ROBESPIERRE (1)

Publié le par Pierre SEBOR

Maximilien Marie Isidore de Robespierre, ou Maximilien Robespierre, est un avocat et un homme politique français, né le 6 mai 1758 à Arras et mort guillotiné le 28 juillet 1794 à Paris, place de la Révolution.

 

Aîné d'une fratrie de cinq enfants, il perd sa mère à l'âge de six ans. Puis son père abandonne ses enfants, et il est pris en charge par son grand-père maternel. Après d'excellentes études au collège d'Arras et au collège Louis-le-Grand de Paris, licencié en droit, il devient avocat et s'inscrit en 1781 au Conseil provincial d'Artois, occupant même un temps la charge de juge au tribunal épiscopal.

 

RobespierreÉlu député du Tiers état aux États généraux de 1789, il devient bientôt l'une des principales figures des « démocrates » à l'Assemblée constituante, défendant l'abolition de l'esclavage et de la peine de mort, le droit de vote des gens de couleur, des juifs ou des comédiens, ainsi que le suffrage univrsel et l'égalité des droits, contre le marc d'argent. Son intransigeance lui vaut bientôt d'être surnommé « l'Incorruptible ». Membre du club des Jacobins dès ses origines, il en est le plus illustre membre et l'une des figures de proue. Après la scission des Feuillants, il contribue à sa réorganisation et lui permet grandement de conserver le soutien de la plupart des sociétés affiliées de province.

 

Opposé à la guerre contre l'Autriche en 1792, il s'oppose à La Fayette et soutient la chute de la royauté. Membre de la commune insurrectionnelle de Paris, il est élu à la Convention nationale, où il siège sur les bancs de la Montagne et s'oppose à la Gironde. Après les journées du 31 mai et du 2 juin 1793, il entre le 27 juillet 1793 au Comité de salut public, où il participe à l'instauration d'un gouvernement révolutionnaire et de la Terreur, dans un contexte de guerre extérieure contre les monarchies coalisées et de guerre civile (insurrections fédéralistes, guerre de Vendée, ...).

 

À la suite de la victoire des comités contre les factions au printemps 1794, il contribue à faire cesser la politique de déchristianisation et fait voter, en qualité de rapporteur, le décret du 18 floréal an II, par lequel « le peuple français reconnaît l’existence de l’être suprême, et l’immortalité de l’âme », et la loi de Prairial, dite de « Grande Terreur ».

 

Attaqué et isolé au sein de la Convention par d'anciens dantonistes et des envoyés en mission rappelés, mais aussi au sein du gouvernement révolutionnaire par le Comité de sûreté générale et des collègues du Comité de salut public, il prend la Convention à témoin de ces dissensions le 8 thermidor an II, mais ne parvient pas à imposer ses vues. Le lendemain, empêché de parler par ses ennemis, alliés pour la circonstance aux modérés de la Plaine, il est arrêté avec son frère Augustin et ses amis Couthon, Saint-Just et Le Bas. La Commune entre alors en insurrection et le fait libérer, mais il perd du temps, et la Convention le met hors-la-loi.

 

Dans la nuit, une colonne armée s'empare de l'hôtel de ville, où il se trouve avec ses partisans, et il est blessé à la mâchoire dans des circonstances incertaines. Après vérification de son identité devant le Tribunal révolutionnaire, il est guillotiné dans l'après-midi du 10 thermidor avec 21 de ses partisans. Sa mort entraîne, dans les mois qui suivent, une « réaction thermidorienne », qui voit le démantèlement du gouvernement révolutionnaire et de la Terreur.

 

L'une des principales figures de la Révolution française, il demeure aussi l'un des personnages les plus controversés de cette période.

 

Maximilien de Robespierre. (2012, octobre 7). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 08:16, octobre 7, 2012 à partir de

http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Maximilien_de_Robespierre&oldid=83821287.

 

Dans Histoire de ma vie, George Sand prend la défense de Robespierre, victime à ses yeux « des calomnies de la réaction ». S'appuyant sur les écrits de Lamartine, elle le juge « le plus humain, le plus ennemi par nature et par conviction des apparentes nécessités de la terreur et du fatal système de la peine de mort », mais aussi « le plus grand homme de la révolution et un des plus grands hommes de l'histoire.

 

 

Extrait de "Histoire de ma vie" de George Sand - Note 1, page 181 et 182

George Sand

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1 - Voici l'effet des calomnies de la réaction. De tous les terroristes, Robespierre fut le plus humain, le plus ennemi par nature et par conviction des apparentes nécessités de la terreur et du fatal système de la peine de mort. Cela est assez prouvé aujourd'hui, el ou ne peut pas récuser à cet égard le témoignage de M. de Lamartine.

La réaction thermidorienne est une des plus lâches que l'histoire ait produites. Cela est encore suffisamment prouvé. A quelques exceptions prés, les thermidoriens n'obéirent à aucune conviction, à aucun cri de la conscience, en immolant Robespierre. La plupart d'entre eux le trouvaient trop faible et trop miséricordieux la veille de sa mort, et le lendemain ils lui attribuèrent leurs propres forfaits pour se rendre populaires.

 

Soyons justes enfin, et ne craignons plus de le dire : Robespierre est le plus grand homme de la révolution et un des plus grands hommes de l'histoire.

Ce n'est pas à dire qu'il n'ait eu des fautes, des erreurs, et par conséquent des crimes à se reprocher ; entraîné sur une pente rapide, il fut au niveau des malheureuses théories du moment, bien que supérieur à tous les hommes qui les appliquaient. Mais dans quelle carrière politique orageuse l'histoire nous montrera-t-elle un seul homme pur de quelque péché mortel contre l'humanité? Sera-ce Richelieu, César, Mahomet, Henri IV, le maréchal de Saxe, Pierre le Grand, Charlemagne, Frédéric le Grand, etc., etc. ? Quel grand ministre, quel grand prince, quel grand capitaine, quel grand législateur n'a commis des actes qui font frémir la nature et qui révoltent la conscience ? Pourquoi donc Robespierre serait-il le bouc émissaire de tous les forfaits qu'engendre ou subit notre malheureuse race dans ses heures de lutte suprême ?

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Source :

http://books.google.fr/books?id=wAhBAAAAcAAJ&printsec=frontcover#v=onepage&q&f=false

 

Publié dans Histoire

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SAINT ETIENNE Claude 09/10/2012 08:19


Fouché fut exilé comme régicide et finit sa vie misérablement en Italie je crois. A cause de douleurs ou selon sa volonté il a été enterré assis.

N.L. Taram 09/10/2012 09:59



Bonjour Claude,


En effet Fouché fut exilé comme régicide en 1816, mais après avoir été ministre sous le directoire, ministre et duc d'Otrante sous Napoléon 1er, ministre sous Louis XVIII, ministre pendant les
100 jours, encore ministre après les 100 jours, finalement éloigné comme ambassadeur à Dresde. Il meurt en exil en 1920 sous la protection de Jérome Bonaparte et est enterré à Ferrières-en-brie
près de son chateau. Il aura servi tous les pouvoirs, comme Talleyrand d'ailleurs...


Ah, l'Histoire de France, quel régal !



SAINT ETIENNE Claude 08/10/2012 11:26


C'est un fait, mais ne mettons pas de côté le fait que les canonades très particulières de Lyon étaient bien le fait de Fouché et de son acolyte dont j'ai oublié le nom mais les ordres étaient
donnés d'en haut, c'est à dire sous la responsabilité de Robespierre qui d'ailleurs celui-ci menacait directement Fouché pour son manque d'implication

SAINT ETIENNE Claude 08/10/2012 11:04


Bien au contraire je me méfie de l'idéologie passéiste de certains qui non seulement blanchissent, effacent ou noircissent à plaisir mais se faisant détournent la vérité selon l'humeur du moment.
Tu te doutes bien sur que j'ai lu la biographie de maximilien et que mon intervention n'a rien du hasard, mais est bien basée sur des faits réellement passés et écoeurants. Il est bon de
savoir que Fouquier quant à lui est a été maintenu au boulot pour dresser les actes d'accusation de ses collègues, travail qu'il a fait sans remords, ce n'est qu'après qu'il fut arrêté et
jugé. Drôle d'époque...


Pour la comprendre il faut lire "ces cinq commissaires qui ont fait la révolution" toutes les affaires y sont, celle du cabaret entre autre. Ces types ne construisaient pas, ils
défonçaient , cassaient et détruisaient, certains tiraient les marrons du feu, Taillerand, Fouché mais ils sont rares. Les autres, pas tous blancs ont été purement éliminés sur ordre de
Robespierre 


Lire "la vendée vengé" ou de Paris Robespierre donnait chaque jour l'ordre de tuer tout le monde, hommes, femmes mais aussi enfants, s'il n'y avait pas de résultat il mutait les commissaires avec
des ordres encore plus précis.


Avec sa revisitation de l'histoire je suppose que Georges SAND n'explique pas toutes ces tueries gratuites de femmes enceinte enbrochée à l'épée, des bâteaux chargés de prêtres que l'on noyaient
au milieu de la rivière, des exposition de cranes blanchis et empilés sur les murs, des filles pendues par les pieds et sabrées en deux, c'est bien Robespierre qui a donné l'ordre d'appliqué la
politique de la terre brûlée non?


Désolé ce sale type n'a rien d'une idole pour moi.

N.L. Taram 08/10/2012 11:17



Je me doutes bien que tu as étudié tous ces cas sujets de litiges. J'ai d'ailleurs tardé d'en parler pour réviser un peu mes cours. Je pense que les écrits varient selon les périodes (nous avons
déjà débattu largement sur Jeanne d'Arc). Robespierre est vraiment un cas d'école, il aurait fallu vivre cette période pour comprendre. Ce que je sais, c'est que les "pires" (Fouché, Barras,
etc...) sont morts de vieillesse après pas mal d'honneurs.



SAINT ETIENNE Claude 08/10/2012 09:29


Bonjour Taram, pas tout à fait d'accord des sa plus tendre enfance c'était un salopard qui cherchait les honneurs et la puissance, volontaire c'est lui enfant qui a lu le poème d'accueil à louis
XVI en visite à ARRAS, député du tiers état (il n'est pas arrivé là par hasard). Il s'est en fait débarrassé de ceux qui étaient ses amis et lui avait servis de tremplin pour parvenir à ses fins.
C'est quand même lui qui a institué la terreur une organisation aussi mafieuse que parano, servant non seulement à l'élimination des traîtres mais aussi  des braves gens dénoncés par leur
voisinage. Qu'ils soient adultes ou même enfants le fait de se défendre ou même de se taire était interprété comme un aveu avec systématiquement la mort au bout. C'était un malade de la pire
espèce qui se sentait menacé en permanence, lui et son frère qui en Bretagne à fait d'énormes ravages en plus d'une fortune(qui ne lui profitera pas).


D'ailleurs je crois que la loi interdisant de porter le nom de Robespierre est encore en vigueur à ce jour.

N.L. Taram 08/10/2012 09:56



Bonjour Claude,


j'attendais avec impatience ton commentaire... Hé, hé !


J'en avais presque terminé avec Marat, donc voilà le début d'une série avec Robespierre. Ensuite, peut-être, Che Guevara. Bon, cela permet des discussions intéressantes.


Enfin, je te rassure, le nom de Robespierre n'est pas interdit, il y a des rues, des places et même uns station métro à Paris.Pour plus de renseignements, un site :


http://wwe.amis-robespierre.org/fr/accueil.htm



clabaux 07/10/2012 23:48


Bonjour,


J'aime beaucoup le "commentaire" de Georges Sand qui rétablit un peu de vérité à une époque plus proche que la nôtre.


Il est certain que l'on retient le plus souvent de Robespierre les excès de la Terreur et cette mascarade (pour moi) de nouvelle religion ... Les bonnes idées qui dérangeaint sont oubliées.


La révolution avec ce bouillonement d'idées, les menaces étrangères, la disette, les ambitions des uns et des autres, ... Tout un programme bien vite revisité par l'Histoire.

N.L. Taram 08/10/2012 08:50



Bonjour Jacques,


Je suis d'accord avec toi pour la mascarade de l'être suprême; Mais il faut se replacer dans le contexte de l'époque ; avait-il le choix ? Ce sujet est assez bien expliqué dans le texte de
wikipedia.


Ensuite, l'Histoire revisité... nous avons l'habitude, d'où l'intérêt de pouvoir lire les écrits de l'époque. Merci le web !!!