PAUL GAUGUIN

Publié le par N.L. Taram

paul gauguin autoportrait

Autoportrait

Le 7 juin 1848 
Naissance de Paul Gauguin à Paris

Paul Gauguin (7 juin 1848 - 9 mai 1903) est un peintre post-impressionniste.
Son
œuvre est très largement considérée comme celle d'un peintre français majeur du 19ème siècle.
 

paul gauguin les bretonnes

 

La danse des quatre bretonnes

 

 

Paul Gauguin rencontre Van Gogh et ils vivent ensemble à Arles, dans le sud de la France, passant leur temps à peindre. Les deux amis sont très sensibles, connaissent des moments de dépression et Gauguin, comme Van Gogh, tentera de se suicider plus tard. Leur cohabitation tourne mal et se termine sur le fameux épisode de l'oreille coupée de Van Gogh.

Gauguin ahaoefeii

Paul Gauguin écrivait en novembre 1895 à son homme d'affaires et grand ami, Daniel de Monfreid : "Toutes les nuits des gamines endiablées envahissent mon lit, j'en avais trois hier pour fonctionner. Je vais cesser cette vie de patachon pour prendre une femme sérieuse, et travailler d'arrache-pied, d'autant plus que je me sens en verve, et je crois que je vais faire des meilleurs travaux qu'autrefois." Pahura, treize ans et demi, devint sa nouvelle compagne.

 

 

gaug lady

 

."Elle est bien subtile, très savante dans sa naïveté, l'Ève tahitienne. L'énigme réfugiée au fond de leurs yeux d'enfants me reste incommunicable. Ce n'est plus là une petite Rarahu, jolie, écoutant une jolie romance de Pierre Loti jouant de la guitare. C'est l'Ève après le péché, pouvant encore marcher nue sans impudeur, conservant toute sa beauté animale comme au premier jour. La maternité ne saurait la déformer tant ses flancs restent solides : les pieds de quadrumane ! Soit. Comme l'Ève, le corps est resté animal. Mais la tête a progressé avec l'évolution, la pensée a développé la subtilité, l'amour a imprimé le sourire ironique sur ses lèvres, et, naïvement, elle cherche dans sa mémoire le pourquoi des temps passés, des temps d'aujourd'hui. Énigmatiquement, elle vous regarde. (…) La femme maorie ne saurait être fagotée et ridicule; c'est qu'il y a en elle ce sens du beau décoratif que j'admire dans l'art marquisien après l'avoir étudié. Puis ne serait-ce que cela? N'est-ce donc rien qu'une jolie bouche qui, au sourire, laisse voir d'aussi belles dents ?... Et ce joli sein au bouton doré si rebelle au corset ? Ce qui distingue la femme maorie d'entre toutes les femmes et qui souvent la fait confondre avec l'homme, ce sont les proportions du corps. Une Diane chasseresse qui aurait les épaules larges et le bassin étroit... Chez la Maori, la jambe depuis la hanche jusqu'au pied donne une jolie ligne droite. La cuisse est très forte, mais non dans la largeur, ce qui la rend très ronde et évite cet écart qui a fait donner pour quelques-unes dans nos pays la comparaison avec une paire de pincettes. Leur peau est jaune doré, c'est entendu, et c'est vilain pour quelques-uns, mais tout le reste, surtout quand il est nu, est-ce donc si vilain que cela? Et ça se donne pour presque rien"

Publié dans Arts, Paul Gauguin

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