LES FEUILLES MORTES

Publié le par N.L. Taram

Source : Les plus belles pages de la Poésie française - Sélection du Reader's Digest

Source : Les plus belles pages de la Poésie française - Sélection du Reader's Digest

Oh ! Je voudrais tant que tu te souviennes 
Des jours heureux où nous étions amis. 
En ce temps-là la vie était plus belle, 
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui. 
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle. 
Tu vois, je n'ai pas oublié... 
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, 
Les souvenirs et les regrets aussi 
Et le vent du nord les emporte 
Dans la nuit froide de l'oubli. 
Tu vois, je n'ai pas oublié 
La chanson que tu me chantais.

 

C'est une chanson qui nous ressemble. 
Toi, tu m'aimais et je t'aimais 
Et nous vivions tous les deux ensembles, 
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais. 
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment, 
Tout doucement, sans faire de bruit 
Et la mer efface sur le sable 
Les pas des amants désunis.

 

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, 
Les souvenirs et les regrets aussi 
Mais mon amour silencieux et fidèle 
Sourit toujours et remercie la vie. 
Je t'aimais tant, tu étais si jolie. 
Comment veux-tu que je t'oublie ? 
En ce temps-là, la vie était plus belle 
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui. 
Tu étais ma plus douce amie 
Mais je n'ai que faire des regrets 
Et la chanson que tu chantais, 
Toujours, toujours je l'entendrai !

 

C'est une chanson qui nous ressemble. 
Toi, tu m'aimais et je t'aimais 
Et nous vivions tous les deux ensembles, 
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais. 
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment, 
Tout doucement, sans faire de bruit 
Et la mer efface sur le sable 
Les pas des amants désunis.

 

(Paroles: Jacques Prévert, musique: Joseph Kosma)

Les Feuilles Mortes -Yves Montand à l´Olympia

Georges Brassens - Les Passantes ♥♥♥

(Poème de Antoine Pol, musique: Jean Bertola)

Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu'on connaît à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais

A celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A la fine et souple valseuse
Qui vous sembla triste et nerveuse
Par une nuit de carnaval
Qui voulu rester inconnue
Et qui n'est jamais revenue
Tournoyer dans un autre bal

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l'on a manqué sa vie
on songe avec un peu d'envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux coeurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir

https://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Pol

Léo Ferré - Avec le temps (enregistrement TRS)

Georges Moustaki - Le temps de vivre

Gilbert Bécaud - Nathalie
(Paroles : Pierre Delanoé)
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Commenter cet article

JOYON 05/10/2017 10:34

Magnifique mon cher Pierrot.
Je vais le mettre en lien là où je peux.
GG

N.L. Taram 05/10/2017 10:49

Bonjour GG et merci pour ton commentaire. Bien sur tu peux le partager et même le copier/coller pour le publier sur d'autres sites. Amitiés...