LES MEDIAS

Publié le par N.L. Taram

« Garder l'attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » (extrait de "Comprendre le pouvoir", Noam Chomsky).

 

« Le premier coup que les princes portent à la liberté, n'est pas de violer avec audace les lois, mais de les faire oublier. Pour enchaîner les peuples, on commence par les endormir. » (extrait de « Du pouvoir du temps », Jean-paul Marat).

 

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Les-Poubelles-26-09-09

 

Le billet d’ Opahi Buillard…

La bulle médiatique

Un peu plus d’objectivité, et moins de politique fiction. C’est ce qui manque aux quotidiens locaux pour qu’enfin, ils apportent leur pierre au redressement économique et surtout social du pays. Construire et non détruire, c’est le message que je voudrais leur faire passer. Comment s’imaginent-ils pouvoir être pris au sérieux avec des gros titres du genre « A l’outre mer on préfère le budget GTS » ou encore «  ces enfances qu’on assassine » pour ne citer que les titres publiés hier. A les lire, on se croirait en pleine jungle amazonienne où règnent la corruption, le viol, la prostitution et les cartels de la drogue. Ils pourront toujours nous répondre, qu’ils se doivent de dénoncer tous ces actes ignobles. Mais à y regarder d’un peu plus près, ce matraquage médiatique  s’apparente plus à un bourrage de crane, qui pousse certains à qualifier nos quotidiens de « torchons ».

crieurjourneaux.gifUne  question me revient régulièrement à l’esprit : À qui cela profite-t-il ? Pour les politiques - toute tendance confondue - la réponse se résume en un mot : La France. Nos deux quotidiens appartiennent au groupe Hersant proche de Sarkozy. Mais les choses sont-elles aussi simple que cela ? J’en doutais jusqu’à ce qu’un ami anthropologue me fasse part de son inquiétude au regard de « l’étrange complémentarité » qui caractérise la presse quotidienne locale. Son constat est le suivant : la Dépêche de Tahiti et les Nouvelles de Tahiti tiennent un seul même discours bien que traitant de sujets différents.  Il analyse cette situation comme une nouvelle forme de colonialisme. Un colonialisme intellectuel qu’il pense étroitement lié à l’origine sociale de la majorité de ces rédacteurs : des occidentaux (ou  popaa pour les taata Tahiti), des missionnaires des temps modernes, des donneurs de leçon, juge et partie plus que des témoins éveillés de la société qui les entoure, parfois frustrés de ne pas réussir à intégrer le cercle fermé des politiques et de la société qui les fascine tant.

En l’écoutant parler, une idée me traversa l’esprit : qu’advient-il lorsque deux bulles se rencontrent ?

Opahi BUILLARDWeb Icons

 

Heureusement qu’il existe maintenant internet pour se rattraper…

Enfin tant que la liberté d’expression sera permise sur internet….

« Internet : un immense dépotoir, mais on peut y trouver des perles avec beaucoup de patience »

 

Facebook ! Facebook ! Facebook ! morne plaine !
Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine
,
Dans ton cirque de nets, de mails, de complexés,
La pâle lueur mêlait les sombres nullités.

(mauvais plagiat de Victor Hugo)

 

Publié dans Société

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christian Penilla y Perella 15/07/2011 03:17



Taram


 


Il y a des vérirés qui blessent.



christian Penilla y Perella 15/07/2011 01:06



Taram


 


Cela serait bien que Opahi Buillard intervienne sur ton blog. Je constate qu'il a beaucoup de choses à nous apporter.


Nous avons besoin de ceux qui n'ont pas peur de donner des coups de pied dans la fourmilière même au risque de se faire piquer.



N.L. Taram 15/07/2011 01:30



Christian,


Je pense qu'il lira ton commentaire....


Pour ma part, je crois bien avoir été "piqué" sur un autre forum ????



christian Penilla y Perella 15/07/2011 01:01



Taram


 


Pour notre famille le mot patrie est un mot " curieux". nos origines sont tellement diverses que l'on est à la fois nulle part " chez nous" et en même temps partout "chez nous".


Etre citoyen du mondes est plus que jamais d'actualitésurtout depuis que les premiers  astronautes américains on pris des photos de la planète bleu, notre terre bien seule dans un
cosmos glacé.


La terre est devenue un grand village n'en déplaise encore à beaucoup.


Ils ont l'air malins en brandissant leurs drapeaux en chef de tribu.



N.L. Taram 15/07/2011 01:06



Christian,


merci, je retiens ta dernière phrase "... brandissant leurs drapeaux en chef de tribu". je la ressortirai à bon escient.



christian Penilla y Perella 14/07/2011 23:18



Bonjour tout le monde.


 


Ce problème a toujours existé en Polynésie. Un colonialismes des esprits venant  de l'extérieur  et un colonialisme  de la caste dominante qui s'appuie sur le colonialisme
venant de l'extérieur quand cela les arrange.


 On le voit trés bien pour une chose qui semble bénigne, c'est l'usage des prénoms dans la caste dominante. Les périodes où on les cache et les périodes où en les mets en avant. Il
en est de même pour ses aïeux, la période où on les cachait et la période où on des déterre, où l'on exibe ses " tupuna" , ses ancètres. Tout cela fait partie de la partie la plus visible de la
manipulation du peuple. Pour l'asservir plus facilement, en douceur.


Rien que de dire "mère patrie" en parlant de la France est la plus grande preuve de cette aliénation mentale  de beaucoup de polynésiens. On peut respecter un pays sans
y perdre son âme. 



N.L. Taram 14/07/2011 23:40



Bonjour Christian,


"Mère patrie"


Le terme patrie m'a toujours fait rire, d'ailleurs je l'ai banni de mon vocabulaire. Je suis un citoyen du monde....


"Le mot patrie a été inventé par les riches pour envoyer les pauvres au casse-pipe"  (adaption personnelle d'une citation de Charles Peguy)