SERVITUDE MODERNE (7)

Publié le par N.L. Taram

Non violence

 

Rassurez-vous, c’est le dernier épisode de cet « affreux » texte.

Dorénavant je ne m’occuperai que de mes préférés : la télévision et les religions (entre autres !). J’ai déjà le titre de l’une de mes prochaines publications « L’abrutissement des masses » (de quoi être excommunié et fâché avec mes ami(e)s amateurs de spectacle sportif).

(suite  et fin)

 

Chapitre XVIII : Le système totalitaire marchand

« La nature n’a créé ni maîtres ni esclaves,

Je ne veux ni donner ni recevoir de lois. »

Denis Diderot

SM19

Le système dominant se définit donc par l’omniprésence de son idéologie marchande. Elle occupe à la fois tout l’espace et tous les secteurs de la vie. Elle ne dit rien de plus que : « Produisez, vendez, consommez, accumulez ! » Elle a réduit l’ensemble des rapports humains à des rapports marchands et considère notre planète comme une simple marchandise. Le devoir qu’elle nous impose est le travail servile. Le seul droit qu’elle reconnait est le droit à la propriété privée. Le seul dieu qu’elle arbore est l’argent.

Le monopole de l’apparence est total. Seuls paraissent les hommes et les discours favorables à l’idéologie dominante. La critique de ce monde est noyée dans le flot médiatique qui détermine ce qui est bien et ce qui est mal, ce que l’on peut voir et ce que l’on ne peut pas voir.

Omniprésence de l’idéologie, culte de l’argent, monopole de l’apparence, parti unique sous couvert du pluralisme parlementaire, absence d’une opposition visible, répression sous toutes ses formes, volonté de transformer l’homme et le monde. Voila le visage réel du totalitarisme moderne que l’on appelle « démocratie libérale » mais qu’il faut maintenant appeler par son nom véritable : le système totalitaire marchand.

L’homme, la société et l’ensemble de notre planète sont au service de cette idéologie. Le système totalitaire marchand a donc réalisé ce qu’aucun totalitarisme n’avait pu faire avant lui : unifier le monde à son image. Aujourd’hui, il n’y a plus d’exil possible.

SM20

Chapitre XIX : Perspectives

 

A mesure que l’oppression s’étend à tous les secteurs de la vie, la révolte prend l’allure d’une guerre sociale. Les émeutes renaissent et annoncent la révolution à venir.

La destruction de la société totalitaire marchande n’est pas une affaire d’opinion.

Elle est une nécessité absolue dans un monde que l’on sait condamné. Puisque le pouvoir est partout, c’est partout et tout le temps qu’il faut le combattre.

La réinvention du langage, le bouleversement permanent de la vie quotidienne, la désobéissance et la résistance sont les maîtres mots de la révolte contre l’ordre établi.

Mais pour que de cette révolte naisse une révolution, il faut rassembler les subjectivités dans un front commun.

C’est à l’unité de toutes les forces révolutionnaires qu’il faut œuvrer. Cela ne peut se faire qu’à partir de la conscience de nos échecs passés : ni le réformisme stérile, ni la bureaucratie totalitaire ne peuvent être une solution à notre insatisfaction. Il s’agit d’inventer de nouvelles formes d’organisation et de lutte.

L’autogestion dans les entreprises et la démocratie directe à l’échelle des communes constituent les bases de cette nouvelle organisation qui doit être antihiérarchique dans la forme comme dans le contenu.

Le pouvoir n’est pas à conquérir, il est à détruire.

Chapitre XX : Épilogue

« O Gentilshommes, la vie est courte… Si nous vivons, nous vivons pour marcher sur la tête des rois. » 

William Shakespeare

SM21

fin-1

 

Texte de référence : De la servitude moderne - Jean François Brient  

Le lien >>  http://www.delaservitudemoderne.org/francais1.html

SERVITUDE MODERNE (1)

Publié dans Société

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christian Penilla y Perella 13/08/2010 21:14



Les systèmes ne valent que que valent les hommes qui les utilisent .


Il y a des systèmes plus contrôlables que les autres , et encore ?


Vaut mieux un système que l'anarchie . Etre anti tout n'avance à rien .


Une démocratie est plus contrôlable , en principe , qu'une dictature .



christian Penilla y Perella 13/08/2010 13:24



Il faut éviter de marcher sur la tête , ce n'est pas sain .



christian Penilla y Perella 13/08/2010 13:19



Tout ce qui est excessif est dérisoire .



SAINT ETIENNE Claude 13/08/2010 10:11



Taram, ces pages sont intéressantes mais effectivement fastidieuses à la lecture. Merci d'avoir abordé le sujet.