PRÊT OU PLACEMENT

Publié le par N.L. Taram

(code recherche : SOCCPS)

Opahi Buillard vient de me faire parvenir un texte concernant le projet d’emprunt du Pays auprès de la CPS (Caisse de Prévoyance Sociale). Personnellement, je suis contre pour deux raisons :

1/ La CPS (service Retraite) n’a pas pour vocation de prêter de l’argent à cours ou moyen terme mais plutôt d’effectuer des placements qui rapportent, par exemple achat d’un immeuble. De plus ce prêt se ferait au profit du Pays (Finances publiques), Pays qui a la tutelle de la CPS ce qui me parait incompatible.

2/ Le Pays ayant des difficultés pour équilibrer son budget (recettes réalisées inférieures aux dépenses prévues dont certaines obligatoires) ne doit pas emprunter mais reporter certaines dépenses non obligatoires, améliorer les recettes fiscales et réduire les dépenses obligatoires pour les exercices suivants en évitant de diminuer le pouvoir d’achat des tranches basses ou moyennes des revenus.

Par contre, je ne suis pas du même avis qu’Emile Vernier qui se plaint dans un communiqué que « ce sont toujours les mêmes qui sont au CA de notre CPS ». Mr Vernier a-t-il oublié que les délégués sont élus de façon démocratique, qu’ils désignent démocratiquement leurs représentants au CA de la CPS ? Seul point gênant, parmi les 14 employeurs, il y a 4 représentants du pouvoir (1 ministre de la protection sociale, 1 ministre de la santé, 1 de l’assemblée, 1 des maires) ; Dans le cas d’un vote en faveur du prêt cela pourrait être un délit de « prise illégale d’intérêt » de leur part.

Ci-dessous, le texte d’Opahi Buillard…

 

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Haro sur la CPS

 

CPS sigleL’AFD trainant des pieds,  le pays se tourne vers les siens pour renflouer ses caisses. Des caisses vides. Il est là le fond du problème. L’Etat le sait, le pays aussi. Mais aucun ne l’avoue. L’Etat ne reconnaitra jamais le chantage qu’il fait au pays.  Vous imaginez le haussaire : «  Temaru il nous casse les pieds avec sa demande de réinscription. Il veut jouer solo, qu’il aille voir ses cousins du pacifique pour lui prêter son pognon pour financer sa restructuration ». Et Pierre Frébault pour le pays : «  Ya plus un rond. Tous les fonds de tiroirs ont été raclés. Je ne sais pas si vos salaires seront payés dans les mois qui arrivent ». Des incapables ! reprendraient en cœur les autonomistes rêvant de récupérer « leur pouvoir » à tout prix.

Les 5 milliards pour l’investissement, ils vont dans la même caisse que l’argent qui finance le fonctionnement. C’est pourquoi Ronald Terorotua demande des garanties sur l’utilisation de ces fonds.  Car si les caisses sont vides, ces 5 milliards serviront à payer en priorité les salaires et les emprunts du pays. Si les investissements attendent, il n’y a donc pas urgence à prêter cet argent.

La crise oblige le ministre de l’économie à relancer la machine avec moins d’argent.  La croissance n’étant envisageable qu’à moyen terme (2 ou 3 ans), l’urgence pour lui est de réduire les dépenses, et de faire appel à l’emprunt pour financer la relance. Normal à un détail près. L’Etat a décidé de nous mettre les bâtons dans les roues. Une stratégie qui ne date pas d’hier, mais du lendemain des élections de 2004 avec comme principal objectif l’élimination des indépendantistes.

Où en sommes-nous sept ans après ? Les indépendantistes sont au pouvoir. Le pays gagne moins, il doit donc dépenser moins. C’est là qu’apparaît le rapport Bolliet et ses obligations qu’impose aujourd’hui l’Etat au Pays. Une première depuis le statut de 1984 dans les relations bilatérales. Flashback au temps des gouverneurs, où ces hauts fonctionnaires de l’Administration se comportaient en roitelets des mers du Sud.

Et pourtant toute la société bien pensante a trouvé cela normal. C’est un peu comme si un commissaire européen (haut fonctionnaire européen) obligeait  l’Etat à restructurer son administration au regard du surendettement abyssal de la France : 1 646 milliards d’euros au 31 mars 2011. Je vous laisse faire la conversion en fcp. Inimaginable vous en conviendrez.

La dette de la France pèse donc aujourd’hui plus de 3 millions par habitants. On fait pitié avec nos malheureux 340 000 F par habitant. Sur les trois premiers mois de l’année la dette s’est accrue de 55 milliards d’euros : plus de 100 000 francs par habitant en 90 jours ! Et pourtant cela n’empêche pas la France d’être notée AAA.

Pourquoi cette différence ? Tout simplement parce que les critères des agences de notation sont différents celons qu’elles notent un Etat, une société, ou tout simplement une collectivité territoriale (commune, département, Polynésie Française).

Pour résumer, alors que la France fait parti des meilleurs de la classe avec une dette par habitant dix fois supérieure à la notre, nous en sommes les cancres. Vous y comprenez quelques choses vous ? Moi non.

Opahi BUILLARD

 

Vous êtes retraité, à lire :

http://www.cps.pf/espace-assure/droits-et-demarches/par-situation-personnelle/vous-etes-retraite

 

Publié dans Economie PF, Société

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Christian Penilla y Perella 28/09/2011 06:15



Il y a quand même une grande différence entre la France et la Polynésie au niveau de la dette par habitant.


La France a une économie flageolante et nous, nous n'avons pas d'économie.


Une économie de comptoir n'est pas une économie.


 


Pour que nous ayons une économie il faudra faire de nombreux sacrifices. Vivre comme avant l'arrivée du CEA/CEP pour commencer.


Encore ce n'est que le début , cela sera du avant CEA/CEP en serrant la ceinture.


Il est profondément malhonnète de le cacher. Cela est la première étape. En suite il faudra travailler dur, dix, vingt ans pour commencer à être à l'aise


Pour commencer à vivre dignement.


Pour cela en premier il faudra se débarasser des parasites .


 Tu peux bien nourrir ton chien mais s'il est bouffé par les puces, il crève.