PROPRIÉTÉ RURALE

Publié le par N.L. Taram

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Bilan 2010 de l’emploi

 

Effectifs salariés : 1 500 postes en moins

L’agriculture augmente ses effectifs de 86 postes grâce aux activités de pêche, aquaculture (+133 postes) tandis que les autres activités agricoles perdent 47 postes.

(Extraits de « Points forts de la Polynésie française » n°8/2011)

 

Nous avons encore un long chemin difficile à parcourir avant d’arriver à la « Sécurité alimentaire » 

Voir >>> AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE QU’ILS DISAIENT !!

 

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Un peu d’Histoire :

 

Paysannerie dans la Révolution française

 

Extraits d’un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Paysannerie_dans_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise

 

 

 Paysans Le Nain

 

La définition de la paysannerie est, au XVIIIe siècle, encore assez floue. Le paysan, c’est celui qui vit à la campagne, en milieu rural. Sa condition est aussi caractérisée par une activité : le travail de la terre. Dans la société trifonctionnelle, le paysan fait partie de l’ordre des laboratores. À la fin de l’Ancien Régime, le monde clos de la paysannerie représente plus de 80 % de la population française.

Le XVIIIe siècle n’a pas connu de révolution agricole. Quelques progrès ont été effectués, certes, mais l’agriculture reste dans son immense majorité étriquée, engoncée dans un système seigneurial très pesant et un communautarisme rural. Cependant l’essor démographique de la seconde moitié du siècle ouvre la voie à 1789 et à l’intensification de l’agriculture.

La décennie révolutionnaire, prolongée par l’Empire, joue un rôle décisif pour la paysannerie française. En l’espace d’une génération, les bases de l’organisation sociale des campagnes françaises sont remises en cause. La paysannerie, dont le poids est si lourd dans la société française, ne joue bien évidemment pas un rôle passif dans ce mouvement. Il reste à déterminer le rôle qu’elle a joué dans l’effondrement de l’Ancien Régime et dans la mise en place de la politique révolutionnaire.

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Le monde paysan dans la crise révolutionnaire de 1789

 

La convocation des états généraux apparaît comme une faiblesse de la monarchie : ils ne l'avaient en effet plus été depuis 1614. Pour beaucoup, c’est une occasion à saisir. La paysannerie s’exprime dans deux actes : la rédaction des cahiers de doléances et la Grande Peur.

paysans5vkLes cahiers de doléances

La consultation nationale effectuée en cette occasion est large, voire démocratique : on rassemble une assemblée par communauté d’habitants ou paroisse ; chaque homme de plus de 25 ans et qui paie des impôts en fait partie. À l’échelle supérieure, dans les assemblées de baillage ou de sénéchaussée, les élus ruraux se mêlent aux élus urbains. Au final, le monde paysan est peu représenté dans les élus du Tiers état : un seul député est paysan… Le filtre bourgeois laisse quand même passer la parole paysanne dans les cahiers de doléances, organisés aussi à deux niveaux. Ils témoignent des conditions de vie paysanne, et de l’organisation sociale du monde rural. Il n’y a pas de remise en cause de la monarchie, mais une volonté de mettre fin aux privilèges et aux charges qui pèsent sur le monde paysan.

La Grande Peur

Le second acte du mouvement paysan en 1789, c’est la Grande Peur, du 20 juillet au 6 août. Du 5 mai au 20 juillet, la Révolution était urbaine. La Grande Peur se déclenche après le 14 juillet, dans six foyers des marges du bassin parisien : une rumeur se répand relative à l’arrivée de brigands. Le brigand, c’est la hantise du mendiant poussé sur les chemins, perpétuelle menace pour le rural, et de l’envahisseur contre-révolutionnaire. La rumeur se diffuse, les populations prennent les armes d’abord dans une visée défensive, puis offensive : on pille des châteaux, on s’en prend aux receveurs des dîmes et aux seigneurs.

Pour la bourgeoisie révolutionnaire, à Paris, il faut apaiser d’urgence la révolte agraire, qui peut dégénérer et devenir incontrôlable. L’abolition des privilèges, dans la nuit du 4 au 5 août, est l’occasion de calmer les esprits. La reconstruction peut commencer.

 

L’apport global de la Révolution aux paysans (jusqu’en l’an II)

 

C’est durant les premières années de la Révolution que se font les principaux changements pour la paysannerie : l’abolition des droits féodaux et la « libéralisation » de la propriété. Ces changements sont cependant limités.

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Moe Lot 2011

 

Une nouvelle distribution de la terre

La propriété paysanne est, sous l’Ancien Régime, singulièrement importante. Arthur Young et Tocqueville s’étonnent même qu’elle soit aussi importante, bien plus qu’en Angleterre même. « Vingt ans au moins avant cette révolution, on rencontre des sociétés d'agriculture qui déplorent déjà que le sol se morcelle outre mesure. » Il y a « une immensité de petites propriétés rurales ». Young est frappé par « la grande division du sol parmi les paysans ». Il n’y a cependant pas de grandes propriétés paysannes, ou peu. Elles sont pour l’essentiel de tailles très médiocres, et de plus en plus petites avec la division du sol.

La Révolution apporte deux changements, la vente des biens nationaux et la division des biens communaux.

 

La vente du foncier rural du clergé n’a pas d’autres fins que de résorber le déficit et avantage les riches. C'est une nouvelle cause de discorde entre les paysans et la couche urbaine aisée du tiers état. Les quelques syndicats d’acquéreurs ne changent pas beaucoup les choses. En 1791-1792 la tension monte. La vente des liste des émigrés, en 1792, a une fin plus politique et sociale (on vend plus par petits lots), mais elle ne favorise toujours pas les paysans les plus pauvres. Les décrets du 10 juin 1793, sont à ce titre très important : il y a obligation d’attribuer un arpent de terre à tout détenteur de moins d’un arpent, moyennant une simple rente.

Le problème des communaux, lui, touche plus les paysans. Leur propriété passe à la commune. Leur vente entraîne des conflits intra communaux : les propriétaires aisés veulent inclure les communaux aux terres cultivées ; les paysans plus pauvres veulent les laisser communs, pour y faire paître leurs bêtes. Les constituants, peu au fait de la réalité des campagnes, sont partisans d’une division (décrets de juin 1793).

Ainsi il n’y a pas eu de vraie ouverture de la propriété foncière paysanne. Pour Tocqueville, « l’effet de la Révolution n’a pas été de diviser le sol, mais de le libérer pour un moment ».

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0. Source : Article Paysannerie dans la Révolution française de Wikipédia en français (auteurs)

 

 

Publié dans Histoire

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