancée" !
Avec mes amitiés
Bruno Barrillot

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Le communiqué de Ia Mana Te Nunaa a « oublié » un candidat qui pourrait créer la différence.

Petit rappel >>>> RÉPONSE A JEAN-LUC MÉLENCHON     

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/12/30/de-ma-vie-et-des-outre-mers/

MélenchonQue pensez-vous de la démarche d’Oscar Témaru qui veut réinscrire la Polynésie sur la liste de l’ONU des pays à décoloniser ?

« C’est une erreur de perspective. Mettre en cause le modèle institutionnel sans mettre en cause le modèle du capitalisme financier de notre époque me paraît très mal ajusté. S’il y a une économie atrophiée et des abus et des excès de prédation de toutes sortes, je ne crois pas qu’on fasse avancer le combat pour l’émancipation en le prenant par le bout institutionnel qu’a choisi Oscar Témaru. Le nationalisme contourne la question du partage des richesses et celle du modèle économique que l’on défend. »

Publié dans Politique

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