SERVITUDE MODERNE (2)

Publié le par N.L. Taram

(suite)

Chapitre IV : La marchandise

«Une marchandise paraît au premier coup d'œil quelque chose de trivial et qui se comprend de soi-même. Notre analyse a montré au contraire que c'est une chose très complexe, pleine de subtilité métaphysique et d'arguties théologiques»

Le Capital, Karl Marx

SM4

Et c’est dans ce logis étroit et lugubre qu’il entasse les nouvelles marchandises qui devraient, selon les messages publicitaires omniprésents, lui apporter le bonheur et la plénitude. Mais plus il accumule des marchandises et plus la possibilité d’accéder un jour au bonheur s’éloigne de lui.

« A quoi sert à un homme de tout posséder s’il perd son âme. »

Marc 8 ; 36

La marchandise, idéologique par essence, dépossède de son travail celui qui la produit et dépossède de sa vie celui qui la consomme. Dans le système économique dominant, ce n’est plus la demande qui conditionne l’offre mais l’offre qui détermine la demande. C’est ainsi que de manière périodique, de nouveaux besoins sont créés qui sont vite considérés comme des besoins vitaux par l’immense majorité de la population : ce fut d’abord la radio, puis la voiture, la télévision, l’ordinateur et maintenant le téléphone portable.

Toutes ces marchandises, distribuées massivement en un laps de temps très limité, modifient en profondeur les relations humaines : elles servent d’une part à isoler les hommes un peu plus de leur semblable et d’autre part à diffuser les messages dominants du système. Les choses qu’on possède finissent par nous posséder.

 

Chapitre V : L’alimentation

« Ce qui est une nourriture pour l’un est un poison pour l’autre. »

Paracelse

SM5

Mais c’est encore lorsqu’il s’alimente que l’esclave moderne illustre le mieux l’état de décrépitude dans lequel il se trouve. Disposant d’un temps toujours plus limité pour préparer la nourriture qu’il ingurgite, il en est réduit à consommer à la va-vite ce que l’industrie agro-chimique produit. Il erre dans les supermarchés à la recherche des ersatz que la société de la fausse abondance consent à lui donner. Là encore, il n’a plus que l’illusion du choix. L’abondance des produits alimentaires ne dissimule que leur dégradation et leur falsification. Il ne s’agit bien notoirement que d’organismes génétiquement modifiés, d’un mélange de colorants et de conservateurs, de pesticides, d’hormones et autres inventions de la modernité. Le plaisir immédiat est la règle du mode d’alimentation dominant, de même qu’il est la règle de toutes les formes de consommation.

Et les conséquences sont là qui illustrent cette manière de s’alimenter.

Mais c’est face au dénuement du plus grand nombre que l’homme occidental se réjouit de sa position et de sa consommation frénétique. Pourtant, la misère est partout où règne la société totalitaire marchande. Le manque est le revers de la médaille de la fausse abondance. Et dans un système qui érige l’inégalité comme critère de progrès, même si la production agro-chimique est suffisante pour nourrir la totalité de la population mondiale, la faim ne devra jamais disparaitre.

« Ils se sont persuadés que l’homme, espèce pécheresse entre toutes, domine la création. Toutes les autres créatures n’auraient été créées que pour lui procurer de la nourriture, des fourrures, pour être martyrisées, exterminées. »

Isaac Bashevis Singerà suivre

L’autre conséquence de la fausse abondance alimentaire est la généralisation des usines concentrationnaires et l’extermination massive et barbare des espèces qui servent à nourrir les esclaves. Là se trouve l’essence même du mode de production dominant. La vie et l’humanité ne résistent pas face au désir de profit de quelques uns.

 

Texte de référence : De la servitude moderne - Jean François Brient  

Le lien >>  http://www.delaservitudemoderne.org/francais1.html

SERVITUDE MODERNE (1)

Publié dans Société

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christian Penilla y Perella 12/08/2010 04:49



Taram


 


Il est 16 heures 30 , m'a fille vient de passer à la maison pour nous donner des produits  de son micro verger .


 Vive les légumes et fruits  sans produits chimiques et conservateurs artificiels .


Pourquoi certains légumes et fruits venant des supermarchés lui donnent des crises d'allergie et pas ceux identiques plantés dans son jardin ?


Maintenant elle a bien la preuve que presque tout est trafiqué pour la production et la conservation .


 .



christian Penilla y Perella 05/08/2010 09:49



Taram


 


     Un journaliste d'investigation trés connu en Allemagne avait sorti il y a plusieurs décennies aprés une longue enquète ,deux livres sur l'alimentation industrielle .L'un
deux s'appelait : La cuisine du diable . Il a fait à l'époque scandale en Allemagne et en suite a été traduit en plusieurs langues dont le français . On y découvrait des horreurs qui
malheureusement se perpétuent et même depuis ont pris de l'ampleur . Aprés la lecture des étiquettes on ne sait plus trop quoi manger . On se mets à déchiffrer toutes  les étiquettes et ce
que l'on découvre souvent n'est pas rassurant .


   L'argument toujours donné par les fabriquants : Cette dose journalière n'est pas dangereuse . Ce qu'ils ne disent pas c'est cette dose non dangereuse se trouve dans de multiples
alliments et la somme " des pas dangereux " devient par accumulation , dangereux .  



christian Penilla y Perella 05/08/2010 09:25



Taram


 


   Je suis sûr,  même si tu ne plantes pas , par contre tu sais apprécier les bonnes tomates sans engrais chimiques et sans pesticides . Un jour garde   les
graines de n'importe qu'elle tomate achetée au magasin  et sème les autour de ta maison. Tu as de grandes chances un jour de récolter des tomates .


Les fraises de ma fille sont parfumées et sucrées pas comme celles que l'on importe et qu'il faut couvrir de sucre pour arriver à les manger .


 


Toutes ces cultures sans sol donnent des légumes qui sont gorgés d'eau . On nous vend de l'eau empoisonnée par les pesticides et les engrais chimiques .



N.L. Taram 05/08/2010 09:57



Christian,


Si je jette des graines de tomates autour de ma maison, c'est mes poules qui vont être heureuses (je parle de poules à plumes ). Heureusement pour moi, ma chère compagne s'occupe très bien du jardin... sinon ça serait la brousse !



christian Penilla y Perella 05/08/2010 03:22



Taram


Parlons alimentation .


 J'ai une de mes filles qui a son potager . légumes divers , tomates , pommes de terre , tout est délicieux et parfumé . la tomate se mange comme un fruit ( qu'elle est ) , goûteuse et
parfumée . Ce n'est pas cette porcelaine acide des super marché . Les pommes de terre sont un régal . Tout pousse avec du compost , pas de produits chimiques pour les insectes ravageurs
.Coccinelles et fourmie , entre autre participent à l'entretien .


   C'est du bio garranti .


 


J'ai vu plusieurs reportages sur le Japon . Dans les villes les gens louent un emplacement sur les toits terrasse pour faire leur potager bio .  


Depuis trois  mois , un de mes petits fils a aussi son verger ( plus bananiers , avocatier , papayer et un cocotier nain . Même méthode , même résultat .


 


Cela me rappelle la Polynésie de ma jeunesse .



N.L. Taram 05/08/2010 05:13



Bonjour Christian,


Ben moi, j'ai jamais rien planté de ma vie... et même quand j'ai essayé des petites graines sur ma terrasse, ça n'a pas marché !



Taram 31/07/2010 20:51



Claude, ton image n'est pas visible.


Attention, il faut utiliser "copier" de "Liens directs" sur servimg.com






SAINT ETIENNE Claude 31/07/2010 18:49



Taram, Est-ce que l'image est visible svp



N.L. Taram 31/07/2010 20:58



L'image n'est pas visible, voir mon message suivant....



SAINT ETIENNE Claude 31/07/2010 12:50



Aux dernières nouvelles, il semblerait que 52% du PIB international soit détenu par 353 familles. Compte tenu que d'autres familles ont autant de puissance bien que peut être un peu moins de
biens, je regrette de ne pas avoir appris les mathématiques pour  connaître le pourcentage d'ouvriers et d'emplyés à l'origine de ce PIB qui en profite réellement.....



N.L. Taram 31/07/2010 17:56



Bonjour Claude,


Pour trouver ce texte, je suis parti de l'article de Lisa Sion sur agoravox que tu m'avais transmis. J'ai trouvé l'article de Lisa caricatural et un peu embrouillé, ce texte de Brient est plus
réaliste et mieux présenté, ses diférents paragraphes peuvent être publiés séparement. De plus, la copie et la diffusion sont gratuites et autorisées sans demande préalable, ce qui n'est pas le
cas de la plupart des articles sur agoravox et ailleurs...