NOSTALGIE

Publié le par N.L. Taram

Suite à l’article sur le « Ukulele », j’ai reçu, outre les commentaires, quelques courriers personnels d’internautes qui ont apprécié cette musique… ou qui ont la nostalgie d’une époque.

Il était temps que l’on fasse quelque chose pour cette spécificité polynésienne connue dans le monde entier.

Et voici, un bel exemple de message d’amour de mon ami Gérard JOYON :

(Additif du 15/06/2014 : le lien de l'article "UKULELE" >>>

http://www.tehoanotenunaa.com/article-ukulele-75654579.html )

 

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GG 2011Merci Pierre d'avoir remis ce sujet sur cet instrument.

 

 

Je ne sais pas pourquoi, mais quand je l’écoute, ce petit truc et ses cordes nylon,

J’ai les larmes aux yeux et la gorge serrée.

Pourquoi ? Je ne saurai l'expliquer.

A la fois cette beauté des îles, mais aussi cette solitude que je ressentais.

En effet, à part pour les patrouilles Légion, je n'allais pas dans les bars et autres LAFAYETTE.

Je ne fréquentais que l'océan ses vagues, ses nuits, ses tempêtes.

Et puis, j'allais voir « la misère » de la FAUTAUA.

Que les gens étaient beaux! TAMARII!

Gamins magnifiques,tamari10

Le tour des lèvres un peu noir, et dégoulinant d'avocats et mangues.

Rivière de pauvreté mais si riche d'amour.

Beaucoup de "cons" allaient là bas pour... profiter....

Ce n'était pas mon cas.

D'ailleurs, à ce sujet on se foutait un peu de moi , de cette façon de venir là, dans ces fare, sans y chercher de vahine.

Mais c'était une moquerie « Paumotu », donc je la prenais bien,

En pensant tout de même, tristement .dommage, c'est vrai.

Mais qu'y faire.

 

 

GG 1970Si je n'avais pas été marié, je serai peut être resté plus longtemps sur cette île.

Voire très longtemps.....

Magique beauté de Dame Nature.

Puissance de la mer.

Et..,

Trop de belles créatures...............

Mais cruelle abstinence (comme beaucoup de copains d'ailleurs)

 

 

Ton sujet, TARAM, m'a permis de repartir à la recherche de paroles d'autres chansons.

Ainsi, je révise avec ce qui me reste de « reo maohi ».

Cette langue que j'aimais et que j'aime, ce jour encore.

Et qui me sert quelquefois de "code" dans mes notes et autres écrits. 

Merci PIERRE ou TARAM, c'est comme tu veux.

Mais, si même je n'écris pas souvent sur ce blog,

Sans blaguer, PIERRE,

Il ne passe point de semaine où je ne le lise.

 

Tiens, un secret! 

Je le fais voyager, aussi, ailleurs!

Sur la terre Gauloise, les vallées Helvètes, les canaux du pays de REMBRANDT.

Afin de faire partager un peu des alizés et des odeurs inoubliables du FENUA.

 

Louise 

 

 

Pu... c'est c…

Mais même là, j'ai les yeux qui se brouillent quand je frappe sur ce clavier.

Même si je n'ai « cueilli » là bas, chez toi, que des coquillages, et des bouquets de coraux.

Et que seuls, les vagues et les alizés m'ont caressé.

Quand même,.........................................................

Je dis : toi pays lointain, mais proche dans ma mémoire et mon cœur,

FENUA je t'aime !

Et ce jour,

Je veux garder dans les yeux, le TAHITI d’il y a 35 ans.

Car même les îles, comme leurs fleurs,........ se fanent.

 

Nana, hoa.

Gérard

Publié dans Souvenirs

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christian Penilla y Perella 09/06/2011 03:31



Gérard


 


La vérité ne vient que du coeur.


..................................................................................................................


Mon père est d'origine européenns, ma mère est polynésienne. Il a découvert la Polynésie en 1929, il s'y est marié en 1933. Je suis né l'année suivante. Comme tout enfant de
militaire nous l'avons suivi suivant ses affectations. Aprés  la guerre il est revenu en Polynésie et n'a jamais désiré prendre ses congés administratifs en France comme il y avait droit. Il
a fait une deuxième carrière. Il avait tiré un trait sur l'Europe. Il avait trouvé une qualité de vie qu'il ne voulait plus quitter. Il a fait son nid en terre polynésienne. Il nous a quitté à
l'âge de cent ans passés. Les popaa en général vivent vieux en Polynésie. Il disait avoir trouvé une sérénité qu'il n'avait pas connue ailleurs. Entre sa belle famille qui était devenue sa
nouvelle famille, ses amis popaa et ses amis tahitiens il se sentait comblé. Il a toujours vécu simplement et discrètement.


Ainsi va la vie.


Je comprend trés bien votre nostalgie.


Malheureusement  notre pays évolue, pas toujours en bien.



Guy DELORME 09/06/2011 03:11



Pierre,


J'ai moi aussi été touché par les lignes de Gérard qui, à contre-courant des Tartarins grands culbuteurs de Vahine qui "ont fait le Pacifique", comme nos Grands Pères avaient fait La Marne ou
Verdun, nous livre la confession, toute de pudeur mélancolique, d'un jeune homme sensible, peut-être un peu timide et réservé, qui devait sans doute faire "tache" au milieu de bidasses
gonflés à la testostérone en quête de rut tropical. C'est avec une grande délicatesse qu'il exprime son profond sentiment de solitude et de regret d'une cueillette...inachevée qui,
aujourd'hui encore lui mouille le regard. GD



N.L. Taram 09/06/2011 05:39



Enfin Guy !!!
"Tartarins grands culbuteurs de Vahine" ou "bidasses gonflés à la
testostérone en quête de rut tropical"
C'est pour moi que tu dis cela ?
Je plaisante...
En fait, c'est plutôt moi qui me faisait culbuter.
Quant à la quête de rut tropical, je suis plutôt "fleur bleue",
la preuve, j'ai la même depuis mai 1965 (après de nombreux essais, bien
sur),
quoique.....