INFLATION OU DEVALUATION ?

Publié le par Taram N.L.

J'ai participé, sur un blog politique local, à un thème sur la monnaie et notre éventuel passage à l'Euro. A la demande d'un blogueur sur la signification de l'inflation, voici le texte que j'ai passé :


XXXXXX, (ma correspondante)

L'histoire se passe en 1767, lors de la visite des premiers touristes popaa à Tahiti. Leur chef de voyage était un certain Samuel Wallis :
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Puis Furneaux nomme le canonnier Harrison seul responsable du commerce avec les insulaires........
INFLATION SUR LE MARCHÉ DE LA GALANTERIE
Malheureusement, ce petit marché bien organisé va vite connaître toutes les difficultés inhérentes à un système économique du modèle européen, basé sur l'argent et régi par la loi de l'offre et de la demande. Tout commence le jour où les Tahitiens réalisent que la commodité la plus appréciée par les Anglais n'est ni les cochons, ni les volailles, ni les tubercules, mais les femmes. Désormais, ils se présentent au marché accompagnés de leurs épouses, de leurs filles ou de leurs sœurs et, avec un sens commercial qui étonne et impressionne fortement les marins, ils exigent chaque fois un clou dont la dimension est toujours en rapport exact avec les charmes proposés.
Peu de marins possèdent les clous nécessaires à ce nouveau commerce d'inspiration européenne. Ils s'en procurent donc en les volant, d'abord dans les réserves des charpentiers et des forgerons du Dolphin et, ensuite, lorsque les officiers mettent fin au pillage, en arrachant en cachette les clous du navire. Avec cette augmentation journalière de la masse monétaire, les prix des denrées alimentaires grimpent naturellement très vite. Si cette première inflation dans l'histoire de l'île frappe exclusivement les Anglais, par contre les Tahitiens auront à lutter contre un autre problème classique de cette nouvelle forme d'échange commercial, à savoir l'apparition de la fausse monnaie. Certains marins désespérés et malhonnêtes paient les marchandises et les services rendus avec des clous fabriqués dans du plomb. Naïvement, les Tahitiens s'adressent au canonnier, afin qu'il remplace la contrefaçon par des vrais clous. A l'instar de toutes les banques d'émission, celui-ci refuse tout net de subir les conséquences de ces supercheries et ce sont les insulaires qui y mettent fin eux-mêmes en testant désormais chaque clou avant l'échange.
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L'auteur du texte sur "la première inflation" :
Bengt Danielsson, Extrait du Mémorial Polynésien, Tome I.



Cette gravure contemporaine illustre bien l'enchantement ressenti par les hommes du Dolphin devant le spectacle que leurs offrent des jolies danseuses plus ou moins nues.

Publié dans Histoire

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Penilla y Perella Christian 07/09/2009 08:30

Sylvie- Anne ,   Peut être que nos femmes valaient des clous mais c'était des clous en or . ......Comme toute la gent féminine .

Penilla y Perella Christian 07/09/2009 08:27

      Les maisons sans clous existaient communément encore en Polynésie dans les années 50 (1950 ) . Les attaches dans la construction se faisaient avec de la corde de purau . On prenait de longues branche que l'on épluchait , que l'on assouplissait et que l'on mettait en rouleaux ou en paquets à pourrir dans l'eau . Aorès on les raclaient  et les assouplissaient  et nous les laissions sécher à l'abris du soleil . Cette fibre aussi solide que la corde de chanvre servait à ligatuter les pièce de bois entre elles pour monter une chapente . Il fallait que les deux pièces même en croix aient la plus grande sur face de contact possible . La fixation des niau tressés ( rame de feulle de cocotier tréssé pour couvrir les toitures )  se faisait de même en enroulant le long de la ferme en purau ou en bambou jusqu'au sommet du toit .       Les clous permettaient aux moins courageus de construire plus vite leur maison mais la contruction était moins solides que le traditionnel . Changer les niau pourris d'une toiture clouée est trés long , il faut enlever les clous un à un et souvent ils sont roullés . Quand c'est attaché traditionellement deux ou trois coups de couteau par fermes sont suffisants . Je suis persuadé que beaucoup de popaa qui ont vécu la première phase des contructions des fare dans les iles avant les premiers tirs nucléaires en connaîssent plus en construction traditionnelle que les jeunes polynésiens d'aujourd'hui .

sylvie-anne 05/09/2009 06:06

Politique Politique ! Revenons au sujet ! Est-ce à dire que les femmes ne valaient que des CLOUS ? Les brunes ne comptent pas pour des prunes d'après Lio,"la femme est  l'avenir de l'homme" comme le disait Arragon.

05/09/2009 06:20


Mais pas du tout chère Sylvie-Anne,
Ces marins après plusieurs mois de mer, uniquement entres hommes, étaient curieux de voir comment étaient faites les femmes. Nous savons bien que la mémoire immédiate est limitée à 23 jours ! Ils
n'ont pas la chance de naviguer avec Bougainville qui avait une femme à bord.... sans le savoir !!!


Penilla y Perella Christian 03/09/2009 08:39

        Tu as raison pour les belles dents des îliens jusqu'au milieu des années soixante . Il fallait voir les magnifiques dents des paumotu . A Papeete il fallait voir l'état catastrofique des dents des polynésiens , c'était l'âge d'or des dentistes qui perdure jusque à maintenant . Je connais professionnellement le monde des dentistes depuis 1954 . Ils se défendent bien .  

Penilla y Perella Christian 03/09/2009 08:24

         Nos grands esprits  du gouvernement oublient que moins d'entrées fiscales en faisant des économies est compensé par moins de dépences puisque l'on fait des économies .          Dans le numéro de la semaine dernière de Mariane il y a un article sur la situation financière de la France , c'est affolant pour l'avenir de la métropole et de  l'outremer .         Pour en revenir à la Polynésie , mon cher ami Puchon ( Il est réellement un de mes amis , ce n'est pas ironique ) est prisonnier d'un système qui a prés de trente ans et qui est ingérable . Oscar Temaru et Tony Géros se trouvent dans la même situation . Il faudrait remettre tout à plat et cela ne peut se faire sans douleur . Prés de quatre ans à la commission des finances m'a révélé un système monstrueux .           Quand j'entend parler de la Polynésie comme un pays cela me fait rire ( à défaut d'en pleurer ) , la Polynésie a une économie de comptoir , une économie complètement artificielle , nous vivons de transferts .  

Penilla y Perella Christian 03/09/2009 03:18

L'Inflation soignée par la dévaluation produit la misère .     Complètement  Fou celui qui , il y a quelques jours , est intervenu dans la Dépèche et qui proposait la dévaluaion pour saover le pays . En plus ce sont les plus pauvres qui en paie le prix fort .      Une seule solution , travailler plus et surtout dépenser moins ......rien que des gros mots pour certains .

Taram 03/09/2009 03:25


"Oui mais !.... si on dépense moins, on importera moins et il y aura moins de rentrée fiscale... d'où un problème au niveau du budget...." Te diront les "spécialistes en économie" qui nous dirigent
!!!!!


Penilla y Perella Christian 03/09/2009 03:09

       Si je comprend bien , si actuellement certains du pays ont hérité de si mauvaises dents  c'est que  leurs ancètres ont testé les clous en les mordant . Si c'était du fer la dent cassait , si c'était du plomb c'est le clou qui s'écrasait .        Pour la petite histoire : La carie dentaire n'existait pas en Polynésie avant l'arrivée de européens . J'ai fait de l'archéologie à une époque , aucune machoire antérieure à l'arrivée des européens n'a de dents cariées . Elle sont splendides .        Une véritable épidémie de caries à touché les dents des polynésiens quelques décenies apres l'arrivée des premiers navigateurs . Le microbe spécifique à la carie dentaire n'existait pas en Polynésie .        Le < french kiss > des matelots du navire français  Bougainville a t il joué un rôle ?

Taram 03/09/2009 03:34


Exact pour la carrie qui n'existait pas.... Pour le "french kiss", j'ai quelques doutes
Il y a à peine quelques décennies les habitants tuha'a pae n'avaient pas de carrie car ils consommaient du taro en quantité..... Mais depuis
"Eh eh !Coca cola est arrivé
Sans s'presser
Le grand Coca, le beau Coca
Avec son sucre et son grand Cola
Avec ses twystys et ses Mac Do
Avec ses dollars et ses beaux gateaux"




Tartarin 02/09/2009 23:42

Ia orana Taram,Sousentends-tu que dévaluation ou inflation, signifie... prostitution ?Et beaucoup plus grave, augmentation des tarifs de ces "demoiselles" ?