La Dernière tentation du Christ

Publié le par N.L. Taram

Tiré du livre de Nikos Kazantzakis qui, à sa sortie, en 1959, valut à son auteur la menace d'une excommunication, La Dernière Tentation du Christ fit également l'objet d'un scandale et même, en France, fut à l'origine de l'incendie d'une salle de cinéma par des intégristes espérant en empêcher la diffusion. Le thème du film réalisé par Martin Scorsese ne peut en effet que susciter la polémique, puisqu'il nous montre un Christ avant tout humain, rongé par le doute, ne découvrant et n'acceptant que peu à peu son destin, et nous dévoilant Judas en véritable ami que Jésus lui-même pousse à la trahison… Avec Michael Baulhaus à la photographie, Peter Gabriel à la musique et le fantastique duo d'acteurs Willem Dafoe et Harvey Keitel (respectivement Jésus et Judas), Scorsese nous livre une fresque bouleversante et émouvante, un nouveau regard sur une histoire universelle. Si le film reste formidable, on regrettera toutefois l'absence de bonus sur cette édition française. --David Rault
 
Quelques commentaires :
 
- Le film le plus controversé sur le Christ, peut-être l'un des moins bien compris aussi, ou mal interprété. Un film en tout cas qui fait un bien fou en notre époque de retour du remugle religieux, des dogmes hystériques et de tous les arrière-mondes. Parenthèse : Scorsese voulut devenir prêtre bien avant de choisir le cinéma, l'accuser de simplisme ou de réduction me semble un brin prétentieux.
 
- Ce film est un miracle, une simple vision d'un dieu fait homme mais qui finalement restera au bout du chemin le fils de Dieu. Croyant ou non croyant ce film est un cours de catéchisme - les acteurs sont incroyables, la musique de Peter Gabriel est envoutante. film fait de certitude et de doutes - tel que nous sommes.
 
- Sans la trahison de Judas et sans la crucifixion, que resterait-il de Jésus dans la mémoire des hommes ? Et si Judas n'avait trahi que pour servir une destinée plus haute ? Et si Jésus avait été tenté, juste avant d'expirer, par une vie normale ?
Vingt ans avant Mel Gibson le bon élève et sa gentille Passion qui ne fait (quasiment) pas de vague, il y avait la version du sale gosse Scorcese.
 

Publié dans Cinéma

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JOYON 26/02/2015 14:24

Article super intéressant et d'actualité.
GG

N.L. Taram 26/02/2015 17:32

Bonjour GG,
je l'avais dans ma liste des films préférés à publier ; mais, en effet, l'actualité me réveille la mémoire...